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jeudi 13 mai 2010

Le Grand McLintock (1963)

McLintock, un riche éleveur de bétail dans un territoire sauvage du far-west, voit sa vie bouleversée par le retour de son épouse, une furie, revenue pour réclamer le divorce et la garde de leur fille.

Ce western peu connu de John Wayne est une comédie familiale, une sorte de Mégère apprivoisée de l’Ouest. John Wayne y est très mal à l’aise. Imaginez un peu, on lui a demandé de jouer son personnage de cowboy habituel mais il n’a pas à se servir de son arme. Il y a bien un politicien très antipathique, quelques vieux guerriers indiens, et un rodéo, mais tout cela fait partie du décor. Le seul adversaire de John Wayne, c’est la ravissante Maureen O’Hara, une épouse caractérielle qui lui rend la vie impossible. Le pauvre John Wayne doit donc faire rire et ça n’est pas dans ses cordes. Il joue souvent horriblement faux et le scénario navrant ne l’aide pas. Les personnages ont l’air d’avoir été créés par un enfant de sept ans tant ils sont superficiels et stéréotypés. Pas de chance pour Maureen O’Hara qui se donne beaucoup de mal et pour les autres comédiens dont les personnages ont un rôle purement décoratif.

Après deux longues heures de péripéties inintéressantes et inutiles, le film se conclut non pas par un duel comme aurait pu l’espérer John Wayne ou tout spectateur à la recherche d’un peu d’émotion, mais sur une longue poursuite à travers les rues de la ville. McLintock court après son épouse, qui finit la scène en sous-vêtements, et la fesse avec une poêle à frire sous les hourras approbateurs des villageois. Une fin qui ravira les féministes qui ne devaient de toute manière pas placer beaucoup d’espoir en John Wayne...

McLintock!
- USA (1963), de Andrew V. McLaglen, avec John Wayne, Maureen O’Hara, Patrick Wayne, Stefanie Powers, Yvonne de Carlo, Chill Wills, Bruce Cabot.






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samedi 8 mai 2010

Le Come-back (2007)

Star déchue des 80s, Alex Fletcher a l’occasion de revenir sur le devant de la scène grâce à une chanteuse à la mode qui le sollicite pour un duo. Mais pour cela, il lui faut écrire une bonne chanson et il en est bien incapable. Heureusement il rencontre Sophie Fisher, jeune poétesse inspirée.

Le Come-back est une comédie romantique construite sur le même canevas que les autres films du genre. Ne vous attendez donc pas à être surpris. Vous pourrez par contre être séduit par le sympathique duo formé par Hugh Grant, dont le jeu est assez sobre pour une fois, et la craquante Drew Barrymore. Et vous serez sans doute très amusé par les séquences musicales qui ridiculisent la pop/new wave des 80s (le clip du groupe d’Alex Fletcher qui ouvre le film est déjà culte) et la pop dansante actuelle façon Britney Spears (ridicule Cora). Un film léger mais fort distrayant.

Music and Lyrics - USA (2007) de Mark Lawrence, avec Hugh Grant, Drew Barrymore, Brad Garrett, Kristen Johnston, Campbell Scott, Scott Porter.






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dimanche 2 mai 2010

Neuf mois aussi (1995)

Un couple très BCBG apprend qu’il va avoir un enfant. La femme attendait ce moment depuis longtemps mais l’homme est terrorisé à l’idée de cet évènement qui promet de chambouler toute sa vie.

Neuf Mois Aussi s'intitule ainsi pour marquer une différence avec le film français Neuf mois dont il est le remake. Comme souvent le remake américain est meilleur que l'original français.

Neuf Mois Aussi est à classer dans la catégorie comédie romantique. La romance entre Hugh Grant, assez irritant par ses mimiques de grandes coquettes, et Julianne Moore, ne présente guère d’intérêt car elle est assez attendue. Par contre, ce qui fait l’intérêt du film, c’est le burlesque qui vient essentiellement des personnages secondaires. Il y a tout d’abord Robin Williams, hilarant en obstétricien russe très nerveux, qui multiplie les maladresses et les lapsus malheureux. Autre élément comique du film, Tom Arnold, cet « ami » sans gêne papa gaga d’une portée de petites filles assez perturbées. Ces deux personnages font de Neuf Mois Aussi, une comédie romantique au-dessus de la moyenne.

