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samedi 4 décembre 2010

Les Rues de feu (1984)

Un groupe de bikers enlève une chanteuse en plein concert. L’impresario et amant de la chanteuse engage un ancien militaire, ancien compagnon de la chanteuse, et une baroudeuse pour la délivrer.

Avec Les Rues de feu, on sent bien que Walter Hill a tenté de réédité le coup des Guerriers de la nuit. L’histoire se déroule au début des années 60 mais le film a la même esthétique, un peu trop clinquante, propre aux vidéos clips de la première partie des années 80, avec un goût prononcé pour les scènes de ville la nuit. Quant au scénario, il est des plus légers avec des personnages jamais crédibles, interprétés par des acteurs peu convaincants à l’image de Michael Paré qui n’a ni le talent ni le charisme suffisant pour porter le film sur ses épaules. Seul le rythme et le suspense pouvait sauver ce film de la médiocrité mais hélas il n’y en a pas. Et le choix d’entrecouper le film de numéros musicaux n’arrange rien. Ce film est un ratage total.

Streets of Fire - USA (1984), de Walter Hill, avec Michael Paré, Diane Lane, Rick Moranis, Amy Madigan, Willen Dafoe, Deborah Van Valkenburgh, Richard Lawson, Rick Rossovich, Bill Paxton. (Acheter le film sur Amazon)




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dimanche 28 novembre 2010

Les Guerriers de la nuit (1979)

Les Warriors, une bande de voyous, sont accusés à tort, du meurtre du chef d’une autre bande. Toutes les bandes de New York s’unissent pour les exterminer au cours d’une folle nuit.

Le film commence par des scènes ridicules qui nuisent un peu à l’histoire. Imaginez toutes les bandes de voyous de New York qui se réunissent dans un stade pour écouter le discours d’un chef de bande, un peu gourou, qui leur propose de s’unir pour faire main basse sur la ville. Pas très crédible et surtout ridicule car chaque bande a son code vestimentaire et certaines vont vraiment pitié à voir. C’est tout simplement grotesque. Et l’esthétisme très 80s n’arrange rien. Un vrai carnaval ! Pourtant, dès que la traque commence, on est saisi par cette histoire haletante et l’on oublie tout. Les malheureux Warriors, emmenés par le séduisant Michael Beck, courent tellement que le spectateurs en est presque essoufflé. Et quand ceux-ci cessent de courir, c’est pour des scènes de bastons spectaculaires et jubilatoires.

On ne peut pas dire que Les Guerriers de la nuit soit un grand film et pourtant Walter Hill a réussi là un bon film de contre-culture, construit comme une bande dessinée. Un film qui tient la route et qui est typique d’une époque. On ne ferait plus le film de la même manière désormais, il serait mieux documenté et filmé avec un réalisme froid mais beaucoup moins divertissant.

The Warriors - USA (1979), de Walter Hill, avec Michael Beck, James Remar, Thomas Waites, Doresy Wright, Brian Tyler, Deborah Van Valkenburgh, David Patrick Kelly, Mercedes Ruehl, John Snyder. (Acheter le film sur Amazon)




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samedi 6 novembre 2010

Flic ou zombie (1987)

Deux flics enquêtent sur un gang de braqueurs qui semblent immortels. Au cours d’une perquisition, l’un des flics est tué puis ramené à la vie à l’aide d’une machine. Il a douze heures pour trouver son assassin avant que son corps se décompose.

Ce film est un nanar pur et dur. Les personnages principaux sont deux flics tellement ringards que cela en est magnifique. On ne parlera pas de psychologie des personnages ici, elle est inexistante. Quant à l’histoire de zombies, elle aura du mal à convaincre qui que ce soit d’autant que le scénario est tellement navrant qu’il semble avoir été improvisé. Le seul intérêt de ce Flic ou zombie réside dans des scènes délicieusement gores durant lesquelles on voit des corps se décomposer. Le pompon revient à une scène que les plus grands surréalistes n’auraient pas renié : dans un restaurant chinois, les viandes (poulets, canards, poissons et même un porc et un bœuf) reviennent à la vie. C’est grotesque et grandiose. Une scène culte !

