samedi 4 septembre 2010

St. Elmo’s Fire (1985)

Un groupe d’amis fraîchement sortis de l’université a bien du mal à entrer dans la vie adulte. Tous ou presque semblent chercher un sens à leur vie et hésitent à s’engager sentimentalement et professionnellement.

Ce film sur une bande de copains fonctionne parfaitement. Joel Schumacher qui a réalisé le film et co-écrit le scénario semble avoir mis beaucoup de lui-même dans ce projet. Il a su créer des personnages crédibles et attachants dont on suit l’apprentissage avec plaisir. Un plaisir que ne partageaient pas les critiques de l’époque choqués par ces enfants gâtés, puérils et égocentriques. Il est vrai que ces personnages semblent parfois sortir d’un roman de Bret Easton Ellis mais quoi d’étonnant à cela, il s’agit d’un film des années 80, les années Yuppies. Aujourd’hui, ce film est intéressant car très représentatif de cette époque et il traite d’un thème, l’entrée dans la vie adulte (le couple, le travail, la politique), riche mais bizarrement sous exploité par Hollywood. L’autre intérêt du film est que Joel Schumacher ait su réunir un groupe de jeunes comédiens talentueux, Rob Lowe et Demi Moore en tête. L’alchimie entre eux est parfaite et quand le générique de fin arrive on espère une suite, un film qui nous raconte ce qu‘ils sont devenus, plus de vingt après.

St. Elmo’s Fire - USA (1985), de Joel Schumacher, Rob Lowe, Demi Moore, Andrew McCarthy, Judd Nelson, Ally Sheedy, Emilio Estevez, Mare Winningham, Martin Balsam, Andie McDowell.






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dimanche 29 août 2010

Les Feux de la nuit (1988)

Jeune employé dans un quotidien new-yorkais, Jamie Conway vient d’être largué par son épouse. Il passe ses soirées et ses nuits dans les boites de la ville et sniffe de la cocaïne nuit et jour alors que sa vie s’écroule.

Adapté le roman Bright Light, Big City n’est pas simple. Le réalisateur James Bridges s’y est cassé les dents même s’il avait confié le script à Jay McInerney, l'auteur du roman. Pourquoi un tel échec ? D’abord à cause du scénario défaillant qui ne parvient pas à instaurer l'ombre d'un suspense et à des personnages secondaires inexistants. La mise en scène est elle aussi coupable. Une mise en scène nerveuse et audacieuse comme celle de Roger Avary qui a su adapter l’inadaptable Les Lois de l’attraction avec succès aurait été plus adaptée à cette histoire que la mise en scène gentillette de James Bridges, digne d’un vulgaire téléfilm. Enfin on a beau aimer Michael J. Fox, force est de constater qu’il ne parvient pas à convaincre dans ce rôle de looser accroc à la coke. Les acteurs de comédies peuvent se révéler extraordinaires lorsqu’ils sont utilisés à contre-emploi dans des rôles dramatiques mais dans le cas des Feux de la nuit, c’est un fiasco. Concernant les autres comédiens, difficile de rendre compte de leur performance tant leurs personnages sont négligés et donc transparents. Dommage pour Kiefer Sutherland, Phoebe Cates et Dianne West. Seule la bande-son signée Donald Fagen est à la hauteur.

Bright Light, Big City
- USA (1988) de James Bridges, avec Michael J. Fox, Kiefer Sutherland, Phoebe Cates, Dianne West.






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dimanche 22 août 2010

La Balance (1982)

Après l’assassinat de son principal indic, l’inspecteur Palouzi et ses coéquipiers sont décidés à faire tomber une fois pour toute Roger Massina, le caïd local. Pour cela ils partent à la recherche d’une nouvelle balance et leur choix se porte sur Dédé, un gangster sur le déclin et sa compagne, Nicole, prostituée.

La Balance, César du meilleur film en 1983, est le grand polar français des années 80. Un film que l’on peut voir et revoir sans se lasser. Tout marche parfaitement : une intrigue bien ficelée, des personnages crédibles parfaitement interprétés, des seconds rôles attachants et en plus de l’action, de la vraie, à l’américaine. Les bandits sont abjects mais certains d’entre eux sont attendrissant comme le malheureux Dédé, interprété par Philippe Léotard qui a obtenu le César du meilleur acteur pour ce film. Sa touchante histoire d’amour avec Nicole (Nathalie Baye, César de la meilleure actrice pour ce rôle), une prostituée, est au cœur du film. Les personnages de flics, bien qu’au premier plan, sont secondaires dans la mesure où ils ne sont pas développés. Ils sont donc un peu caricaturaux mais séduisants, notamment Richard Berry en flic cool mais prêt à tout pour parvenir à ses fins, et son acolyte Christophe Malavoy. Mais le personnage principal de ce film, c’est peut être tout simplement Paris et notamment le quartier de Belleville et ses taudis malfamés. Un Paris filmé au début des années 80. Une autre époque.

