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lundi 30 juillet 2012

Viens chez moi, j’habite chez une copine (1981)

Guy, un type malhonnête et égocentrique, vient de perdre son emploi et son logement. Il s’incruste chez Françoise, la copine de son ami Daniel.

Ce classique de la comédie de moeurs française des années 80 n’atteint jamais des sommets mais se laisse voir avec plaisir. On ne peut que savourer la situation cocasse dans laquelle se retrouve ce très sympathique couple joué par Bernard Giraudeau et Thérèse Liotard dont la gentillesse est exploitée sans vergogne par Guy, un personnage atrocement antipathique joué par Michel Blanc. Guy s’incruste, se fait entretenir, reçoit ses copines et transforme vite la vie de ses hôtes en enfer. Ce film est devenu un bon témoignage sociologique sur la vie en France dans les années 80. Une part importante du film se déroule dans le quartier Olympiades dans le 13e arrondissement de Paris.

Viens chez moi, j’habite chez une copine - France (1981), de Patrice Leconte, avec Michel Blanc, Bernard Giraudeau, Thérèse Liotard, Anémone, Sylvie Granotier, Marie-Anne Chazel. (Acheter le DVD sur Amazon)



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mardi 20 décembre 2011

Femmes de Paris (1953)

Une jeune femme appelle par erreur un prix Nobel d’astronomie et croyant parler à son amant elle lui annonce qu’elle va se suicider s’il ne la rejoint pas au Ruban bleu. L’astrologue décide de se rendre au cabaret parisien où se tient la première du nouveau spectacle afin de retrouver la jeune femme et l’empêcher de commettre l’irréparable.

Le scénario de ce film est d’une grande pauvreté. L’intrigue, traitée avec légèreté, n’est là que comme fil rouge pour nous faire découvrir l’intérieur d’un cabaret parisien très chic, avec ses numéros musicaux et comiques et ses danseuses à la poitrine dénudée. Dans le rôle principal, Michel Simon joue les braves hommes peu habitués à ce type de sorties. Il s’agit là d’un rôle insignifiant dans la carrière de ce grand comédien. Ce film à l’humour désuet, qui accumule les clichés, mérite bien l’oubli dans lequel il a sombré. Pourtant, les amateurs de music hall français de l’après-guerre pourront apprécier d’y retrouver de vieilles gloires telles que Patachou, Robert Lamoureux et le chef d’orchestre Ray Ventura qui nous offre sur la fin un long numéro assez réussi dans lequel on retrouve aussi le duo comique Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Ces personnalités donnent à ce film mineur un certain charme.

Femmes de Paris - France (1953), de Jean Boyer, avec Michel Simon, Brigitte Auber, Henri Génès, Micheline Dax. (Acheter le DVD sur Amazon)


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dimanche 9 octobre 2011

Le Guignolo (1980)

Un escroc sympathique de haut vol se rend à Venise et se retrouve pris au piège dans une affaire d’espionnage.

Cela aurait pu être un film noir, inquiétant (ce viseur à infrarouge qui suit le héros et abat tous ceux qui l’approchent), mais c’est une comédie. Comme à son habitude, Georges Lautner (Les Tontons flingueurs, Ne nous fâchons pas) part d’une intrigue policière pour réaliser une œuvre comique qui flirte souvent ici avec le burlesque. Et comme tout Belmondo de cette grande époque, on a le droit à des numéros spectaculaires : Belmondo en caleçon blanc à poids rouge suspendu à un hélicoptère, Belmondo qui dévaste le hall d’un hôtel avec un hors-bord…

A tous ceux qui n’apprécient pas les pitreries de Belmondo, il est conseillé de prendre la fuite car l’acteur en fait des tonnes et l’on peut parler sans se tromper de cabotinage. Les spectateurs plus indulgents pourront apprécier ce spectacle divertissant à souhait servit par une pléiade de seconds rôles de grand talent qui récitent les dialogues réjouissants du grand Michel Audiard.

