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jeudi 13 mai 2010

Les Copains d’abord (1983)

Des amis d'université, désormais trentenaires, se retrouvent le temps d’un week-end suite au décès d’un des leurs. Ils font le point sur leur vie, leurs succès, leurs déceptions.

Les Copains d’abord est le film d’une génération, celle des anciens hippies, devenus yuppies. La réunion de ce groupe d’amis qui ne se voyaient plus trop depuis la fin de leurs études et qui se retrouvent une décennie plus tard permet au cinéaste de s’interroger sur le sens de la vie. Ces jeunes adultes ambitieux qui gagnent bien leur vie ont-ils trahi les jeunes gens idéalistes qu’ils étaient ? Mais au-delà de cette question métaphysique à laquelle il est bien difficile de répondre, Lawrence Kasdan filme surtout des personnages attachants avec beaucoup d’humour et de tendresse. Et pour interpréter ces personnages, il a engagé de jeunes acteurs talentueux qui ont, pour la plupart, réalisé une belle carrière par la suite. Un film enthousiasmant.

The Big Chill - USA (1983) de Lawrence Kasdan, avec Kevin Kline, Glenn Close, Tom Berenger, William Hurt, Jeff Goldblum, Mary Kay Place, JoBeth Williams, Meg Tilly.






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dimanche 28 mars 2010

De-Lovely (2004)

La vie de Cole Porter, formidable songwriter américain de l’âge d’or des comédies musicales. Ce dandy qui composait des succès à la chaîne pour le music hall et le cinéma ("Anything goes", "I get a kick out of you", "In the still of the night", "I’ve got you under my skin", "Night and day", "You’re the top"...), a vécu une belle histoire d’amour avec sa femme Linda Lee tout en multipliant les conquêtes masculines.

Le vieux Cole Porter voit défiler les moments clés de sa jeunesse alors que des stars actuelles de la chanson reprennent quelques uns de ses standards sur une petite scène, voilà qui est ennuyeux à mourir. Devant cette succession de numéros chantés et de scènes banales qui s’enchaînent mal, on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’Irwin Winkler a trouvé d’intéressant à la vie de Cole Porter. Et surtout pourquoi avoir choisi cette narration décousue, sans cesse interrompue par des numéros de chant et les commentaires du vieux Cole Porter, qui instaurent une distance entre l’histoire, déjà guère passionnante, et le spectateur.

Mais que l’on se rassure la dernière demi-heure est un peu plus réussie. Le film se mue alors en drame de la vieillesse. Winkler qui avait été incapable de restituer la joie de vivre et l’insouciance du jeune Cole Porter, s’est montré plus inspiré par les dernières années du compositeur et de sa femme. On tombe en plein mélo et l’on sort de la projection avec le cafard en se disant que les chansons de Cole Porter sont bien mélancoliques.

Encore un rôle décevant pour Kevin Kline même si l’acteur délivre une excellente performance. Une bonne note aussi à la toujours jolie Ashley Judd qui n’a rien à se reprocher, elle non plus.

Au fond, plutôt que de voir ce film, le meilleur moyen de découvrir ou de redécouvrir Cole Porter est d’écouter ses chansons chantées par Dean Martin, Frank Sinatra, Ella Fitzgerald ou encore Liza Minnelli, des artistes qui ont su interpréter son répertoire avec swing et conviction.

De-Lovely – USA (2004) d’Irwin Winkler, avec Kevin Kline, Ashley Judd, Jonathan Pryce et les participations de Natalie Cole, Robbie Williams, Alanis Morissette, Elvis Costello, Sheryl Crow, Diana Krall, Lara Fabian.




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samedi 6 février 2010

Le Club des empereurs (2002)

Le Club des empereurs se déroule au lycée St. Benedict au début des années 70. Il s'agit d'un lycée à l'ancienne, destiné aux rejetons de l'élite américaine. Le personnage principal, interprété par Kevin Kline, y enseigne l'histoire Antique. C'est un idéaliste qui croit dur comme fer en sa matière que certains jugent désuète et inutile. Pour la nouvelle année scolaire, il a dans sa classe un élève arrogant et turbulent qui n'a pas du tout l'intention d'étudier. Malgré tout, le professeur est bien décidé à en faire un de ses plus brillants élèves...

L'atmosphère de ce petit film n'est pas sans rappeler les classiques du genre : Au revoir M. Chips et Le Cercle des poètes disparus. Malheureusement, Le Club des empereurs n'a rien de transcendant et c'est avec bien peu d'intérêt que l'on suit cette histoire dont le clou est une sorte de "Question pour un champion" spécial Antiquité qui permet de couronner, parmi tous les élèves de la classe, le "Jules César" de l'année.

On retiendra néanmoins que Le Club des empereurs a réussi à se démarquer de ses prédécesseurs grâce à son cynisme inespéré.

The Emperor's Club
- USA (2002) de Michael Hoffman avec Kevin Kline, Embeth Davidtz, Emile Hirsch, Patrick Dempsey.






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