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samedi 5 février 2011

Biloxi Blues (1988)

Biloxi (Mississippi), 1945. Un jeune appelé juif new-yorkais, apprenti écrivain, fait ses classes. Il est entouré de rustres venus de l’Amérique profonde et tous doivent subir une formation militaire dispensée par un sergent instructeur particulièrement sadique.

Les films relatant la préparation de militaires en temps de guerre ne sont pas rares mais il s’agit rarement de comédies, à l’exception de quelques potacheries lourdingues. Ce n’est pas le cas de Biloxi Blues, réalisé par Mike Nichols (une garantie de qualité) d’après une pièce du dramaturge Neil Simon (Pieds nus dans le parc). Ce film est une comédie douce-amère teintée de nostalgie. Les amateurs d’humour juif new-yorkais apprécieront les mésaventures de cet appelé, perdu au milieu d’un monde très éloigné du sien, qui tente de tenir tête à un sergent instructeur particulièrement sadique et vicieux, campé par un Christopher Walken jubilatoire, qui tient là l’un de ses meilleurs rôles. Il vole d’ailleurs la vedette à l’irréprochable Matthew Broderick qui joue un personnage sympathique mais dont les tracasseries sont trop banales (perdre son pucelage, tomber amoureux) pour rivaliser avec le personnage de Walken. Il est bien dommage que ce film de qualité, doté d'une très belle musique de Georges Delerue, soit passé inaperçu en France et y demeure méconnu.

Biloxi Blues - USA (1988), de Mike Nichols, avec Matthew Broderick, Christopher Walken, Matt Mulhern, Penelope Ann Miller, Park Overall. (Acheter le DVD sur Amazon)




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vendredi 24 septembre 2010

L’Adieu aux armes (1934)

Durant la première guerre mondiale, en Italie, un américain qui sert dans l’armée italienne comme brancardier s’éprend d’une infirmière anglaise. Lorsqu’il est blessé au front, celle-ci le soigne mais une fois rétabli, la guerre les sépare.

L’Adieu aux armes est un roman magnifique qui conte l’une des plus belles histoires d’amour du XXe siècle mais cette adaptation de Frank Borzage est bien loin d’être à la hauteur du roman d’Ernest Hemingway. Le cinéaste a coupé allégrement dans l’intrigue pour réduire ce chef d'œuvre de la littérature en une simple bluette sentimentale. Exit les scènes de guerre remplacées par des plans confus pris en extérieur nuit. Exit l’haletante escapade du couple vers la Suisse. Cela ressemble à un atroce roman photo pour vielles filles, exagérément mélodramatique. Et la présence du ténébreux Gary Cooper, de la pétillante Helen Hayes et du truculent Adolphe Menjou ne suffisent pas à sauver ce film de la médiocrité.

A Farewell To Arm - USA (1934), de Frank Borzage, avec Gary Cooper, Helen Hayes, Adolphe Menjou. (Acheter le DVD sur Amazon)


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lundi 5 juillet 2010

Gung Ho (1943)

A la suite de l’attaque de Pearl Harbour, le colonel Thorwald (Randolph Scott) forme un bataillon d’élite pour prendre l’île Makin, tombée aux mains des Japonais.

Réalisé en pleine seconde guerre mondiale, ce film est de toute évidence destiné à glorifier l’action de l’armée américaine et à gonfler le moral des troupes. Film de propagande donc mais très bon film de guerre, classique dans sa structure. La première partie décrit le recrutement et la formation des soldats destinés au bataillon d’élite. On fait connaissance avec les personnages principaux et l’humour est de mise. La seconde partie est consacrée à la mission. La tension y est palpable du début à la fin et les combats sont remarquablement filmés et souvent très crédibles. Côté casting, personne pour faire contrepoids à la star du film, Randolph Scott, parfait dans le rôle principal, alors que, parmi ses hommes, on remarque un Robert Mitchum débutant mais déjà très charismatique.

Gung Ho - USA (1943), de Ray Enright, avec Randolph Scott, Alan Curtis, Noah Beery Jr, J. Carrol Naish, Sam Levene, David Bruce, Richard Lane, Robert Mitchum, Grace McDonald.




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samedi 24 avril 2010

Effroyables jardins (2003)

Pendant l'Occupation, deux comparses, amoureux de la même femme, décident de commettre un acte de résistance pour l'impressionner. Mais les choses tournent mal et les deux hommes sont pris en otage par les allemands...

