vendredi 14 janvier 2011

Ne m’envoyez pas de fleurs (1964)

A la suite d’un malentendu, un hypocondriaque se croit mourant. Il tente de préparer son épouse à affronter le veuvage, aidé de son meilleur ami et voisin.

Revoilà le trio Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall réunit une troisième et dernière fois, cette fois-ci devant la caméra du jeune Norman Jewison, pour l’adaptation d’une pièce de boulevard. Malheureusement, la magie n'opère pas. Difficile de ne pas voir les grosses ficelles de cette intrigue qui use et abuse du quiproquos et oblige les acteurs principaux à surjouer. Il y a bien quelques sourires mais on est loin de Confidences sur l’oreiller et Un Pyjama pour deux. Seul Paul Lynde provoque des éclats de rire, génial dans le rôle d’un concessionnaire de cimetière enthousiaste.

Send me no Flowers - USA (1964), de Norman Jewison, avec Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall, Paul Lynde, Hal March, Edward Andrews. (Acheter le coffret DVD de la trilogie des comédies Rock Hudson/Doris Day)




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samedi 8 janvier 2011

Un pyjama pour deux (1961)

Jerry Webster est un publicitaire prêt à tout pour décrocher un nouveau contrat. Carol Templeton, qui travaille pour une agence concurrente, n’a jamais rencontré Webster mais est exaspérée par son absence d’éthique. Elle se met en tête de lui chiper un gros annonceur mais prend Webster pour le client en question. Sans vergogne, Webster profite de la situation.

On prend les mêmes et on recommence. Devant l’énorme succès rencontré par Confidences sur l’oreiller, Universal Studios a de nouveau réuni Rock Hudson, Doris Day et Tony Randall avec un scénario qui emprunte exactement le même canevas que celui du premier film : ils ne se sont jamais vus mais ils se détestent et lorsqu’ils se rencontrent par hasard, il se fait passer pour un autre pour la séduire. On trouve qu’Universal abuse un peu en nous resservant la copie de l’un de ses grands succès et on voudrait dire « stop ! C’est trop facile, cette fois je ne marche pas » mais on se laisse séduire une fois de plus car cette comédie romantique est irrésistible. C’est toujours aussi drôle et les comédiens, désormais bien dans la peau de leurs personnages, ont un charme fou, notamment Rock Hudson et Doris Day qui forment l’un des couples les plus convaincants des 60s.

Lover Come Back - USA (1961), de Delbert Mann, avec Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall, Edie Adams, Jack Oakie, Jack Kruschen. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 1 janvier 2011

Confidences sur l’oreiller (1959)

Le compositeur Brad Allen et la décoratrice Jan Morrow ne se sont jamais vus mais ils sont en conflit permanent à propos de la ligne téléphonique qu’ils doivent partager bien malgré eux. Un jour Brad découvre que Jan est ravissante et décide de la séduire mais conscient que lui révéler son identité serait un handicap, il se fait passer pour un texan en visite à New York.

Confidences sur l’oreiller est un grand classique de la comédie romantique américaine. Le point fort est le scénario qui fut récompensé par un Oscar. L’idée est classique (ils se détestent mais ils sont faits l’un pour l’autre et vont s’aimer) mais l’histoire est prenante parce que souvent très drôle. Le fait que le personnage masculin doive se faire passer pour quelqu’un d’autre entraîne bon nombre de situations cocasses et c’est là le principal intérêt de ce film. Enfin, le dernier ingrédient magique, c’est l’alchimie qui se fait parfaitement entre les deux comédiens principaux : Rock Hudson et Doris Day, un couple a priori improbable mais qui va amuser et séduire cette Amérique qui s’apprête à entrer dans les années 60. Devant le triomphe de ce film, le duo se retrouvera pour deux autres comédies du même type. Si Doris Day semble à son aise dans un style de film qui lui convient parfaitement, Rock Hudson semble plus emprunté. Le beau géant ne semble pas fait pour la comédie. Pourtant il finit par convaincre au fur et à mesure que le film avance et finira même par s’imposer dans ce genre dans les 60s.