Le Guignolo - France (1980) de Georges Lautner, avec Jeam-Paul Belmondo, Carla Romanelli, Charles Gérard, Michel Galabru, Georges Géret, Michel Beaune, Henri Guibet, Philippe Castelli, Pierre Vernier. (Achetez le DVD sur Amazon)




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samedi 26 mars 2011

Fantomas contre Scotland Yard (1967)

Fantomas met en place un plan diabolique pour racketter les plus grosses fortunes de la planète. Ceux-ci, réunis dans un château en Écosse, font notamment appel au célèbre Commissaire Juve pour contrer les plans du criminel.

Fantomas et son plan qui se veut diabolique mais n’est que ridicule n’impressionne pas. D’ailleurs, ce personnage de légende qui fit trembler bien des lecteurs et des spectateurs au début du XXe siècle n’est plus vraiment au cœur de l’intrigue. Il n’est ici que le faire-valoir de Louis de Funès qui joue son petit numéro de méchant colérique habituel plutôt que d’interpréter le Commissaire Juve. Quant au journaliste Fandor, interprété par Jean Marais, il est devenu complètement inutile à l’intrigue si intrigue il y a… Si l’idée de faire de Fantomas une comédie policière n’était pas mauvaise, force est de constater qu’un seul film aurait suffit. Avec ce troisième et dernier volet, la série s’essouffle grandement.

Fantomas contre Scotland Yard
- France (1967) d’André Hunebelle, avec Louis de Funès, Jean Marais, Mylène Demongeot. (Acheter le coffret DVD Fantomas sur Amazon)




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vendredi 18 mars 2011

Tendre voyou (1966)

Menteur et séducteur, Tony Maréchal est un gigolo et un escroc. Il vit la belle vie et voyage auprès de ravissantes femmes du monde.

Dans ce film plein de charme, au rythme très enlevé, de Jean Becker, on retrouve un Belmondo au top de sa forme qui exécute avec brio son grand numéro de séducteur volubile et survolté. Il en fait des tonnes mais comment ne pas adorer ? Il est parfait dans la peau de ce personnage joueur et doté d’une imagination débordante, qui s’invente des personnages et imagine des histoires parfois abracadabrantes pour séduire et soutirer de l’argent à de ravissantes femmes fortunées. On rit de la crédulité de tout ces personnages et des nombreux quiproquos que les mensonges ne manquent pas de créer. C’est jouissif grâce notamment à une belle brochette de seconds rôles (Jean-Pierre Marielle, Philippe Noiret, Marcel Dalio, Maria Pacôme…) et de charmantes créatures (Mylène Demongeot, Nadja Tiller, Stefania Sandrelli). Un autre artisan de ce succès est le grand Michel Audiard qui a signé les dialogues de ce film avec le talent que l‘on sait.

Tendre voyou - France (1966) de Jean Becker, avec Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle, Mylène Demongeot, Nadja Tiller, Philippe Noiret, Géraldine Page, Maria Pacôme, Marcel Dalio, Stefania Sandrelli, Micheline Dax, Robert Morley, Pierre Tornade. (Acheter le DVD sur Amazon)


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vendredi 18 février 2011

Porky's II (1983)

Une secte intégriste veut interdire la représentation d'une pièce de Shakespeare que des lycéens doivent donner, jugeant l'auteur licencieux. Les lycéens contre-attaquent.

Le premier épisode de cette série avait un côté sympathique et amusant qui s'est hélas perdu en route. Porky's II rame du début à la fin pour essayer, en vain, d'arracher un sourire au spectateur. Il faut dire que s'attaquer à l'intégrisme religieux peut être ingénieux mais cela demande de la finesse et cette comédie n'en a aucune. L'humour potache et le cul vont bien ensemble mais pour des sujets plus graves, cela ne marche pas. Du coup, ce film ne semble être qu'une tentative infructueuse des producteurs de rééditer le succès du premier Porky's, une suite bâclée que seul l'appât du gain justifie. On éprouve beaucoup de gêne à voir tout ces "gags" tomber à plat et tout ces comédiens, peu talentueux, ramer sur ce script qui ne méritait pas d'être filmé.