Nine Months - USA (1995), de Chris Columbus, avec Hugh Grant, Julianne Moore, Jeff Goldblum, Tom Arnold, Joan Cusack, Robin Williams.






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vendredi 30 avril 2010

La Brune brûlante (1959)

Un bon père de famille, poursuivi par une voisine très entreprenante, est chassé de son foyer parce que sa femme le pense infidèle. Il s’efforce de la reconquérir alors que le projet d’une implantation de base militaire les oppose.

Inspiré d’un roman de Max Shulman, cette comédie est l’avant dernier film de Leo McCarey, un vétéran qui construisit l’essentiel de sa filmographie dans les années 20 et 30. Il s’agit d’un pur vaudeville, l’histoire tant de fois racontée d’un homme qui perd la confiance de sa femme et qui fait tout pour la reconquérir. Pour jouer cet homme, on retrouve un surprenant Paul Newman que l’on a rarement vu dans ce registre. L’acteur s’en tire très bien et forme un beau duo avec Joanne Woodward, son épouse à la ville. Le couple est bien aidé par de talentueux seconds rôles : Jack Carson, très drôle dans le rôle du militaire stupide et borné à qui rien ne réussit, et surtout Joan Collins, parfaite dans le rôle de la « brune brûlante » qui poursuit de ses assiduités son malheureux voisin et qui vole la vedette à Joanne Woodward.

Rally 'Round The Flag, Boys !
- USA (1959) de Leo McCarey, avec Paul Newman, Joanne Woodward, Joan Collins, Jack Carson, Tuesday Weld, Dwayne Hickman.


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dimanche 25 avril 2010

Suzanne et ses idées (1939)

Suzanne, qui vient de rejoindre une secte chrétienne, est bien décidée à convertir ses amis et à les remettre dans le droit chemin. Pourtant elle a abandonné son mari et sa fille qui la supplient de revenir vivre avec eux.

Cette pièce de boulevard gentillette de Rachel Crothers adaptée par Anita Loos, manque un peu de rythme et oublie en cours de route ses personnages secondaires. C’est bien dommage car ceux-ci sont interprétés par d’excellents comédiens parmi lesquels la jeune Rita Hayworth. La comédie loufoque des premières minutes devient alors une comédie romantique plus banale durant laquelle le mari fait de son mieux pour reconquérir la femme qu’il aime.

Joan Crawford, qui interprète Susan, surprend agréablement dans un registre inhabituel pour elle : celui de la femme gaie, un peu fofolle et infatigable façon Katharine Hepburn. Par contre, dans le rôle de son mari, Fredric March livre une interprétation un peu mollassonne.

Susan and God - USA (1939) de George Cukor, avec Joan Crawford, Fredric March, Ruth Hussey, Rita Hayworth, John Caroll, Nigel Bruce, Bruce Cabot.


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samedi 24 avril 2010

Tais-toi ! (2003)

Ruby (Jean Reno) est un vrai dur, un tueur froid et solitaire qui ne vit plus que pour se venger du gros bonnet de la pègre qui a assassiné la femme qu’il aimait. Un jeu d’enfant pour lui sauf qu’il va trouver sur sa route Quentin (de Montargis), un petit braqueur brave mais d’une telle stupidité que ni les prisons ni les hôpitaux psychiatriques n’en veulent. Et ce grand benêt qui se prend d’affection pour ce tueur, qu’il pense être son ami, ne va plus le lâcher.

Tais-toi ! est une vraie bonne comédie qui fait rire du début à la fin comme savait les faire Gérard Oury et qui, à n’en pas douter, provoquera la même hilarité à l’étranger qu’en France. Qu’on se le dise, ce film n’a rien à voir avec ces petites comédies bricolées autour de quelques gags éculés et situations amusantes du type La Vérité si je mens ou Le Boulet. Et quoi de plus logique puisque Tais-toi ! est l’œuvre du créateur du Diner de cons et du Placard.