Pillow Talk - USA (1959) de Michael Gordon, avec Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall, Thelma Ritter. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 18 décembre 2010

Allons donc, papa (1951)

Maintenant que ses enfants sont grands, Stanley Banks se sent prêt à vivre une nouvelle jeunesse et commence à faire des projets pour occuper son temps libre. Mais sa fille anéantit ses espoirs en lui annonçant qu’il va être grand père.

Ce film est la suite du succès Le Père de la mariée (1950). Toute l’équipe du film s’est donnée rendez-vous un an après pour une suite construite selon le même schéma que le premier film. Tout repose une fois de plus sur les épaules de Spencer Tracy, bon bougre qui panique à l’idée non plus de marier sa fille, mais de devenir grand-père. Cette comédie familiale est sympathique mais trop gentille, les péripéties sont attendues, et le talent comique de Spencer Tracy est très limité. Au final, Allons donc, papa est un divertissement décevant, une œuvre mineure dans la filmographie du talentueux Vincente Minnelli.

Father’s Little Didivend - USA (1951) de Vincente Minnelli, avec Spencer Tracy, Joan Bennett, Elizabeth Taylor, Don Taylor, Billie Burke, Russ Tamblyn. (Acheter le film sur Amazon)




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lundi 13 décembre 2010

La Momie (1932)

En ouvrant un sarcophage, un égyptologue ressuscite une momie maléfique qui se met en quête de son amour perdu en attirant à lui une belle jeune femme qui semble être la réincarnation de sa bien-aimée.

La Momie ne vous fera pas pousser des cris d’effroi. Ce film a bien peu de chance d’effrayer le spectateur contemporain qui a vu bien pire même si Boris Karloff, qui joue le grand prêtre Im-Ho-Tep ressuscité, ne démérite pas avec sa tronche sinistre et son regard fixe réellement inquiétant. Alors que vaut un film d’horreur qui ne fait pas peur ? Rien si l’on recherche des sensations fortes. En revanche, les amateurs de contes morbides oniriques à la Edgar Allan Poe apprécieront ce film envoûtant qui utilise avec intelligence la très mystérieuse Égypte ancienne pour créer une atmosphère inquiétante.

The Mummy - USA (1932), de Karl Freund, avec Boris Karloff, Zita Johann, David Manners, Bramwell Fletcher, Arthur Byron, Edward Van Sloan. (Acheter le film sur Amazon)




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samedi 4 décembre 2010

Les Rues de feu (1984)

Un groupe de bikers enlève une chanteuse en plein concert. L’impresario et amant de la chanteuse engage un ancien militaire, ancien compagnon de la chanteuse, et une baroudeuse pour la délivrer.

Avec Les Rues de feu, on sent bien que Walter Hill a tenté de réédité le coup des Guerriers de la nuit. L’histoire se déroule au début des années 60 mais le film a la même esthétique, un peu trop clinquante, propre aux vidéos clips de la première partie des années 80, avec un goût prononcé pour les scènes de ville la nuit. Quant au scénario, il est des plus légers avec des personnages jamais crédibles, interprétés par des acteurs peu convaincants à l’image de Michael Paré qui n’a ni le talent ni le charisme suffisant pour porter le film sur ses épaules. Seul le rythme et le suspense pouvait sauver ce film de la médiocrité mais hélas il n’y en a pas. Et le choix d’entrecouper le film de numéros musicaux n’arrange rien. Ce film est un ratage total.

Streets of Fire - USA (1984), de Walter Hill, avec Michael Paré, Diane Lane, Rick Moranis, Amy Madigan, Willen Dafoe, Deborah Van Valkenburgh, Richard Lawson, Rick Rossovich, Bill Paxton. (Acheter le film sur Amazon)




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dimanche 28 novembre 2010

Les Guerriers de la nuit (1979)

Les Warriors, une bande de voyous, sont accusés à tort, du meurtre du chef d’une autre bande. Toutes les bandes de New York s’unissent pour les exterminer au cours d’une folle nuit.