La Balance - France (1982), de Bob Swaim, avec Nathalie Baye, Philippe Léotard, Richard Berry, Maurice Ronet, Christophe Malavoy, Tcheky Karyo, Bernard Freyd, Florent Pagny.






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mercredi 18 août 2010

Alma (2004)

Alma, jeune femme issue de la bourgeoisie viennoise, épouse le compositeur et chef d’orchestre Gustav Malher avec qui elle fonde une famille. Mais elle s’éprend d’un autre homme...

Alma Malher était parait-il une femme remarquable. Le problème, c’est qu’il est bien difficile de comprendre pourquoi en regardant ce film. On y voit une belle femme qui passe d’un homme à l’autre. Certes ces hommes sont des célébrités (Klimt, Malher, Kokoschka… ) mais n’a-t-elle rien fait de plus admirable dans sa vie ? Bruce Beresford, qui est capable de mieux (Son alibi, Miss Daisy et son chauffeur), filme une succession de tableaux, qui représentent les différents moments clés de la vie de cette femme mais qui sont censés aussi rendre compte de Vienne et de sa vie artistique à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Malheureusement tout cela est filmé sans passion, avec peu de moyens et des images soignées qui semblent faites pour la télévision. En fait, tout semble bien artificiel à commencer par le jeu des comédiens et on n’y croit pas une seule seconde.

Bride of the Wind - Grande-Bretagne (2004), de Bruce Beresford, avec Sarah Wynter, Jonathan Pryce, Vincent Perez, Simon Verhoeven.






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vendredi 23 juillet 2010

L’Homme de la tour Eiffel (1949)

Un jeune bourgeois américain commandite l’assassinat de sa tante afin de toucher un héritage qu’il attend avec impatience. Maigret ne tarde pas à démasquer l’assassin qui joue avec le commissaire, persuadé que ce dernier ne pourra jamais prouver sa culpabilité.

Ce Maigret « made in USA », adapté du roman La Tête d’un homme, est fort décevant. Mais est-ce une surprise ? Le film a beau avoir été tourné à Paris, le metteur en scène et comédien Burgess Meredith n’a pas su utiliser la ville comme il aurait fallu, n’en montrant qu’une image d’Epinal, un Paris de carte postale bien éloigné du Paris quotidien des romans de Georges Simenon. Quant aux personnages et à leur psychologie, le point fort des roman de Simenon, ils sont rapidement survolés. Reste une intrigue peu captivante, une mise en scène mollassonne qui frise l’amateurisme et des comédiens sans charisme à l’exception du grand Charles Laughton hélas guère convainquant dans le rôle de Maigret.

The Man on the Eiffel Tower - USA (1949) de Burgess Meredith, avec Charles Laughton, Franchot Tone, Burgess Meredith, Robert Hutton, Jean Wallace, Patricia Roc.




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lundi 19 juillet 2010

La Femme en vert (1945)

A Londres, des jeunes femmes sont assassinées et l’un de leur doigt est systématiquement sectionné. Scotland Yard fait appel à Sherlock Holmes pour mettre un terme à ces crimes.

Cette énigme est un peu décevante. On comprend très vite que l’on n’a pas à faire à un serial killer mais à une organisation criminelle menée par le brillant professeur Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes. Mais cette ambiance mystérieuse et inquiétante sur fond d’hypnose a du charme tout comme la complice du Dr. Moriarty, une blonde fatale interprétée par Hillary Brooke. Difficile de ne pas être charmé. Et comme à son habitude, Basil Rathbone campe Sherlock Holmes à la perfection. On jurerait que le personnage de Sir Arthur Conan Doyle a été créé pour lui.

The Woman in Green - USA (1945), de Roy William Neill, avec Basil Rathbone, Nigel Bruce, Hillary Brooke, Henry Daniell, Paul Cavanagh, Matthew Boulton.






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mercredi 14 juillet 2010

Le Train de la mort (1946)

Sherlock Holmes et le docteur Watson sont engagés pour assurer la sécurité d’un diamant de grande valeur à bord d’un train. Mais cela n’empêche pas leur client d’être assassiné et le diamant d’être volé. Holmes part à la recherche du coupable.

Ce court film (une heure pile) est brillant car aucune scène n’est superflue. Tout est fait pour servir une énigme bien ficelée mettant en scène de nombreux suspects : les quelques passagers à bord de la voiture sont tous suspects et ce sont tous des personnages savoureux ou intrigants. Parmi eux, on remarquera la ravissante Renee Godfrey qui aurait méritée une plus belle carrière. Et c’est évidemment un plaisir de voir le légendaire Sherlock Holmes mener cette enquête, assisté par le Dr. Watson et l’inspecteur Lestrade, deux enquêteurs peu doués. Le fameux détective privé est interprété avec savoir-faire par Basil Rathbone, un habitué du rôle, qui colle parfaitement au personnage de Sir Arthur Conan Doyle. C’est sans doute aussi pour cette raison que le film fonctionne si bien.

Terror by night
- USA (1946) de Roy William Neill, avec Basil Rathbone, Nigel Bruce, Alan Mowbray, Dennis Hoey, Renee Godfrey, Mary Forbes.






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