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dimanche 2 mai 2010

Ma vie à moi (1950)

Une jeune provinciale arrive à New York pour devenir top model. Elle parviendra à ses fins mais ne trouvera pas le bonheur, tombant amoureuse d’un homme d’affaires qui ne peut quitter son épouse handicapée.

George Cukor est considéré à juste titre comme un maître de la comédie américaine. Ce film montre qu’il est beaucoup moins adroit dans le mélodrame. Certaines scènes montrant le désespoir des personnages ont beau être très réussies, l’histoire, très sombre et sans surprise, lasse rapidement le spectateur. Et si Lana Turner ne manque pas de charme, il semble évident qu’elle est trop âgée pour ce rôle. On appréciera tout de même le réalisme de ce film qui bénéficie d’une très belle photographie en noir et blanc.

A Life Of Her Own - USA (1950) de George Cukor, avec Lana Turner, Ray Milland, Tom Ewell, Louis Calhern, Ann Dvorak, Margaret Phillips, Jean Hagen.


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vendredi 30 avril 2010

Il était une fois (1941)

Au cours d’un procès, les différents protagonistes de l’intrigue se succèdent à la barre pour raconter l’histoire d’un crime commis par une femme défigurée.

Ce remake d’un film suédois avec Ingrid Bergman est une belle réussite. A mi-chemin entre le mélo et le suspense policier, le film tient en haleine le spectateur qui ne sait si la femme est toujours défigurée ou si son opération esthétique a réussi et si elle a tué l’enfant qu’on lui a demandé d’assassiner.

Joan Crawford, qui tient le haut de l’affiche, y interprète l’un de ses plus beaux rôles, celui d’un personnage ambigu qui oscille entre le bien et le mal, et qui apparaît tour à tour comme une créature profondément méchante ou comme la plus charmante des femmes. L’interprétation de Conrad Veidt vaut également le détour, l’acteur paraît plus méphistophélique que jamais dans le rôle d’un ignoble gentleman.



A Woman’s Face - USA (1941) de George Cukor, avec Joan Crawford, Melvyn Douglas, Osa Massen, Conrad Veidt, Reginald Owen, Donald Meek.


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dimanche 25 avril 2010

Suzanne et ses idées (1939)

Suzanne, qui vient de rejoindre une secte chrétienne, est bien décidée à convertir ses amis et à les remettre dans le droit chemin. Pourtant elle a abandonné son mari et sa fille qui la supplient de revenir vivre avec eux.

Cette pièce de boulevard gentillette de Rachel Crothers adaptée par Anita Loos, manque un peu de rythme et oublie en cours de route ses personnages secondaires. C’est bien dommage car ceux-ci sont interprétés par d’excellents comédiens parmi lesquels la jeune Rita Hayworth. La comédie loufoque des premières minutes devient alors une comédie romantique plus banale durant laquelle le mari fait de son mieux pour reconquérir la femme qu’il aime.

Joan Crawford, qui interprète Susan, surprend agréablement dans un registre inhabituel pour elle : celui de la femme gaie, un peu fofolle et infatigable façon Katharine Hepburn. Par contre, dans le rôle de son mari, Fredric March livre une interprétation un peu mollassonne.

Susan and God - USA (1939) de George Cukor, avec Joan Crawford, Fredric March, Ruth Hussey, Rita Hayworth, John Caroll, Nigel Bruce, Bruce Cabot.


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Tarnished Lady (1931)

Une jeune femme de la bonne société, dont la famille est ruinée, choisit d’épouser un milliardaire qui l’indiffère plutôt que le jeune dramaturge dont elle est amoureuse. Elle regrette vite ce choix.

Ce conte pour petites filles de bonnes familles a de quoi dérouter le spectateur. Difficile en effet de s’attacher à ce personnage de pauvre petite fille riche qui doit faire des sacrifices pour maintenir son niveau de vie élevé, devant même parfois s’abaisser à travailler ! Néanmoins l’ensemble est plaisant grâce à un scénario bien ficelé avec de multiples rebondissements et une très bonne interprétation de Tallulah Bankhead. Cukor ne s’impose pas encore comme un grand maître mais il offre avec ce film une peinture intéressante de la haute société américaine des années folles, comme à son habitude.

Tarnished Lady - USA (1931), de George Cukor, avec Tallulah Bankhead, Clive Brooks, Phoebe Forster, Alexander Kirkland.


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Girls About Town (1931)

Dans le New York des années 30, Wanda et Mary, deux belles jeunes femmes, sont payées pour accompagner de riches hommes d’affaires à des fêtes. A l’une d’elles, Wanda tombe amoureuse de son client alors que Mary à la malchance de tomber sur un homme particulièrement avare.