Le film commence par des scènes ridicules qui nuisent un peu à l’histoire. Imaginez toutes les bandes de voyous de New York qui se réunissent dans un stade pour écouter le discours d’un chef de bande, un peu gourou, qui leur propose de s’unir pour faire main basse sur la ville. Pas très crédible et surtout ridicule car chaque bande a son code vestimentaire et certaines vont vraiment pitié à voir. C’est tout simplement grotesque. Et l’esthétisme très 80s n’arrange rien. Un vrai carnaval ! Pourtant, dès que la traque commence, on est saisi par cette histoire haletante et l’on oublie tout. Les malheureux Warriors, emmenés par le séduisant Michael Beck, courent tellement que le spectateurs en est presque essoufflé. Et quand ceux-ci cessent de courir, c’est pour des scènes de bastons spectaculaires et jubilatoires.

On ne peut pas dire que Les Guerriers de la nuit soit un grand film et pourtant Walter Hill a réussi là un bon film de contre-culture, construit comme une bande dessinée. Un film qui tient la route et qui est typique d’une époque. On ne ferait plus le film de la même manière désormais, il serait mieux documenté et filmé avec un réalisme froid mais beaucoup moins divertissant.

The Warriors - USA (1979), de Walter Hill, avec Michael Beck, James Remar, Thomas Waites, Doresy Wright, Brian Tyler, Deborah Van Valkenburgh, David Patrick Kelly, Mercedes Ruehl, John Snyder. (Acheter le film sur Amazon)




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dimanche 21 novembre 2010

Les Revenants (2004)

Un jour, les morts des dix dernières années reviennent à la vie. Une municipalité doit faire face à cet afflux de population, les étudier et les réinsérer. Quant aux habitants, ils doivent se faire à l’idée que leurs morts sont de retour et apprendre à vivre avec eux. Et ce n’est pas facile car ces derniers ont un comportement très étrange...

Les morts qui reviennent à la vie par dizaines et marchent dans les rues, on a déjà vu ce genre de scène mais c’était toujours dans des films d’horreur et ces morts étaient toujours animés d’atroces intentions. Bizarre quand on y pense... C’est ce qu’a du se dire Robin Campillo, qui filme cette histoire fantastique avec réalisme. Du coup, les morts sont calmes et ne veulent de mal à personne.

Leur retour posent pourtant problème. Des problèmes sociétaux (comment retrouver leur famille ? Leur donner un toit ? Leur rendre leur travail ?) mais aussi des problèmes psychologiques pour les vivants qui voient leurs morts revenir : un parents, un enfant, ou un époux comme cela arrive à Rachel, campée par une Géraldine Pailhas très convaincante. On ressent alors un grand malaise mais aussi une inquiétude qui va crescendo car bien qu’inoffensifs, les morts inquiètent par leur comportement étrange. Pourquoi sont-ils si lents ? Pourquoi ne dorment-ils pas ? Que font-il la nuit ? Pourquoi se rassemblent-ils ? Les images glacées et la musique « lynchéenne » contribuent aussi pour beaucoup à rendre ce très bon film angoissant. Une œuvre unique et à voir.

Les Revenants - France (2004) de Robin Campillo, avec Géraldine Pailhas, Jonathan Zaccaï, Frédéric Pierrot, Victor Garrivier, Catherine Samie, Djemel Barek, Marie Matheron. (Acheter le DVD sur Amazon)


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vendredi 12 novembre 2010

De vrais mensonges (2010)

Jean travaille dans un salon de beauté. Amoureux de sa jeune patronne, il lui envoie une lettre d’amour anonyme. Celle-ci la recopie et l’envoie à sa mère pour l’aider à sortir de sa dépression.