Le fait que Jean Becker ait adapté Effroyables jardins, de Michel Quint, est surprenant. En effet, Becker s'était surtout illustré dans la comédie, dernièrement, alors que le très court roman de Quint est assez sombre. Que les nombreux amateurs du cinéma de Becker se rassurent, le cinéaste n'a pas renoncé pour autant à son style. Effroyables jardins est un film enjoué et agréable à regarder, dans la plus pure tradition du cinéma populaire français. Le film de Becker est fidèle au récit de Michel Quint mais le cinéaste a raconté l'histoire à sa manière, en créant une atmosphère de tendresse et de bonne humeur. Il a aussi mis en avant les personnages alors que ceux-ci semblaient plutôt être au service de l'histoire dans le roman. Un magnifique cadeau pour André Dussolier et Jacques Villeret, qui trouvent une fois de plus des rôles à la hauteur de leur talent, mais aussi pour les comédiens qui interprètent des personnages secondaires comme Thierry Lhermitte ou Isabelle Candelier.

Effroyables jardins - France (2003) de Jean Becker avec André Dussolier, Jacques Villeret, Thierry Lhermitte, Benoît Magimel, Isabelle Candelier, Suzanne Flon.






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vendredi 19 février 2010

Master and Commander (2003)

Un vaisseau de la flotte britannique, commandé par le capitaine Jack Aubrey (Russell Crowe), prend en chasse une redoutable frégate française. Une aventure éprouvante avec batailles navales, abordages, mutineries et tempêtes.

Si Pirates des Caraïbes n’était qu’un produit marketing navrant et soporifique, ce n’est pas le cas de ce Master and Commander car ce film n’est pas un divertissement bébête destiné aux masses ignorantes à la recherche d’un spectacle idiot pour s’occuper en mangeant du popcorn mais un film d’aventures érudit.

Peter Weir ne prive pas ses spectateurs de scènes spectaculaires (tempêtes, batailles épiques) mais il leur offre en plus une passionnante reconstitution de la vie des marins et des batailles navales au début du XIXe siècle. Ainsi le personnage le plus intéressant du film n’est pas le capitaine, magistralement interprété par un Russell Crowe décidément très à l’aise dans les rôles de guerriers, mais le médecin de bord. Car si la tradition des films de corsaires veut que le médecin soit un immonde alcoolique, Peter Weir en a fait un homme cultivé, à la recherche de nouvelles découvertes scientifiques. Et c’est finalement en grande partie grâce au travail de cet homme que le capitaine Jack Aubrey s’illustrera. Autre cliché absurde et irréaliste que l’on retrouve dans la plupart des films du genre mais que Peter Weir a évité, la belle aristocrate qui tombe amoureuse du capitaine. Dans Master and Commander, pas de femmes, tant pis pour le glamour mais tant mieux pour l’intrigue ! Enfin, saluons l’intelligence de Peter Weir qui ne propose pas une vision manichéenne avec les bons d’un côté et les méchants (ignobles, hideux et grimaçants) de l’autre. Voilà qui est très rare à Hollywood.

Master and Commander : the Far Side of the World
– USA (2003), de Peter Weir, avec Russell Crowe, Paul Bettany, Billy Boyd, James d’Arcy.






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dimanche 14 février 2010

Un américain bien tranquille (2002)

Thomas Fowler est un journaliste britannique vieillissant qui se la coule douce au Vietnam avec une ravissante taxi girl du coin tout en regardant d’un œil cynique le conflit entre l’armée française et les rebelles communistes. Mais l’arrivée d’un jeune américain idéaliste va tout bouleverser : celui-ci s’éprend de la compagne du journaliste et semble mener un jeu bien trouble au sein du conflit vietnamien.

Phillip Noyce a réalisé un bien beau film malgré une absence de moyens évidente pour un film américain de ce genre. Il faut dire que peu de producteurs ont dû se précipiter pour financer ce film qui remet en question l’intervention américaine au Vietnam alors que les États-Unis traversaient une période de patriotisme exacerbé. Mais qu’importe, l’histoire est là et elle tient la route. Le scénario est fidèle à l’œuvre de Graham Greene même s’il ne parvient jamais à en restituer toute la profondeur. Dans ce drame politique mais aussi humain, l’interprétation est excellente. En particulier celle de Michael Caine qui montre une nouvelle fois toute l’étendue de son talent. Il a d’ailleurs récolté pour ce film une quantité impressionnante de récompenses ainsi qu’une nomination aux Oscars.

The Quiet American – USA (2002) de Phillip Noyce, avec Michael Caine, Brendan Fraser, Do Thi Hai Yen.






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