Francis Veber qui a écrit le scénario et les dialogues de Tais-toi ! reste sur sa bonne lancée. La première partie de ce film dans laquelle les deux personnages principaux se rencontrent est véritablement hilarante. Difficile de reprendre son souffle entre deux fous rires tant le tempo est élevé. Les acteurs y sont pour beaucoup. Jean Reno joue les durs taciturnes comme il sait si bien le faire et Gérard Depardieu, ici à contre-emploi dans le rôle du con, surprend. On connaissait son talent de comédien et on l’avait déjà vu dans de nombreuses comédies mais jusque là, ce n’était pas lui qui faisait le pitre. L’acteur s’en donne à cœur joie dans ce rôle à la Bourvil, une vraie métamorphose ! Et cerise sur le gâteau, André Dussolier qui apparaît dans quelques scènes donne encore une fois le meilleur de lui-même.

La deuxième partie du film est une course-poursuite. Les scènes d’action volent alors un peu à la vedette aux scènes comiques mais on rigole toujours beaucoup. Il faut dire qu’il est désopilant de voir comment les deux personnages vivent cette aventure différemment. Ruby (Jean Reno) vit un véritable calvaire alors que Quentin (Gérard Depardieu) est aux anges, on le croirait en lune de miel. Bref vous l’avez compris, Tais-toi ! est à voir et a l'étoffe des grands classiques qui font le bonheur des chaînes de télévision.

Tais-toi ! – France (2003) de Jacques Veber, avec Gérard Depardieu, Jean Reno, Richard Berry, André Dussolier, Jean-Pierre Malo, Léonor Varela, Ticky Holgado, Michael Aumont.






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Podium (2003)

Bernard Frédéric fut le meilleur sosie de Claude François avant de troquer ses vêtements à paillettes pour des costumes cravate d’employé de banque. Mais lorsqu’il apprend que la télévision organise un grand concours de sosies, il retrouve son complice Couscous, sosie de Michel Polnareff, et recrute de nouvelles « Bernadettes » pour recommencer la folle aventure des tournées de gala. Sa femme qui rêvait d’une vie rangée n’apprécie pas…

Évidemment le sujet est drôle et Benoît Poelvoorde est irrésistible en Bernard Frédéric. Mais pour faire un film, il faut suffisamment de péripéties et de rebondissements pour tenir le spectateur en haleine jusqu’au bout. Hélas, Yann Moix s’est contenté d’enchaîner les scènes attendues, en comptant sur la bêtise touchante du personnage de Bernard Frédéric et les numéros musicaux, kitsch à souhait, pour faire rire. Il ne réussit qu’à amuser.

Podium – France (2003) de Yann Moix, avec Benoît Poelvoorde, Jean-Paul Rouve, Julie Depardieu, Marie Guillard, Evelyne Thomas.




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Je préfère qu'on reste amis... (2005)

Claude est un triste looser au look ringard, désespérément seul depuis une rupture douloureuse survenue deux ans plus tôt. Timide et renfermé, il semble avoir renoncé à chercher l’âme sœur, se contentant d’une vie sociale minimaliste : les soirées entre mecs organisées par ses collègues de bureau et les visites à sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Mais sa rencontre avec Serge, divorcé sans complexe, constamment à la recherche d’une nouvelle aventure, va changer sa vie. Ensemble ils vont se lancer à la recherche de la femme idéale.

Dès le début du film, on est séduit par les deux personnages principaux, Claude, le looser dépressif qui rappelle les personnages interprétés par Michel Blanc dans les années 80, et Serge, le coureur de jupons pathétique. Le mérite en revient aux acteurs qui forment un duo de haute volée. L’excellent Jean-Paul Rouve s’impose une fois de plus comme un comédien de premier plan alors que Gérard Depardieu montre qu’il n’est jamais aussi bon que dans les comédies.

Coup de chapeau aussi aux deux jeunes réalisateurs, Eric Toledano et Olivier Nakache, qui ont réussi un beau film tendre, basée sur un fait de société (les célibataires et toutes ces initiatives intéressées qui fleurissent autour d’eux : club de rencontres, speed-dating, rencontre sur le net…) et pas une simple machine à faire rire. Car certes la salle rit du début jusqu’à la fin mais, alors que les dialogues et les situations comiques s’enchaînent, apparaît en filigrane quelque chose de plus profond : la naissance d’une belle amitié entre deux hommes, bien différents l’un de l’autre mais unis par une même détresse. Et de conclure qu’il n’y a pas que l’amour qui peut changer une vie, que l’amitié aussi est un sentiment fort qui peut produire le même effet.

