lundi 13 décembre 2010

La Momie (1932)

En ouvrant un sarcophage, un égyptologue ressuscite une momie maléfique qui se met en quête de son amour perdu en attirant à lui une belle jeune femme qui semble être la réincarnation de sa bien-aimée.

La Momie ne vous fera pas pousser des cris d’effroi. Ce film a bien peu de chance d’effrayer le spectateur contemporain qui a vu bien pire même si Boris Karloff, qui joue le grand prêtre Im-Ho-Tep ressuscité, ne démérite pas avec sa tronche sinistre et son regard fixe réellement inquiétant. Alors que vaut un film d’horreur qui ne fait pas peur ? Rien si l’on recherche des sensations fortes. En revanche, les amateurs de contes morbides oniriques à la Edgar Allan Poe apprécieront ce film envoûtant qui utilise avec intelligence la très mystérieuse Égypte ancienne pour créer une atmosphère inquiétante.

The Mummy - USA (1932), de Karl Freund, avec Boris Karloff, Zita Johann, David Manners, Bramwell Fletcher, Arthur Byron, Edward Van Sloan. (Acheter le film sur Amazon)




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samedi 4 décembre 2010

Les Rues de feu (1984)

Un groupe de bikers enlève une chanteuse en plein concert. L’impresario et amant de la chanteuse engage un ancien militaire, ancien compagnon de la chanteuse, et une baroudeuse pour la délivrer.

Avec Les Rues de feu, on sent bien que Walter Hill a tenté de réédité le coup des Guerriers de la nuit. L’histoire se déroule au début des années 60 mais le film a la même esthétique, un peu trop clinquante, propre aux vidéos clips de la première partie des années 80, avec un goût prononcé pour les scènes de ville la nuit. Quant au scénario, il est des plus légers avec des personnages jamais crédibles, interprétés par des acteurs peu convaincants à l’image de Michael Paré qui n’a ni le talent ni le charisme suffisant pour porter le film sur ses épaules. Seul le rythme et le suspense pouvait sauver ce film de la médiocrité mais hélas il n’y en a pas. Et le choix d’entrecouper le film de numéros musicaux n’arrange rien. Ce film est un ratage total.

Streets of Fire - USA (1984), de Walter Hill, avec Michael Paré, Diane Lane, Rick Moranis, Amy Madigan, Willen Dafoe, Deborah Van Valkenburgh, Richard Lawson, Rick Rossovich, Bill Paxton. (Acheter le film sur Amazon)




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dimanche 28 novembre 2010

Les Guerriers de la nuit (1979)

Les Warriors, une bande de voyous, sont accusés à tort, du meurtre du chef d’une autre bande. Toutes les bandes de New York s’unissent pour les exterminer au cours d’une folle nuit.

Le film commence par des scènes ridicules qui nuisent un peu à l’histoire. Imaginez toutes les bandes de voyous de New York qui se réunissent dans un stade pour écouter le discours d’un chef de bande, un peu gourou, qui leur propose de s’unir pour faire main basse sur la ville. Pas très crédible et surtout ridicule car chaque bande a son code vestimentaire et certaines vont vraiment pitié à voir. C’est tout simplement grotesque. Et l’esthétisme très 80s n’arrange rien. Un vrai carnaval ! Pourtant, dès que la traque commence, on est saisi par cette histoire haletante et l’on oublie tout. Les malheureux Warriors, emmenés par le séduisant Michael Beck, courent tellement que le spectateurs en est presque essoufflé. Et quand ceux-ci cessent de courir, c’est pour des scènes de bastons spectaculaires et jubilatoires.

On ne peut pas dire que Les Guerriers de la nuit soit un grand film et pourtant Walter Hill a réussi là un bon film de contre-culture, construit comme une bande dessinée. Un film qui tient la route et qui est typique d’une époque. On ne ferait plus le film de la même manière désormais, il serait mieux documenté et filmé avec un réalisme froid mais beaucoup moins divertissant.

The Warriors - USA (1979), de Walter Hill, avec Michael Beck, James Remar, Thomas Waites, Doresy Wright, Brian Tyler, Deborah Van Valkenburgh, David Patrick Kelly, Mercedes Ruehl, John Snyder. (Acheter le film sur Amazon)




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dimanche 21 novembre 2010

Les Revenants (2004)

Un jour, les morts des dix dernières années reviennent à la vie. Une municipalité doit faire face à cet afflux de population, les étudier et les réinsérer. Quant aux habitants, ils doivent se faire à l’idée que leurs morts sont de retour et apprendre à vivre avec eux. Et ce n’est pas facile car ces derniers ont un comportement très étrange...

Les morts qui reviennent à la vie par dizaines et marchent dans les rues, on a déjà vu ce genre de scène mais c’était toujours dans des films d’horreur et ces morts étaient toujours animés d’atroces intentions. Bizarre quand on y pense... C’est ce qu’a du se dire Robin Campillo, qui filme cette histoire fantastique avec réalisme. Du coup, les morts sont calmes et ne veulent de mal à personne.