Dead Heat - USA (1987), de Mark Goldblatt, avec Treat Williams, Joe Piscopo, Darren McGavin, Lindsay Frost, Vincent Price. (Acheter le DVD sur Amazon)




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lundi 28 juin 2010

Un million d’années avant J.C. (1966)

A l’époque de la préhistoire, Tumac, un solide guerrier est chassé de sa tribu par le cruel Sakana (c’est drôle, ça veut dire poisson en japonais). Il erre jusqu’à rencontrer une autre tribu plus civilisée dans laquelle vit la belle Loana.

Regarder un film sur la préhistoire demande toujours un grand effort car il faut accepter de voir des individus hirsutes pousser des grognements pendant 1h30. Si le film est bon, cela peut valoir le coup hélas Un million d’années avant J.C. est un nanar comme la Hammer en a fait beaucoup avec un scénario bâclé. On se contentera de savourer les effets spéciaux de Ray Harryhausen qui ont dû faire forte impression à l’époque et à qui l’ont peut trouver une certaine poésie désormais. On savourera aussi Raquel Welch, charmante pin-up préhistorique, bien maquillée, les cheveux soyeux, le brushing impeccable et portant une petite tenue en peau qui met parfaitement en valeur ses jolis seins. Le spectateur apprécie mais pas sûr que la spectatrice apprécie son homme, le vaillant Tumac joué par John Richardson. Le teint halé, les dents d’une blancheur éclatante, une belle crinière et une barbe pas trop négligé font qu’il rappelle parfois Barry Gibb. Du coup, on s’attend un peu à le voir chanter « Stayin’ Alive ». Il pourrait car il n’est pas facile de survivre aux attaques des dinosaures et des animaux géants (caméléon, araignée, tortue).

On n’apprendra pas grand-chose de ce film si ce n’est que les blonds sont plus civilisés et plus ingénieux que les bruns. Ainsi la tribu de Tumac, dans laquelle tout le monde est brun, est violente et peu évoluée alors que la tribu de Loana, où tous sont blonds, évite la violence, aime s’amuser et pratique l’agriculture, la pêche ou encore la couture.

One million year B.C. - Grande-Bretagne (1966) de Don Chaffey, avec John Richardson, Raquel Welch, Percy Herbert, Martine Beswick.






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vendredi 14 mai 2010

Casino Royale (2006)

L’agent secret James Bond traque le Chiffre, un dangereux ennemi de l’Etat en manque de fonds. Le Chiffre a l’intention de parvenir à ses fins en remportant une partie de poker. Bond doit l’en empêcher.

Un James Bond un peu mièvre, des films souvent médiocres, l’ère Brosnan fut bien décevante. Ce Casino Royale devait donc nous ramener le vrai James Bond. Et effectivement, on voit qu’un effort a été fait avec le recrutement de Paul Haggis, scénariste de talent (Crash, Million Dollar Baby), qui crée un univers sombre et violent, et le choix d’un acteur (Daniel Craig) bien décidé à refaire de James Bond un personnage ambigu.

Seulement voilà ça ne prend pas. D’abord ce James Bond là est certes une belle brute mais il manque d’humour, de charme, de glamour. Les femmes ne l’intéressent guère, il n’hésite d’ailleurs pas à interrompre l’un de ses rares coïts pour partir à la poursuite de son ennemi. Il préfère l’action, la bagarre, et il va être servi. Le spectateur aussi avec une première scène qui relève presque du jeu vidéo dans laquelle James Bond poursuit un homme à pied, courant et bondissant tel un yamakasi. On se demande presque si ce n’est pas une machine, un cyborg, tant de tels exploits sportifs laissent incrédule. Et malgré tout cela on s’ennuie. L’intrigue un peu trop compliquée et des retournements de situations beaucoup trop nombreux (ce film ne finira-t-il donc jamais !) perdent le spectateur qui sort de la projection hagard, déboussolé mais absolument pas séduit.

Casino Royale - USA, Grande-Bretagne (2006), de Martin Campbell, avec Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen, Judi Dench, Jeffrey Wright, Giancarlo Giannini, Isaach de Bankolé, Ivana Milicevic.