Pierre Salvadori s’est imposé dès ses débuts comme un spécialiste de la comédie savoureuse et subtile. Avec De vrais mensonges, il réalise sans doute son meilleur film. Un film qui fait rire aux éclats grâce à une histoire bien construite, sans temps mort, autour d’une cascade de quiproquos. Le succès de cette histoire repose aussi sur ses interprètes et tout particulièrement sur Audrey Tautou. Souvent mal utilisée par le passé, l’actrice trouve dans ce film un rôle savoureux de petite peste qui lui va comme un gant. Quant à Nathalie Baye elle impressionne dans le rôle d’une femme délaissée qui courtise un malheureux homme qu’elle croit fou d’elle. Mention spéciale enfin pour Judith Chemla, hilarante dans le rôle d’une hôtesse d’accueil un peu lente et perturbée.

De vrais mensonges - France (2010) de Pierre Salvadori, avec Audrey Tautou, Nathalie Baye, Sami Bouajila, Daniel Duval, Judith Chemla.




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samedi 6 novembre 2010

Flic ou zombie (1987)

Deux flics enquêtent sur un gang de braqueurs qui semblent immortels. Au cours d’une perquisition, l’un des flics est tué puis ramené à la vie à l’aide d’une machine. Il a douze heures pour trouver son assassin avant que son corps se décompose.

Ce film est un nanar pur et dur. Les personnages principaux sont deux flics tellement ringards que cela en est magnifique. On ne parlera pas de psychologie des personnages ici, elle est inexistante. Quant à l’histoire de zombies, elle aura du mal à convaincre qui que ce soit d’autant que le scénario est tellement navrant qu’il semble avoir été improvisé. Le seul intérêt de ce Flic ou zombie réside dans des scènes délicieusement gores durant lesquelles on voit des corps se décomposer. Le pompon revient à une scène que les plus grands surréalistes n’auraient pas renié : dans un restaurant chinois, les viandes (poulets, canards, poissons et même un porc et un bœuf) reviennent à la vie. C’est grotesque et grandiose. Une scène culte !

Dead Heat - USA (1987), de Mark Goldblatt, avec Treat Williams, Joe Piscopo, Darren McGavin, Lindsay Frost, Vincent Price. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 30 octobre 2010

A cause d’un assassinat (1974)

Alerté par la mort de nombreux témoins de l’assassinat d’un homme politique, un journaliste enquête et découvre que la mystérieuse entreprise Parallax serait mêlée à cette affaire.

A cause d’un assassinat est un thriller paranoïaque typique du début des années 70. L’intrigue est de toute évidence inspirée par la vague d’assassinats politiques qui a marqué la fin des années 60. Et si tous ces mystérieux déséquilibrés qui ont mis fin aux jours de John et Robert Kennedy ou encore de Martin Luther King ne s’étaient pas trouvés là par hasard ? Voici l’idée sur laquelle a été basée l’intrigue, l’auteur imaginant une société recrutant des dangereux déséquilibrés pour en faire des coupables idéals. A partir du moment où l’on accepte cette idée pas très crédible mais que l’on ne peut pas totalement écarter, le film devient très prenant. Il ne s’agit pas pour autant d’un thriller haletant comme le I comme Icare de Verneuil par exemple. Pakula a choisi la froide démonstration, filmant un univers sombre et oppressant, sans vie, sans émotions. La mort semble être la seule issue de ce cauchemar. Elle hante ce film dans lequel les personnages ne sont que des abstractions, les rouages d’une machine inarrêtable.

The Parallax View – USA (1974) de Alan J. Pakula, avec Warren Beatty, Hume Cronyn, William Daniels, Paula Prentiss. (Acheter le DVD sur Amazon)




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vendredi 22 octobre 2010

Soyez sympas, rembobinez (2007)

Un homme un peu barge efface par accident toutes les cassettes du vidéo-club dans lequel travaille son ami. Les deux hommes décident de remplacer les enregistrements par leurs propres versions des films. Le succès est vite au rendez-vous.

