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samedi 10 avril 2010

Marie-Antoinette (2006)

Arrivée d’Autriche, la jeune Marie-Antoinette découvre la Cour de France et ses règles farfelues. Elle fait aussi la connaissance de son mari, le futur Louis XVI, un homme bien brave qui ne s’intéresse pas du tout à elle.

Sofia Coppola a choisi de peindre Marie-Antoinette, comme une brave fille enthousiaste, entourée de nobles médisants et parfois même vulgaires, comme cette malheureuse Comtesse du Barry qui ressemble ici à une putain de saloon tout droit sortie d’un western spaghetti. Quant au personnage de Marie-Antoinette, il n’est guère plus crédible. On s’attend à tout instant à voir Kirsten Dunst sortir du château en jean et en basket, une cannette de Coca à la main et un chewing-gum dans la bouche. Il faut dire que l’atroce musique new-wave choisie par la réalisatrice pour rythmer les séquences n’arrange rien. Quelle étrange vision de Versailles et de ses personnalités !

Plus grave encore que cette peinture risible des personnages de l’Histoire de France, le film est ennuyeux à mourir. Entre quelques images de la grande histoire (Marie-Antoinette se marie, Marie-Antoinette devient reine de France, la Révolution commence…), on suit la vie quotidienne (et visiblement sans grand intérêt) de Marie-Antoinette. La reine choisit des vêtements, des chaussures, mange des pâtisseries, discute de tout et surtout de rien avec son mari. Passionnant… Et l’histoire dans tout cela ? Et bien il n’y en a pas et ça dure plus de 2 heures !

Marie-Antoinette – USA (2006), de Sofia Coppola, avec Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Rip Torn, Molly Shannon, Asia Argento, Marianne Faithfull, Judy Davis, Steve Coogan, Aurore Clément, Rose Byrne, Mathieu Amalric.






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vendredi 19 février 2010

Lost in Translation (2003)

Un acteur vieillissant qui vient tourner un spot de pub au Japon ; la jeune femme délaissée d’un photographe de mode. A priori, ces deux américains, mariés chacun de leur côté, n’ont rien en commun et pourtant, ils éprouvent tous les deux la même solitude et cherchent, l’un comme l’autre, à donner un sens à leur vie. La promiscuité d’un hôtel de grand luxe, moderne et froid, à Tokyo, leur permettra de se rencontrer et de vivre une belle histoire.

Sofia Coppola a un talent fou. Elle l’avait déjà montré avec son premier film Virgin Suicide, elle le confirme avec le second Lost in Translation. Car il faut être une virtuose pour tenir le spectateur en haleine et l’enchanter avec une histoire d’une telle simplicité, dénuée de toutes les astuces scénaristiques que l’on retrouve habituellement dans les comédies romantiques américaines. Sans clichés ni rebondissements, on a l’impression d’assister non pas à un film mais à une histoire vraie. Et cette belle histoire d’un homme et d’une femme, mal dans leur peau, qui se rencontrent, sympathisent et s’aiment dans un pays étrange et étranger, n’en est que plus émouvante.

Loin des grands studios hollywoodiens, il existe un cinéma américain indépendant, adulte, imaginatif et talentueux et Sofia Coppola en est la première icône. Sa mise en scène d’une grande sensibilité, sa façon de filmer une histoire en ne s’intéressant qu’à des détails à première vue anodins, son attachement aux personnages plutôt qu’aux décors ou aux effets spéciaux font plaisir à voir et rappellent son père dans ses plus belles années.

Mais n’oublions pas les acteurs. Si le film marche si bien, c’est aussi en grande partie dû à son couple vedette : l’attachante et toujours juste Scarlett Johansson et l’inattendu Bill Murray qui montre que s’il sait toujours faire rire, il peut aussi émouvoir.

Lost in Translation
- USA (2003), de Sofia Coppola avec Scarlett Johansson, Bill Murray, Giovanni Ribisi, Anna Faris, Akimitsu Naruyama.






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