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Gran Torino (2008)

Un vieux veuf raciste, hanté par ses souvenirs de la guerre de Corée, apprend à connaître ses voisins asiatiques, s’y attache et les défend contre le gang qui les tourmente.

Un vieil homme bougon qui s’attache à un enfant et s’ouvre à la vie, un justicier solitaire qui vient en aide à de pauvres bougres sans défense… on a déjà vu cela bien souvent. Mais cette version d’une histoire que l’on peut sans crainte qualifier d’éculée est parfaitement réussie. On ne peut qu’être ému par ce portrait d’un vieil homme au grand cœur, aigri, et par son soudain retour à la vie grâce à l’amitié qu’il noue avec ses jeunes voisins. On apprécie aussi le soin minutieux avec lequel Clint Eastwood peint ses personnages et l’humour pudique qu’il distille tout au long de ce film, souvent nerveux et sombre. Au fond, il ne manque pas grand chose pour que Gran Torino soit un grand film. Sans doute est-ce cette histoire de gang, ce côté western moderne, qui est de trop.

Gran Torino - USA (2008), de Clint Eastwood, avec Clint Eastwood, Christopher Carley, Bee Vang, Ahney Her, Brian Haley, John Carroll Lynch.






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jeudi 13 mai 2010

Chiens de paille (1971)

David, un mathématicien venu s’isoler avec sa femme dans la campagne anglaise pour faire des recherches, est confronté à l’hostilité des habitants de la région : de jeunes hommes oisifs et buveurs qui vont l’humilier jusqu’à ce que, à bout, il décide d’avoir recours à la violence.

Le thème du personnage principal qui refuse la violence mais qui, humilié et harcelé, finit par se révolter et devenir un héros est relativement fréquent dans le cinéma américain. Et Sam Peckinpah qui aime filmer la violence se régale avec ce film qui repose essentiellement sur l’interprétation de Dustin Hoffman. L’acteur est extraordinaire dans le rôle de l’américain couard qui subit sans broncher les pires camouflets avant de se révolter lors d’un final d’une grande violence. Mais ce film dérange parce qu’il fait de la violence un spectacle jouissif mais aussi par la vision ambiguë qu’il donne des femmes : perverses et provocatrices, celles-ci sont la cause de toutes les violences.

On aime en revanche cette atmosphère de Far West qui règne sur la campagne anglaise avec ses mauvais garçons dégénérés qui passent leurs journées et leurs soirées a boire au pub comme leurs homologues américains de jadis dans leur saloon. La campagne anglaise que l’on a l’habitude de voir comme un cadre agréable et paisible devient ici un désert inquiétant où tout peut arriver.

Straw Dogs - USA (1971) – de Sam Peckinpah, avec Dustin Hoffman, Susan George, Peter Vaughan, T.P. McKenna, Ken Hutchison.






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dimanche 9 mai 2010

Scaramouche (1952)

A la veille de la Révolution française, un homme apprend l’escrime pour venger la mort de son meilleur ami tout en se cachant au sein d’une troupe de théâtre ambulant pour laquelle il interprète le personnage de Scaramouche.

Scaramouche est un incontestable chef d’œuvre du film de cape et d’épée grâce à un scénario brillant, qui réserve son lot de surprises. On navigue entre comédie, histoire d’amour et action. L’humour est burlesque façon Comedia del arte puisque tel est l’art pratiqué par la troupe de théâtre dans laquelle vit André Moreau, le personnage principal. Un art que les comédiens pratiquent sur scène mais aussi en dehors : les scènes explosives mais réjouissantes entre André Moreau et son amante, elle aussi actrice.

A côté de cela, il y a le film d’aventure. Une histoire de vengeance avec ses nombreuses scènes de combats dont la finale, mémorable, qui se déroule dans un somptueux théâtre à l’italienne. Stewart Granger, portant un magnifique collant zébré noir et blanc, y livre le plus long combat d’épée de l’histoire du cinéma, un combat extrêmement spectaculaire contre le cruel marquis de Maynes interprété par Mel Ferrer. Ce dernier a tué le meilleur ami d’André Moreau et il est aussi sur le point d’ épouser la femme dont André est épris (Janet Leigh, plus belle que jamais).