Leur retour posent pourtant problème. Des problèmes sociétaux (comment retrouver leur famille ? Leur donner un toit ? Leur rendre leur travail ?) mais aussi des problèmes psychologiques pour les vivants qui voient leurs morts revenir : un parents, un enfant, ou un époux comme cela arrive à Rachel, campée par une Géraldine Pailhas très convaincante. On ressent alors un grand malaise mais aussi une inquiétude qui va crescendo car bien qu’inoffensifs, les morts inquiètent par leur comportement étrange. Pourquoi sont-ils si lents ? Pourquoi ne dorment-ils pas ? Que font-il la nuit ? Pourquoi se rassemblent-ils ? Les images glacées et la musique « lynchéenne » contribuent aussi pour beaucoup à rendre ce très bon film angoissant. Une œuvre unique et à voir.

Les Revenants - France (2004) de Robin Campillo, avec Géraldine Pailhas, Jonathan Zaccaï, Frédéric Pierrot, Victor Garrivier, Catherine Samie, Djemel Barek, Marie Matheron. (Acheter le DVD sur Amazon)


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vendredi 12 novembre 2010

De vrais mensonges (2010)

Jean travaille dans un salon de beauté. Amoureux de sa jeune patronne, il lui envoie une lettre d’amour anonyme. Celle-ci la recopie et l’envoie à sa mère pour l’aider à sortir de sa dépression.

Pierre Salvadori s’est imposé dès ses débuts comme un spécialiste de la comédie savoureuse et subtile. Avec De vrais mensonges, il réalise sans doute son meilleur film. Un film qui fait rire aux éclats grâce à une histoire bien construite, sans temps mort, autour d’une cascade de quiproquos. Le succès de cette histoire repose aussi sur ses interprètes et tout particulièrement sur Audrey Tautou. Souvent mal utilisée par le passé, l’actrice trouve dans ce film un rôle savoureux de petite peste qui lui va comme un gant. Quant à Nathalie Baye elle impressionne dans le rôle d’une femme délaissée qui courtise un malheureux homme qu’elle croit fou d’elle. Mention spéciale enfin pour Judith Chemla, hilarante dans le rôle d’une hôtesse d’accueil un peu lente et perturbée.

De vrais mensonges - France (2010) de Pierre Salvadori, avec Audrey Tautou, Nathalie Baye, Sami Bouajila, Daniel Duval, Judith Chemla.




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samedi 6 novembre 2010

Flic ou zombie (1987)

Deux flics enquêtent sur un gang de braqueurs qui semblent immortels. Au cours d’une perquisition, l’un des flics est tué puis ramené à la vie à l’aide d’une machine. Il a douze heures pour trouver son assassin avant que son corps se décompose.

Ce film est un nanar pur et dur. Les personnages principaux sont deux flics tellement ringards que cela en est magnifique. On ne parlera pas de psychologie des personnages ici, elle est inexistante. Quant à l’histoire de zombies, elle aura du mal à convaincre qui que ce soit d’autant que le scénario est tellement navrant qu’il semble avoir été improvisé. Le seul intérêt de ce Flic ou zombie réside dans des scènes délicieusement gores durant lesquelles on voit des corps se décomposer. Le pompon revient à une scène que les plus grands surréalistes n’auraient pas renié : dans un restaurant chinois, les viandes (poulets, canards, poissons et même un porc et un bœuf) reviennent à la vie. C’est grotesque et grandiose. Une scène culte !

Dead Heat - USA (1987), de Mark Goldblatt, avec Treat Williams, Joe Piscopo, Darren McGavin, Lindsay Frost, Vincent Price. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 30 octobre 2010

A cause d’un assassinat (1974)

Alerté par la mort de nombreux témoins de l’assassinat d’un homme politique, un journaliste enquête et découvre que la mystérieuse entreprise Parallax serait mêlée à cette affaire.

A cause d’un assassinat est un thriller paranoïaque typique du début des années 70. L’intrigue est de toute évidence inspirée par la vague d’assassinats politiques qui a marqué la fin des années 60. Et si tous ces mystérieux déséquilibrés qui ont mis fin aux jours de John et Robert Kennedy ou encore de Martin Luther King ne s’étaient pas trouvés là par hasard ? Voici l’idée sur laquelle a été basée l’intrigue, l’auteur imaginant une société recrutant des dangereux déséquilibrés pour en faire des coupables idéals. A partir du moment où l’on accepte cette idée pas très crédible mais que l’on ne peut pas totalement écarter, le film devient très prenant. Il ne s’agit pas pour autant d’un thriller haletant comme le I comme Icare de Verneuil par exemple. Pakula a choisi la froide démonstration, filmant un univers sombre et oppressant, sans vie, sans émotions. La mort semble être la seule issue de ce cauchemar. Elle hante ce film dans lequel les personnages ne sont que des abstractions, les rouages d’une machine inarrêtable.

The Parallax View – USA (1974) de Alan J. Pakula, avec Warren Beatty, Hume Cronyn, William Daniels, Paula Prentiss. (Acheter le DVD sur Amazon)




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