C’est le New York de Fitzgerald, celui des grandes fêtes des années folles. Le champagne coule à flot et les élégantes et longilignes new-yorkaises se dandinent sur des airs de jazz. Une époque qui convient parfaitement à George Cukor qui fait encore ses gammes mais réussit là un bon divertissement. On y rie de la pingrerie et de l’orgueil des hommes mais aussi de l’avidité des femmes. Le cinéaste s’amuse à faire le portrait de deux amies très différentes l’une de l’autre (la douce brune qui rêve de se caser et la blonde gouailleuse qui n’a pas l’intention d’arrêter la fête) sans pour autant perdre de vue une histoire bien construite bien qu’un peu prévisible.

Pour interpréter les deux jeunes escort girls, Cukor a réuni deux belles actrices du début des années 30 : la brune Kay Francis et la blonde Lilyan Tashman, très douée pour les rôles comiques et qui mourut peu de temps après le tournage, au cours d’une opération chirurgicale. A leurs côtés, on retrouve le beau Joel McCrea dans le rôle de l'homme d’affaire que Wanda veut épouser.

Girls About Town - USA (1931), de George Cukor, avec Kay Francis, Lilyan Tashman, Joel McCrea, Eugene Pallette, Alan Dinehart, Anderson Lawler.


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samedi 17 avril 2010

Les Girls (1957)

Sybil, une ancienne danseuse de cabaret, a écrit un livre sur sa vie passée. Attaquée pour diffamation par son ancienne partenaire, elle comparaît au tribunal. Mais bien difficile de connaître la vérité tant les versions de l’histoire diffèrent selon les personnes interrogées…

Dans cette charmante comédie, on retrouve le vieux Paris idéalisé par Hollywood d’Un Américain à Paris. On retrouve aussi Gene Kelly, toujours irrésistible, surtout lorsqu’il baragouine français. Mais malgré ce premier rôle, l’acteur américain ne semble pas être la préoccupation principale de la caméra qui s’intéresse plutôt aux trois personnages féminins du film : Angèle, la française, qui séduit les hommes pour réussir, Sybil, l’anglaise, alcoolique et cynique et Joy, l’Américaine, froide et distante.

Qu’est ce que la vérité ? Tel est le letmotiv de ce film. Mais la réflexion philosophique s’arrête là et la vérité, on ne la connaîtra jamais vraiment. C’est au spectateur de la reconstituer à l’aide des trois témoignages, tous mensongers, qui lui sont présentés. Mais au fond, quelle importance tant l’histoire est futile. Il ne s’agit que d’un prétexte pour divertir le spectateur. Le film est glamour grâce à la beauté de Mitzi Gaynor et drôle grâce notamment aux pitreries de la dynamique Kay Kendall, toujours excellente dans les rôles comiques. En revanche les numéros musicaux déçoivent sans doute parce que Cole Porter, qui a composé les chansons, est capable de beaucoup mieux. Notons malgré tout un très bon dernier numéro dans lequel on retrouve Gene Kelly en biker dans un décor de bar peint de rouge et de blanc.

Les Girls
- USA (1957), de George Cukor, avec Gene Kelly, Mitzi Gaynor, Kay Kendall, Taina Elg, Jacques Bergerac, Leslie Phillips, Patrick Macnee.




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dimanche 17 janvier 2010

Justine (1969)

Espionnage, complots et trahison parmi les représentants de la communauté internationale au Caire. Tous ces personnages sont fascinés et sous le charme de la belle Justine, séductrice et mystérieuse.

Le quatuor d’Alexandrie de Lawrence Durrell fait partie des chefs d’œuvres de la littérature du XXe siècle. Rien de surprenant à ce qu’il ait été adapté au cinéma mais était-il possible de compiler les quatre tomes pour en faire un film d’à peine deux heures ? De toute évidence, non. Le scénario emprunte aux quatre romans mais sacrifie une multitude de scènes et un grand nombre de personnages. Comment s’étonner dans ces conditions de la déception suscitée par ce film ? Les fans de l’œuvre littéraire pousseront des cris d’horreur et ceux qui ne l’ont pas lu ne comprendront strictement rien à l’intrigue. Dommage car les nombreux comédiens de talent qui avaient pris part à cette aventure se montrent souvent irréprochables. Mais que vient faire George Cukor dans cette galère ?

Justine
- USA (1969) de George Cukor, avec Anouk Aimée, Dirk Bogarde, Robert Foster, Anna Karina, Philippe Noiret, Michael York, John Vernon, Jack Albertson, Cliff Gorman, Michael Constantine, Marcel Dalio, Michael Dunn.




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