Stewart Granger interprète André Moreau/Scaramouche avec un charisme et une puissance extraordinaire. Son personnage est en quête d’identité. Il sait que son vrai nom n’est pas André Moreau et cherche à savoir qui il est réellement mais sa véritable identité ne lui sera dévoilée qu’à la fin comme cela arrive parfois dans les pièces de Molière. Le personnage avance donc masqué tout le long du film, retirant un masque pour en découvrir un nouveau. Il est André Moreau au début du film, puis Scaramouche bien sur, mais aussi la personne qu’il croit être et celle qu’il est véritablement.

Face à Stewart Granger, Mel Ferrer joue un méchant cruel mais fort séduisant et assez humain, ce qui est suffisamment rare pour être signalé. Côté féminin, Janet Leigh est divinement belle en jeune comtesse douce et pure alors qu’à l’opposé Eleanor Parker interprète avec talent une actrice forte et rouée.

La mise en scène de George Sidney est magistrale. Le réalisateur, qui avait déjà réussi une brillante adaptation des Trois mousquetaires quatre ans plus tôt, s'impose comme le grand maitre des films de cape et d'épée.

Scaramouche - USA (1952) de George Sidney, avec Stewart Granger, Eleanor Parker, Mel Ferrer, Janet Leigh, Henri Wilcoxon, Nina Foch, Richard Anderson, Robert Coote, Lewis Stone.




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samedi 8 mai 2010

Le Signe de Zorro (1940)

De retour d’Espagne, un gentilhomme Mexicain apprend que son père, gouverneur de Californie, a été renversé par un infâme dictateur. Il joue au bel hidalgo superficiel et un peu idiot en public, mais lutte clandestinement et masqué pour évincer le tyran sous le nom de Zorro.

La mise en scène de Mamoulian est soignée, le réalisateur joue avec l’ombre et la lumière dans ce divertissement en noir et blanc. Et ce qui séduit surtout, c’est qu’il conduit parfaitement son récit en alternant la comédie (les scènes dans lesquelles Don Diego joue les dandys précieux) et l’action (les scènes de combat avec Zorro). Tout le film repose sur les épaules de Tyrone Power qui s’en tire très bien, lui que l’on savait doué pour les scènes d’action et le maniement de l’épée mais dont on ignorait le talent pour la comédie. Don Diego/Zorro version Power est un vrai régal à côté duquel le Zorro de Banderas fait pâle figure.

Face à Tyrone Power, Mamoulian a trouvé le meilleur des adversaires en la personne de Basil Rathbone qui interprète l’éminence grise du tyran, celui qui tire toutes les ficelles et qui est le vrai responsable des malheurs du pays.

The Mark of Zorro - USA (1940) de Rouben Mamoulian, avec Tyrone Power, Linda Darnell, Basil Rathbone, Gale Sondergaard.




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vendredi 16 avril 2010

Miami Vice (2006)

Sonny Crockett et Ricardo Tubbs, deux agents de la police de Miami, se font passer pour des transporteurs de drogue pour piéger un trafiquant au bras long qui semble avoir infiltré le FBI.

Quinze ans après l’arrêt de la série Deux flics à Miami dont il était l’influent producteur exécutif, Michael Mann (Collateral) reprend ses personnages pour une aventure sur grand écran. Il ne s’agit pas vraiment d’une suite mais plutôt d’une nouvelle vision de Deux flics à Miami, plus conforme à notre époque. Exit donc l’humour et la frime des années 80 qui passent un peu au second plan, exit également les portraits en profondeur des personnages principaux, en 2h15 le réalisateur n’a pas le temps de s’attarder là-dessus. Mais le changement le plus notable vient de la technique utilisée : l’apport de la caméra numérique. En tournant en HD (haute définition), Michael Mann transforme radicalement Deux flics à Miami. Les scènes d’action ainsi filmées sont extrêmement confuses et rappellent les images que l’on voit sur CNN. On est loin des fusillades nocturnes clinquantes de la série TV filmées avec des ralentis façon John Woo. Pour quel résultat ? Plus de modernisme ? Sans doute. Plus de réalisme ? Pas sûr…