Je préfère qu’on reste amis… - France (2005) de Eric Toledano & Olivier Nakache, avec Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu, Annie Girardot, Lionel Abelanski.






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Janis et John (2003)

Pablo (Sergi Lopez), agent d'assurance, a trouvé une bonne combine pour gagner de l'argent facile : faire un contrat d'assurance bidon à un client qui ne risque rien (Jean-Louis Trintignant). Le problème est que le risque zéro n'existe pas et que la voiture de collection du client est détruite dans un accident. Pour trouver les 500.000 francs dus à son "client", Pablo monte une escroquerie digne des pieds-nickelés : faire croire à son très riche cousin Léon (Christophe Lambert), abruti par une overdose de LSD trente ans plus tôt, que ses idoles Janis Joplin et John Lennon sont revenus sur Terre. Pour cela, il déguise sa niquedouille de femme (Marie Trintignant) en Janis et engage un acteur raté (François Cluzet) pour jouer Lennon. Une combine poussive qui va bouleverser la vie de tous les personnages du film.

Pour ce premier film, Samuel Benchetrit surprend. Si les grosses comédies françaises sont souvent bien lourdingues, ce n'est pas le cas de Janis et John, un film faussement léger. Il faut dire que derrière les rouages classiques du vaudeville se cachent non pas des stéréotypes mais de vrais personnages émouvants qui sont tous des paumés à leur façon. Des loosers qui grâce à une escroquerie foireuse et au rock'n'roll renaitront cette fois-ci pour le meilleur.

Coup de chapeau donc au réalisateur mais également aux acteurs : Marie Trintignant dont la métamorphose au cours du film est surprenante, Sergi Lopez grotesque à souhait, François Cluzet véritablement hilarant en acteur raté hanté par son personnage, Christophe Lambert très crédible en gogo de premier ordre et Jean-Louis Trintignant dont la performance ne passe pas inaperçue malgré un rôle mineur et assez anodin.

Enfin un grand bravo pour la bande-son qui rassemble le meilleur du rock psychédélique (Janis Joplin et John Lennon bien sûr mais aussi T-Rex, Ten Years After, The Who...).

Janis et John - France (2003) de Samuel Benchetrit, avec Sergi Lopez, Marie Trintignant, François Cluzet, Christophe Lambert, Jean-Louis Trintignant.






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samedi 10 avril 2010

National Lampoon’s European Vacation (1985)

Une famille de beaufs américains gagne un voyage en Europe. Elle connaîtra là-bas de nombreuses mésaventures.

La série des National Lampoon est bien connue pour son humour lourdingue. Cet épisode n’échappe pas à la règle. Les gags sont poussifs, les scénaristes (parmi lesquels John Hughes) se contentant bien souvent d’accumuler les clichés que les Américains se font des pays visités (Angleterre, France, Allemagne, Italie) pour tenter, en vain, de faire rire le spectateur. Le salut aurait pu venir de l’interprétation mais le pitre Chevy Chase ne se surpasse pas.

Quelques bons moments néanmoins dans cette « teenage comedy » oubliable : la séquence où la famille s’incruste par erreur chez un vieux couple allemand en pensant avoir affaire à de lointains cousins ou encore les apparitions hilarantes de l’ex-Monthy Python Eric Idle en victime à répétition du maladroit Chevy Chase.

Notons enfin, pour l’anecdote, la présence inattendue du français Victor Lanoux.

National Lampoon’s European Vacation - USA (1985), d’Amy Heckerling, avec Chevy Chase, Beverly d’Angelo, Jason Lively, Dana Hill, Eric Idle, Victor Lanoux, John Astin, Paul Bartel, Mel Smith, Robbie Coltrane.






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samedi 20 février 2010

Starsky & Hutch (2004)

Dans une grande ville américaine des années 70, les détectives David Starsky et Ken "Hutch" Hutchinson font équipe. Pour leur première enquête, ils doivent retrouver un tueur de femmes.

