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dimanche 2 mai 2010

Votez McCay (1972)

Un jeune militant écologiste est recruté par le parti démocrate pour affronter aux élections sénatoriales un indéboulonnable sénateur républicain.

Réalisé en 1972, à l’époque où Robert Redford était une vedette de blockbusters, Votez McCay est un film à petit budget, engagé, produit par Robert Redford lui-même. L’acteur s’intéresse aux dilemmes de la politique. Un candidat idéaliste doit-il refuser toute compromission ou accepter de policer son discours et de se mettre en scène pour parvenir à être élu et imposer toutes ou partie de ses idées ? Le scénario de Jeremy Larner, récompensé par un Oscar, est très habile. Ni naïf, ni cynique, il possède cet optimisme propre aux films américains des années 70. La mise en scène très réaliste de Michael Ritchie est à la hauteur du scénario. Le cinéaste évite tout manichéisme et son film ressemble souvent à un documentaire.

La présence de nombreuses personnalités qui interviennent dans la campagne dans leur propre rôle (Natalie Wood notamment) renforce la confusion entre réalité et fiction.

The Candidate - USA (1972), de Michael Ritchie, avec Robert Redford, Peter Boyle, Don Porter, Allen Garfield, Karen Carlson, Melvyn Douglas.






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vendredi 30 avril 2010

Il était une fois (1941)

Au cours d’un procès, les différents protagonistes de l’intrigue se succèdent à la barre pour raconter l’histoire d’un crime commis par une femme défigurée.

Ce remake d’un film suédois avec Ingrid Bergman est une belle réussite. A mi-chemin entre le mélo et le suspense policier, le film tient en haleine le spectateur qui ne sait si la femme est toujours défigurée ou si son opération esthétique a réussi et si elle a tué l’enfant qu’on lui a demandé d’assassiner.

Joan Crawford, qui tient le haut de l’affiche, y interprète l’un de ses plus beaux rôles, celui d’un personnage ambigu qui oscille entre le bien et le mal, et qui apparaît tour à tour comme une créature profondément méchante ou comme la plus charmante des femmes. L’interprétation de Conrad Veidt vaut également le détour, l’acteur paraît plus méphistophélique que jamais dans le rôle d’un ignoble gentleman.



A Woman’s Face - USA (1941) de George Cukor, avec Joan Crawford, Melvyn Douglas, Osa Massen, Conrad Veidt, Reginald Owen, Donald Meek.


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