Les fans de la série retrouveront néanmoins les scènes de villes la nuit, les voitures de sports et les hors-bord qui fusent, les décors tropicaux des Caraïbes, et les narco trafiquants qui n’ont rien perdu de leur cruauté, le tout rythmé par une musique électro-pop planante qui rappelle sans l'égaler la bande-son de légende de Jan Hammer.

Enfin, côté casting, si Jamie Foxx est irréprochable, le pataud Colin Farrell déçoit dans le rôle de Sonny Crockett et ne parvient pas à faire oublier le charismatique Don Johnson.

Miami Vice
– USA (2006), de Michael Mann avec Colin Farrell, Jamie Foxx, Gong Li, Naomie Harris, Justin Theroux, Luis Tosar, John Ortiz, Isaach de Bankolé.






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samedi 10 avril 2010

Driver (1978)

Un as du volant, qui monnaye ses services comme chauffeur pour des hold-up, est traqué par un flic prêt à tout pour le capturer.

Driver est un film visuel. Le réalisateur Walter Hill a réduit au strict minimum les dialogues et la musique, laissant parler les belles images de ville la nuit. L’atmosphère est un peu spéciale : le rythme calme et sensuel des chaudes nuits d’été laisse souvent place à de brusques montées de tension lorsque interviennent les poursuites en voitures à couper le souffle avec leurs rugissements de moteurs et leurs crissements de pneus.

Driver est aussi un film construit pour mettre en valeur son acteur principal : Ryan O’Neal. Le comédien, qui était une grande star à l’époque, la joue playboy, dans un rôle de cowboy moderne relooké 70s. Son charisme est tellement évident que l’on se demande pourquoi Ryan O’Neal a perdu son statut de star dans les années 80. Face à lui, on remarque un Bruce Dern déchaîné dans le rôle d’un flic antipathique qui oublie la loi et s’associe à des truands pour monter la machination diabolique qui lui permettra de piéger sa proie. L’acteur s’en donne à cœur joie, entrant dans des colères mémorables. Entre les deux, une femme mystérieuse aux motivations pour le moins ambiguës interprétée par une Isabelle Adjani qui semble un trop jeune pour ce type de rôle.

The Driver - USA (1978), de Walter Hill, avec Ryan O’Neal, Bruce Dern, Isabelle Adjani, Ronee Blakley, Matt Clark, Felice Orlandi.






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dimanche 28 mars 2010

A history of violence (2005)

En tuant deux braqueurs en état de légitime défense, Tom Stahl qui coulait des jours paisibles avec sa femme et ses enfants dans un petit bled des Etats-Unis, voit son passé d’ancien truand le rattraper.

Certes, ce polar, tiré d’une bande-dessinée américaine pour adulte signée John Wagner et Vince Locke, semble à première vue d’une grande banalité. Il s’agit là de la énième histoire d’un truand qui s’est rangé et qui doit soudain affronter son passé. Pourtant David Cronenberg a réussi à tirer une excellent film de cette intrigue sans originalité. Le mérite en revient à un scénario impeccablement ciselé où aucune scène ni aucun dialogue ne semble superflu. La mise en scène de Cronenberg mérite aussi des louanges. Le cinéaste canadien tente de créer la surprise dans les choix de mise en scène, en évitant les clichés, et ça marche. Ainsi dans A History of Violence, tout est dans le détail, dans la façon de filmer : l’atmosphère pesante qui s’installe au sein de la famille Stahl qui ignore tout du passé du père, les scènes d’amour audacieuses, les scènes de violence d’une terrible soudaineté, loin des chorégraphies au ralenti que l’on voit souvent dans les mauvaises séries B…

Quant au casting, il est sans faille. Viggo Mortensen est parfaitement crédible dans le rôle du truand rangé, Maria Bello livre une interprétation d’épouse et de mère de famille énergique, et, cerise sur le gâteau, Ed Harris et William Hurt, qui jouent habituellement les braves types, rivalisent de cruauté et multiplient les mines patibulaires.