Porky's II: the Next Day
- USA (1983), de Bob Clark, avec Dan Monahan, Wyatt Knight, Mark Herrier, Roger Wilson, Cyril O'Reilly, Tony Ganios, Kaki Hunter, Scott Colomby, Nancy Parsons. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 5 février 2011

Biloxi Blues (1988)

Biloxi (Mississippi), 1945. Un jeune appelé juif new-yorkais, apprenti écrivain, fait ses classes. Il est entouré de rustres venus de l’Amérique profonde et tous doivent subir une formation militaire dispensée par un sergent instructeur particulièrement sadique.

Les films relatant la préparation de militaires en temps de guerre ne sont pas rares mais il s’agit rarement de comédies, à l’exception de quelques potacheries lourdingues. Ce n’est pas le cas de Biloxi Blues, réalisé par Mike Nichols (une garantie de qualité) d’après une pièce du dramaturge Neil Simon (Pieds nus dans le parc). Ce film est une comédie douce-amère teintée de nostalgie. Les amateurs d’humour juif new-yorkais apprécieront les mésaventures de cet appelé, perdu au milieu d’un monde très éloigné du sien, qui tente de tenir tête à un sergent instructeur particulièrement sadique et vicieux, campé par un Christopher Walken jubilatoire, qui tient là l’un de ses meilleurs rôles. Il vole d’ailleurs la vedette à l’irréprochable Matthew Broderick qui joue un personnage sympathique mais dont les tracasseries sont trop banales (perdre son pucelage, tomber amoureux) pour rivaliser avec le personnage de Walken. Il est bien dommage que ce film de qualité, doté d'une très belle musique de Georges Delerue, soit passé inaperçu en France et y demeure méconnu.

Biloxi Blues - USA (1988), de Mike Nichols, avec Matthew Broderick, Christopher Walken, Matt Mulhern, Penelope Ann Miller, Park Overall. (Acheter le DVD sur Amazon)




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vendredi 14 janvier 2011

Ne m’envoyez pas de fleurs (1964)

A la suite d’un malentendu, un hypocondriaque se croit mourant. Il tente de préparer son épouse à affronter le veuvage, aidé de son meilleur ami et voisin.

Revoilà le trio Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall réunit une troisième et dernière fois, cette fois-ci devant la caméra du jeune Norman Jewison, pour l’adaptation d’une pièce de boulevard. Malheureusement, la magie n'opère pas. Difficile de ne pas voir les grosses ficelles de cette intrigue qui use et abuse du quiproquos et oblige les acteurs principaux à surjouer. Il y a bien quelques sourires mais on est loin de Confidences sur l’oreiller et Un Pyjama pour deux. Seul Paul Lynde provoque des éclats de rire, génial dans le rôle d’un concessionnaire de cimetière enthousiaste.

Send me no Flowers - USA (1964), de Norman Jewison, avec Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall, Paul Lynde, Hal March, Edward Andrews. (Acheter le coffret DVD de la trilogie des comédies Rock Hudson/Doris Day)




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samedi 8 janvier 2011

Un pyjama pour deux (1961)

Jerry Webster est un publicitaire prêt à tout pour décrocher un nouveau contrat. Carol Templeton, qui travaille pour une agence concurrente, n’a jamais rencontré Webster mais est exaspérée par son absence d’éthique. Elle se met en tête de lui chiper un gros annonceur mais prend Webster pour le client en question. Sans vergogne, Webster profite de la situation.

