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samedi 6 novembre 2010

Flic ou zombie (1987)

Deux flics enquêtent sur un gang de braqueurs qui semblent immortels. Au cours d’une perquisition, l’un des flics est tué puis ramené à la vie à l’aide d’une machine. Il a douze heures pour trouver son assassin avant que son corps se décompose.

Ce film est un nanar pur et dur. Les personnages principaux sont deux flics tellement ringards que cela en est magnifique. On ne parlera pas de psychologie des personnages ici, elle est inexistante. Quant à l’histoire de zombies, elle aura du mal à convaincre qui que ce soit d’autant que le scénario est tellement navrant qu’il semble avoir été improvisé. Le seul intérêt de ce Flic ou zombie réside dans des scènes délicieusement gores durant lesquelles on voit des corps se décomposer. Le pompon revient à une scène que les plus grands surréalistes n’auraient pas renié : dans un restaurant chinois, les viandes (poulets, canards, poissons et même un porc et un bœuf) reviennent à la vie. C’est grotesque et grandiose. Une scène culte !

Dead Heat - USA (1987), de Mark Goldblatt, avec Treat Williams, Joe Piscopo, Darren McGavin, Lindsay Frost, Vincent Price. (Acheter le DVD sur Amazon)




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dimanche 17 janvier 2010

Sérénade (1953)

Après une ascension rapide, un chanteur d’opéra victime d’une femme cruelle vit une longue descente aux enfers. Mais, alors qu’on le croit perdu, le chanteur retrouve l’amour puis la voix au Mexique.

Anthony Mann a tiré d’un roman très sombre de James M. Cain (Le Facteur sonne toujours deux fois, Assurance sur la mort), un mélo lamentable dans lequel le chanteur d’opéra Mario Lanza passe en revue tout le répertoire classique. On appréciera ou pas les vocalises du ténor mais il est bien difficile de lui trouver un talent d’acteur. Quant à Anthony Mann on peut lui en vouloir d’avoir considérablement édulcoré le roman, transformant notamment le personnage homosexuel en hétérosexuel. Quel est l’intérêt d’adapter un roman si c’est pour ne rien en garder ou presque ? On lui en voudra également d’avoir réaliser ce film épouvantablement lent et ennuyeux, indigne de son talent et de sa réputation, qui n’a semble-t-il pas d’autre objectif que de nous faire admirer la voix du lourdingue Mario Lanza.

Le seul intérêt de Sérénade vient des seconds rôles : Joan Fontaine, exquise en garce, et Vincent Price, excellent en producteur cynique.

Serenade - USA (1956) d’Anthony Mann, avec Mario Lanza, Joan Fontaine, Sarita Montiel, Vincent Price, Joseph Calleia, Vince Edwards.


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