Les fréquents fiascos des adaptations ciné de séries TV pouvaient faire craindre le pire. On imaginait avec crainte les producteurs du film reprendre les concepts de base de la série pour en faire un délirant blockbuster post-moderne. Heureusement, il n’en fut rien. Le réalisateur Todd Phillips, qui a sans doute beaucoup visionné la série avant de passer à l’action, a réussi une reconstitution visuelle des plus fidèles. L’atmosphère typiquement 70s est très réussie et les vêtements portés par les deux héros, leurs mimiques et leur gestuelle se retrouvent dans le film.

Mais Todd Phillips n’est pas allé jusqu’au bout de la reconstitution car son Starsky & Hutch est une parodie de la série télé. C’est sans doute la raison pour laquelle il a choisi pour interpréter les deux détectives, Ben Stiller et Owen Wilson, deux acteurs spécialisés dans les rôles comiques, un peu comme l’avait fait Tom Mankiewicks pour son adaptation de Dragnet en confiant les rôles clés à Dan Aykroyd et Tom Hanks. Le résultat est formidable car les deux acteurs s’en donnent à cœur joie et cabotinent à merveille en singeant les expressions de leurs prédécesseurs, leur façon de marcher, de courir… Owen Wilson allant même jusqu’à pousser la chansonnette pour reprendre « Don’t give up on us », le grand succès discographique de David Soul.

Des libertés ont aussi été prises vis-à-vis des personnages, ce qui pourra éventuellement choquer les spécialistes. Ainsi David Starsky est devenu un tantinet psychorigide alors que Ken Hutchinson n’est plus le bel idéaliste que l’on a connu mais plutôt un sympathique ripoux. Du côté des seconds rôles, le brave capitaine Dobey n’a pas perdu son caractère de cochon mais son personnage semble se résumer à cela alors que Huggy-les-bons-tuyaux qui n’était qu’un petit indic ringard s’est transformé en véritable caïd. Il faudra donc accepter ses petites infidélités à l’œuvre originale pour profiter pleinement d’un scénario policier classique, mais pas bâclé, ponctué de scènes souvent très drôles voire hilarantes.

Une petite scène à la fin du film permet de retrouver Paul Michael Glaser et David Soul, les deux acteurs qui avaient créé les rôles. Un clin d’œil qui fait plaisir et qui rend peu crédible un retour du tandem original tant les acteurs ont pris de la bouteille depuis deux décennies.

Starsky and Hutch – USA (2004) de Todd Phillips avec Ben Stiller, Owen Wilson, Snoop Dogg, Fred Williamson, Vince Vaughn, Juliette Lewis, Jason Bateman, Amy Smart, Carmen Electra, Chris Penn, Paul Michael Glaser, David Soul.






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dimanche 14 février 2010

Anything Else (2003)

Jerry Falk (Jason Biggs) mène une vie difficile. Et son problème est qu’il ne sait pas rompre. Rompre avec son agent (Danny De Vito), un incompétent qui lui subtilise une importante part de ses revenus, son psy qui ne lui est pas très utile, et surtout sa copine (Christina Ricci) avec qui il est loin de vivre une liaison idyllique. Mais sa vie change grâce aux conseils d’un curieux petit homme (Woody Allen), paranoïaque et un peu dangereux, avec qui il a de longues conversations.

Cette petite comédie légère est le meilleur Woody Allen depuis Tout le monde dit I Love You. Mais attention, ce n’est pas du grand Woody pour autant et on ne peut pas dire qu’on y rie beaucoup. Il s’agit simplement d’un bon petit film plaisant à regarder où l’on s’amuse de personnages complètement névrosés. Ce qu’il manque à Anything Else, c’est sans doute quelques bons gags et un acteur principal plus charismatique et plus doué. Car il faut bien avouer que Jason Biggs n’est pas à la hauteur du film et du casting (on est plus dans American Pie là). Et à le voir imiter Woody Allen, on le trouve même agaçant. Heureusement, sa partenaire Christina Ricci, est excellente, ce qui n’est plus une surprise depuis longtemps). A voir avant tout pour Mademoiselle Ricci donc.