A History of Violence – USA (2005), de David Cronenberg, avec Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris, William Hurt.






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vendredi 5 mars 2010

Ballistic (2002)

Ecks, un ancien agent du FBI, est forcé de reprendre du service pour retrouver un jeune enfant kidnappé par Sever, une femme de choc qui maîtrise à la perfection les sports de combat.

Ballistic est un film d'action de série Z sans aucun intérêt. Son piètre réalisateur, sans doute conscient de la nullité du scénario, s'est concentré sur les scènes d'actions : poursuites en voiture, explosions, combats à main nue, à l'arme automatique ou même au lance-roquettes se succèdent sans laisser de répit à des acteurs qui avaient vraisemblablement un besoin urgent d'argent pour avoir accepté de se compromettre dans un produit aussi bas de gamme.

Ballistic : Ecks vs. Sever - USA (2002) de Kaos avec Antonio Banderas, Lucy Liu, Talisa Soto, Gregg Henry.






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vendredi 19 février 2010

L’Effet papillon (2003)

Evan Treborn (Ashton Kutcher) est un étudiant, qui a vécu des expériences traumatisantes dans son enfance mais dont il n’a aucun souvenir, sa mémoire faisant des blocages. En retrouvant son journal intime de l’époque, il se rend compte qu’il peut revivre son passé et même y apporter des modifications. Il en profite et se retrouve entraîné dans une spirale cauchemardesque.

Filmé comme un thriller, L’Effet papillon est une vraie réussite. Un climat oppressant s’installe dès les premières minutes du film. L’inquiétude gagne le spectateur et ne le quitte plus. La mise en scène, irréprochable, est très contemporaine, dans la lignée de Sixième sens et de Donnie Darko.

Mais ce qui fait de L’Effet papillon une réussite, c’est avant tout le scénario. Car L’Effet papillon est un film de scénaristes et cela se sent. L’intrigue, impeccablement construite, est d’une rare complexité. Bress et Gruber ont créé un véritable labyrinthe temporel, faisant évoluer leurs personnages dans plusieurs dimensions. Leur vie, leur personnalité et même leur apparence physique sont modifiés par le cours des évènements.

Au-delà du divertissement, L’Effet papillon est un film qui vous hante car il vous renvoie immanquablement à votre propre vie. Impossible après l’avoir vu de ne pas vous interroger sur vos choix et vous demander ce que vous seriez devenu si, en des moments clé de votre existence, vous aviez agi de manière différente.

The Buttefly Effect – USA (2003) d’Eric Bress et J. Mackye Gruber, avec Ashton Kutcher, Amy Smart, Elden Henson, William Lee Scott, Eric Stoltz, Melora Walters.






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samedi 6 février 2010

Traqué (2002)

Un homme (Tommy Lee Jones) vit en ermite aux confins de l'Alaska. Dans le passé, il formait les commandos d'élite de l'armée américaine, leur apprenant à survivre en milieu hostile et à tuer. On vient le trouver pour aider le FBI et l'armée à traquer un de ses anciens élèves (Benicio Del Toro), auteur de meurtres particulièrement atroces.

Contrairement à ce que l'on pouvait craindre, Traqué n'est pas un sous-Rambo ou une énième enquête policière pour capturer un tueur psychopathe. Il faut dire que le film est mis en scène par le vétéran William Friedkin, réalisateur de L'Exorciste et de French Connection. Une valeur sure. Cela se voit à l'efficacité narrative du film : Friedkin n'a que très peu recours aux dialogues, il parvient à faire entrer le spectateur dans l'histoire et à lui faire comprendre la psychologie des personnages et tout ce qui les hante en quelques scènes d'action, au début du film. On retrouve aussi tout le savoir-faire de Friedkin dans une course-poursuite haletante, dans laquelle, Tommy Lee Jones suit Benicio Del Toro à la trace, tel un éclaireur indien dans les westerns d'antan. On est ici bien loin des insupportables histoires de profileur et de leurs sempiternelles théories sur les problèmes des tueurs psychopathes face à la sexualité et à la religion.