Avec un tel sujet, on peut s’attendre au pire et c’est un peu ce à quoi on a le droit au début. L’humour lourdingue de Jack Black ne donne pas envie de continuer ni les versions que les deux compères enregistrent des grands succès du cinéma (SOS Fantômes, Rush Hour 2, Miss Daisy et son chauffeur…). C’est amusant mais on rit peu. Heureusement, Michael Gondry passe ensuite à autre chose. Les deux compères, devenus trois, décident de se lancer dans la production de leur propre film et enrôlent leurs fidèles clients pour tourner dedans. Le triste vidéo club qui permettait à chaque client de visionner un blockbuster impersonnel devient le lieu d’une aventure collective. Et la magie que le cinéma avait perdu en devenant une industrie renaît grâce à la passion de quelques amateurs unis dans ce projet fou. On retiendra aussi de ce film les performances des seconds rôles, Danny Glover et Mia Farrow, qui campent tout deux des personnages émouvants et attachants.

Be Kind Rewind - USA (2007), de Michael Gondry, avec Franck Black, Mos Def, Melonie Diaz, Danny Glover, Mia Farrow, Sigourney Weaver. (Acheter le film sur Amazon)




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dimanche 17 octobre 2010

Troublez-moi ce soir (1952)

Dans un grand hôtel, un homme au bord de la rupture avec son amie, rencontre une jeune babysitteuse très sexy. Il s’intéresse à elle mais la trouve vite inquiétante.

Troublez-moi ce soir, adaptation d’un roman noir de Charlotte Armstrong, offre à Marilyn Monroe un rôle intéressant, assez différent de ses rôles habituels de blondes bébêtes. L’actrice se montre plutôt convaincante, jouant très bien la folie. Hélas le film n'est pas à la hauteur de sa performance, la faute à un scénario complètement raté qui accorde à la romance sans intérêt entre Richard Widmark et Anne Bancroft autant d’importance qu’à l’intrigue principale. Ce qui aurait dû être un thriller n’est plus qu’une comédie dramatique mal foutue et sans grand intérêt, l’élément inquiétant se retrouvant au second plan. Du coup le spectateur baille plus qu’il ne tremble et ne peut qu’être déçu par un film qui ne parvient pas à tenir ses promesses.

Don’t Bother to Knock (USA - 1952), de Roy Ward Baker, avec Richard Widmark, Marilyn Monroe, Anne Bancroft, Jeanne Cagney, Elisha Cook Jr. (Acheter le DVD sur Amazon)




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A

samedi 9 octobre 2010

Du Rififi à Paname (1966)

Un agent des services secrets américains devient l’homme de main d’un gros trafiquant français pour démanteler un trafic d’armes vers Cuba. Tout en menant son enquête, il protège son nouveau patron menacé par une bande rivale.

Du rififi à Paname, ce titre fait penser aux bons vieux polars français écrits par Michel Audiard mais le grand dialoguiste n’est pas de l’aventure, remplacé et imité par le talentueux Alphonse Boudard. Les dialogues sont plaisants mais l’histoire d’un premier abord très compliquée mais en fait assez simple n’a rien de captivant. Tout est fait pour nous faire croire à un grand film international (quelques scènes filmées à Tokyo, Londres et Munich, la présence de George Raft et de Gert Froebe) mais derrière ces artifices qui ne trompent personne, on décèle le petit produit français classique filmé sans talent par Denys de La Patellière. Tout n’est que prétexte pour nous montrer Jean Gabin faire son numéro habituel de vieux malfrat bougon. Et comme celui-ci n’est plus de la première jeunesse, on lui a mis dans les pattes un second personnage principal plus glamour et plus fougueux, le beau Claudio Brook, et l’on a rendu le produit un peu mode en y ajoutant quelques jeunes qui se déhanchent sur de la musique twist ou des strip-teaseuses qui enlèvent le haut. Un film décevant.

Du Rififi à Paname - France (1966), de Denys de La Patellière, avec Jean Gabin, Claudio Brook, Gert Froebe, Marcel Bozzuffi, George Raft, Nadja Tiller, Daniel Ceccaldi, Mireille Darc, Claude Brasseur. (Acheter le DVD sur Amazon)


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samedi 2 octobre 2010

Borderline (1950)

Deux agents qui ne se connaissent pas infiltrent des gangs de trafiquants de drogue au Mexique. Ils font équipe pour transporter de la drogue aux États-Unis, chacun œuvrant pour piéger l’autre.