Anything Else – USA (2003) de Woody Allen, avec Jason Biggs, Christina Ricci, Woody Allen, Danny De Vito, Stockard Channing, Fisher Stevens, Diana Krall.






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Bronx à Bel Air (2003)

Peter Sanderson (Steve Martin) est un avocat fiscaliste, rupin et égoïste, qui vit dans une somptueuse résidence de Bel Air, le quartier résidentiel le plus chic de Los Angeles où les "negros ne viennent que pour tondre les pelouses". Seulement voila, Peter est divorcé et il commence à avoir besoin de compagnie. Heureusement il a réussi à obtenir un rendez-vous avec Charlene, la jolie blonde qu’il drague sur Internet pendant ses heures de travail. Mais patatra, voilà t-il pas que la blonde est en fait une noire bien ronde (Queen Latifah) venue du Bronx pour lui demander de l’aider à se disculper d’un vol dont on l’accuse à tord. L’intrusion de Charlene dans le monde de Peter Sanderson va bouleverser la vie de l’avocat.

Bronx à Bel Air est une comédie assez classique. Il s’agit du concept toujours aussi efficace consistant à faire entrer un individu dans un milieu qui n’est pas le sien. Il commet alors d’innombrables gaffes mettant les gens dans l’embarras avant de transformer leur vie en leur ouvrant de nouveaux horizons.

Tout l’intérêt du film vient des acteurs et là, les spectateurs seront servis. Steve "Eminem" Martin fait son numéro habituel de grimaces et de cabotinage, Queen Latifah qui le harcèle égale les meilleures performances de Whoopi Goldberg et les seconds rôles sont excellents : mention particulière à Eugene Levy dans le rôle du bon copain de Peter Sanderson, pervers et amateur de femmes rondes, et à la désopilante Joan Plowright dans le rôle d’une vieille héritière misanthrope.

Bringing Down the House – USA (2003) d’Adam Shankman, avec Steve Martin, Queen Latifah, Eugene Levy, Joan Plowright, Jean Smart, Missy Pile.






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Johnny English (2002)

Les services secrets britanniques sont en deuil, tous leurs agents ont trouvé la mort dans un terrible attentat. Tous sauf un : Johnny English, cantonné jusque là à des travaux administratifs. Il devra déjouer le plan machiavélique d’un milliardaire français décidé à s’emparer de la couronne britannique.

Cette énième parodie de James Bond avec cette fois-ci Rowan Atkinson, alias Mr. Bean, dans le rôle de l’agent secret tombe à plat. La faute n’en incombe pas à son interprète principal qui montre l’étendu de son répertoire de grimaces à la ravissante chanteuse Natalie Imbruglia dont c’est ici le premier rôle ou à John Malkovich dont l’accent français n’a rien à envier à celui de l’inspecteur Clouseau. Le problème vient du scénario simpliste et surtout de ses gags lamentables et souvent éculés. On est bien loin de la folie dévastatrice du fameux Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? de David Zucker.

Johnny English – Grande-Bretagne (2002) de Peter Howitt avec Rowan Atkinson, Natalie Imbruglia, John Malkovich, Ben Miller.






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samedi 30 janvier 2010

Sex fans des sixties (2002)

Suzette (Goldie Hawn) et Lavinia (Susan Sarandon) étaient de jeunes groupies qui suivaient les musiciens de rock et ne vivaient que pour le sexe, la drogue et le rock’n’roll. plus de vingt ans après, Suzette, qui n’a pas beaucoup changé, part retrouver son amie Lavinia, s’entichant en chemin d’un écrivain angoissé en panne d’inspiration (Geoffrey Rush). Mais mauvaise surprise, Lavinia est devenue une respectable mère de famille, snob, ennuyeuse et psychorigide qui ne veut surtout pas que son mari et ses deux filles découvrent son passé exubérant. Suzette n’aura alors de cesse que d’aider Lavinia à retrouver sa vraie personnalité.