Autre aspect intéressant du film, Friedkin a évité tout discours moralisateur et est parvenu à rendre flou la frontière entre le bien et le mal grâce à des personnages attachant, éloignés des clichés habituels. Ainsi, Benicio Del Toro qui interprète le tueur est finalement assez sympathique. L'acteur joue sobrement sans rouler des yeux ou piquer des crises de folies furieuses à tout propos...). Le traqueur est, lui, tourmenté, tiraillé entre l'attachement qu'il éprouve pour le tueur qu'il a lui même formé et son devoir de le mettre hors d'état de nuire. On pense alors au Dr. Frankenstein dont la création est un monstre qu'il faut impérativement arrêter. On pense aussi à des histoires vraies comme celle du tireur d'élite embusqué qui abattait les citoyens de Washington en pleine rue peu de temps avant le tournage de ce film, puisque comme le rappelle Friedkin, les Etats-Unis sont les plus grands créateurs de monstres.

The Hunted - USA (2002) de William Friedkin avec Tommy Lee Jones, Benicio Del Toro, Connie Nielsen, Robert Blanche, Ron Canada.






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samedi 30 janvier 2010

Meurs un autre jour (2002)

James Bond part à la recherche d'un terroriste nord-coréen en possession d'une arme de destruction massive.

Les temps sont durs pour James Bond. Sa nouvelle aventure commence en Corée où, prisonnier, il est torturé par de sadiques geôliers. Il ne s'en sortira que grâce à un échange de prisonniers sur un pont, comme au bon vieux temps de la guerre froide. Hagard, il arbore une grande barbe, de longs cheveux et porte des guenilles. Lui qui avait su rester d'une élégance irréprochable durant les périodes hippie et grunge, ressemble là au pire des clodos. Et son cauchemar ne s'arrête pas là, équipé d'une voiture invisible et d'une montre qui peut briser le verre, on l'envoie dans une sorte de jeu vidéo avec pour mission d'éliminer deux ignobles coréens, génétiquement modifiés à Cuba. L'un deux, le chef , a conçu une arme de destruction massive et maîtrise des courants électriques surpuissants avec la même dextérité que le redouté empereur dans Le Retour du Jedi. James est tellement déboussolé qu'il en perd sa libido. Il se contente juste de deux petits coups vite faits, sans conviction, pour ne pas faillir à sa réputation. Comme il a l'air de regretter le temps de la guerre froide et des belles espionnes russes du KGB !

Die Another Day - USA (2002) de Lee Tamahori avec Pierce Brosnan, Halle Berry, Toby Stephens, Rosamund Pike, Rick Yune, John Cleese, Judi Dench, Michael Madsen, Madonna.






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dimanche 17 janvier 2010

Guet-apens (1972)

Un cambrioleur est libéré de prison à condition de participer à un nouveau braquage. Le hold-up tourne mal et il doit prendre la fuite avec son épouse et l’argent.

Adapté d’un roman de Michael Thomson et scénarisé par Walter Hill, Guet-apens est un chef d’œuvre du film d’action des 70s. Un film qui alterne les scènes d’action et les chamailleries amoureuses du couple McQueen/MacGraw. Ce couple est une vraie réussite. McQueen a un charisme incroyable et MacGraw n’a jamais été aussi belle, torse nue sous une veste qui laisse parfois entrevoir la pointe de ses seins.

Les scènes d’actions sont d’une grande intensité, avec des fusillades à couper le souffle, et la scène, durant laquelle McQueen part, dans une gare puis dans un train, à la poursuite du voleur qui est parvenu à lui subtiliser son magot, est magistrale.

Beaucoup d’humour aussi dans ce film et surtout un vent de liberté que l’on ne retrouve que dans les films de cette époque.

The Getaway - USA (1972), de Sam Peckinpah, avec Steve McQueen, Ali MacGraw, Ben Johnson, Sally Struthers, Al Lettieri, Slim Pickens, Dub Taylor, Bo Hopkins.






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