Borderline a tout pour être un film noir mais ce n’en est pas vraiment un. Il s’agit plutôt d’un film hybride qui mêle film noir et comédie romantique car les deux agents, joués par la rigolote Claire Trevor et le plus sobre Fred MacMurray, vont, on s’en doute, tomber amoureux l’un de l’autre au cours de leur aventure. Mais bien évidemment, ils se doivent de résister, chacun pensant que l’autre est un véritable contrebandier. Le fait que le réalisateur (le vétéran William A. Seiter) soit considéré comme un spécialiste de la comédie y est sans doute pour beaucoup. Reste que l’on ne tremble pas trop et que l’on ne rit pas vraiment non plus. On est donc un peu déçu de ce film qui ne satisfera ni les amateurs de comédies ni les amateurs de films noirs.

Borderline - USA (1950) de William A. Seiter, avec Claire Trevor, Fred MacMurray, Raymond Burr, José Torvay. (Acheter le DVD sur Amazon)


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vendredi 24 septembre 2010

L’Adieu aux armes (1934)

Durant la première guerre mondiale, en Italie, un américain qui sert dans l’armée italienne comme brancardier s’éprend d’une infirmière anglaise. Lorsqu’il est blessé au front, celle-ci le soigne mais une fois rétabli, la guerre les sépare.

L’Adieu aux armes est un roman magnifique qui conte l’une des plus belles histoires d’amour du XXe siècle mais cette adaptation de Frank Borzage est bien loin d’être à la hauteur du roman d’Ernest Hemingway. Le cinéaste a coupé allégrement dans l’intrigue pour réduire ce chef d'œuvre de la littérature en une simple bluette sentimentale. Exit les scènes de guerre remplacées par des plans confus pris en extérieur nuit. Exit l’haletante escapade du couple vers la Suisse. Cela ressemble à un atroce roman photo pour vielles filles, exagérément mélodramatique. Et la présence du ténébreux Gary Cooper, de la pétillante Helen Hayes et du truculent Adolphe Menjou ne suffisent pas à sauver ce film de la médiocrité.

A Farewell To Arm - USA (1934), de Frank Borzage, avec Gary Cooper, Helen Hayes, Adolphe Menjou. (Acheter le DVD sur Amazon)


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samedi 18 septembre 2010

Serpico (1973)

Frank Serpico est un flic pas comme les autres. D’abord parce qu’il est hippie et s’intéresse à l’art mais surtout parce que contrairement à la plupart de ses collègues, il refuse de se laisser corrompre.

Avec ce film la police de New York (NYPD) en prend pour son grade. On y voit des flics violents, vulgaires et corrompus qui passent leur temps à racketter les voyous plutôt qu’à faire régner la loi. Parmi eux, Serpico refuse de participer au racket et met un point d’honneur à faire son travail correctement. Isolé, menacé par ses collègues, il résiste et décide de mettre fin à tout cela en dénonçant les agissements de ses collègues. Mais trouvera-t-il quelqu’un prêt à s’attaquer à la police ? Ce film est tiré d’une histoire vraie mais on espère que les faits ont été un peu exagérés. Cela semble un peu trop manichéen, le petit flic qui lutte seul contre toute la police et les politiques de la ville. Mais il faut se souvenir que, dans les 70s, on aimait ces films dans lesquels un héros se bat seul ou presque contre une organisation pour révéler un scandale. L’effet du Watergate sans doute. Mais que les faits aient été exagérés ou pas, Serpico est un excellent film grâce au talent de conteur de Sidney Lumet et au talent de comédien d’Al Pacino, impressionnant dans ce rôle de flic sympathique et original.

Serpico - USA (1973) de Sidney Lumet, avec Al Pacino, John Randolph, Jack Kehoe, Barbara Eda-Young, Cornelia Sharpe, Allan Rich. (Acheter le DVD sur Amazon)




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