Sex fans des sixties est une bonne surprise. Cette petite comédie sans prétention brille par l’interprétation de ses acteurs. En effet, si le réalisateur Bob Dolman se contente d’appliquer à la lettre les règles de la comédie américaine en faisant parfois preuve de maladresse (l’atroce discours moralisateur à la fin du film), les actrices Goldie Hawn et Susan Sarandon, mais aussi le toujours excellent Geoffrey Rush, ont visiblement pris beaucoup de plaisir à tourner ce film et cela se sent. Ils parviennent à transformer cet honnête divertissement en un véritable moment de bonheur et de drôlerie. Et gageons que la fameuse scène de la « rock-cock-collection » restera dans les annales.

The Banger Sisters – USA (2002) de Bob Dolman avec Goldie Hawn, Susan Sarandon, Geoffrey Rush, Erika Christensen, Robin Thomas, Eva Amurri.






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Les Aventures de Mr. Deeds (2002)

Pur et généreux, Longfellow Deeds vit dans un petit bled campagnard, au fin fond du New Hampshire. Il apprend un jour qu'il vient d'hériter de la fortune colossale d'un vieil oncle qu'il ne connaissait pas et se rend à New York pour effectuer les démarches administratives nécessaires. Mais il trouvera sur son chemin des hommes d'affaires décidés à l'escroquer, une charmante journaliste mal intentionnée et une multitudes de snobinards cyniques prêts à l'humilier.

Que vous ayez vu ou non la première version de Mr.Deeds (L'Extravaguant Mr. Deeds de Frank Capra) n'y changera rien, vous aurez forcément l'impression d'avoir déjà vu ce film des dizaines de fois, tant ses différentes péripéties ont été maintes fois vues ailleurs. Mr. Deeds n'est pas à proprement parlé un mauvais film, c'est simplement un film que l'on voit et que l'on oublie vite. Il y a pourtant un élément que l'on retiendra de ce remake, la jubilatoire prestation de John Turturo, digne d'un Peter Sellers, dans le rôle d'un majordome portoricain fétichiste des pieds. En quelques scènes, John Turturo vole la vedette aux stars du film, Adam Sandler et Winona Ryder, empêtrées dans leur love story éculée.

Mr. Deeds - USA (2002) de Steven Brill avec Adam Sandler, Winona Ryder, John Turturo, Peter Gallagher, John McEnroe (le vrai !).






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vendredi 8 janvier 2010

La Chasse aux millions (1936)

Un jeune milliardaire londonien, que sa vie de dandy ennuie, se voit conseiller par un médecin le travail. Relevant le défi, il s’exile, sans un sous, dans un quartier populaire de la ville et découvre la vie difficile de prolétaire.

Cette petite comédie britannique est charmante. Certes l’intrigue est cousue de fil blanc et l’histoire du riche qui se retrouve à vivre comme un pauvre est éculée mais le film est prenant et bien rythmé. Pas le temps de s’ennuyer d’autant que le film ne dure que 61 minutes. Il faut aussi noter que ce film de semble pas daté comme le sont de nombreuses comédies de l’époque (certains grands classiques compris) malgré une certaine naïveté dans l’intrigue et dans la mise en scène. Ce qui séduit aussi, c’est le portrait très sombre qui est fait de la société britannique au temps de la Dépression : l’absence de moralité et d’éthique des petits employeurs qui exploitent sans vergogne de pauvres bougres (et bougresses) obligés de tout accepter pour survivre à une époque où les emplois sont rares. Mais évidemment, ici tout est beau (notre héros trouve l'amour et découvre la générosité et la solidarité des petites gens) et tout finit bien (les méchants sont punis et les gentils voient leur rêve se réaliser).

Cary Grant, qui tient le rôle principal, n’a que 32 ans mais il est déjà très charismatique. Il partage l’affiche avec Mary Brian, une séduisante comédienne américaine peu connue avec qui il forme un couple charmant (ils formaient aussi un couple à la ville parait-il). Enfin, impossible de conclure sans évoquer le titre français de ce film qui laisse perplexe. La personne responsable de ce titre a-t-elle vu le film ?

The Amazing Quest of Ernest Bliss/The Amazing Adventure - Grande-Bretagne (1936) d’Alfred Zeisler, avec Cary Grant, Mary Brian, Peter Gawthorne, Henry Kendall…





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