On prend les mêmes et on recommence. Devant l’énorme succès rencontré par Confidences sur l’oreiller, Universal Studios a de nouveau réuni Rock Hudson, Doris Day et Tony Randall avec un scénario qui emprunte exactement le même canevas que celui du premier film : ils ne se sont jamais vus mais ils se détestent et lorsqu’ils se rencontrent par hasard, il se fait passer pour un autre pour la séduire. On trouve qu’Universal abuse un peu en nous resservant la copie de l’un de ses grands succès et on voudrait dire « stop ! C’est trop facile, cette fois je ne marche pas » mais on se laisse séduire une fois de plus car cette comédie romantique est irrésistible. C’est toujours aussi drôle et les comédiens, désormais bien dans la peau de leurs personnages, ont un charme fou, notamment Rock Hudson et Doris Day qui forment l’un des couples les plus convaincants des 60s.

Lover Come Back - USA (1961), de Delbert Mann, avec Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall, Edie Adams, Jack Oakie, Jack Kruschen. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 1 janvier 2011

Confidences sur l’oreiller (1959)

Le compositeur Brad Allen et la décoratrice Jan Morrow ne se sont jamais vus mais ils sont en conflit permanent à propos de la ligne téléphonique qu’ils doivent partager bien malgré eux. Un jour Brad découvre que Jan est ravissante et décide de la séduire mais conscient que lui révéler son identité serait un handicap, il se fait passer pour un texan en visite à New York.

Confidences sur l’oreiller est un grand classique de la comédie romantique américaine. Le point fort est le scénario qui fut récompensé par un Oscar. L’idée est classique (ils se détestent mais ils sont faits l’un pour l’autre et vont s’aimer) mais l’histoire est prenante parce que souvent très drôle. Le fait que le personnage masculin doive se faire passer pour quelqu’un d’autre entraîne bon nombre de situations cocasses et c’est là le principal intérêt de ce film. Enfin, le dernier ingrédient magique, c’est l’alchimie qui se fait parfaitement entre les deux comédiens principaux : Rock Hudson et Doris Day, un couple a priori improbable mais qui va amuser et séduire cette Amérique qui s’apprête à entrer dans les années 60. Devant le triomphe de ce film, le duo se retrouvera pour deux autres comédies du même type. Si Doris Day semble à son aise dans un style de film qui lui convient parfaitement, Rock Hudson semble plus emprunté. Le beau géant ne semble pas fait pour la comédie. Pourtant il finit par convaincre au fur et à mesure que le film avance et finira même par s’imposer dans ce genre dans les 60s.

Pillow Talk - USA (1959) de Michael Gordon, avec Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall, Thelma Ritter. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 18 décembre 2010

Allons donc, papa (1951)

Maintenant que ses enfants sont grands, Stanley Banks se sent prêt à vivre une nouvelle jeunesse et commence à faire des projets pour occuper son temps libre. Mais sa fille anéantit ses espoirs en lui annonçant qu’il va être grand père.

Ce film est la suite du succès Le Père de la mariée (1950). Toute l’équipe du film s’est donnée rendez-vous un an après pour une suite construite selon le même schéma que le premier film. Tout repose une fois de plus sur les épaules de Spencer Tracy, bon bougre qui panique à l’idée non plus de marier sa fille, mais de devenir grand-père. Cette comédie familiale est sympathique mais trop gentille, les péripéties sont attendues, et le talent comique de Spencer Tracy est très limité. Au final, Allons donc, papa est un divertissement décevant, une œuvre mineure dans la filmographie du talentueux Vincente Minnelli.

Father’s Little Didivend - USA (1951) de Vincente Minnelli, avec Spencer Tracy, Joan Bennett, Elizabeth Taylor, Don Taylor, Billie Burke, Russ Tamblyn. (Acheter le film sur Amazon)




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vendredi 12 novembre 2010

De vrais mensonges (2010)

Jean travaille dans un salon de beauté. Amoureux de sa jeune patronne, il lui envoie une lettre d’amour anonyme. Celle-ci la recopie et l’envoie à sa mère pour l’aider à sortir de sa dépression.

Pierre Salvadori s’est imposé dès ses débuts comme un spécialiste de la comédie savoureuse et subtile. Avec De vrais mensonges, il réalise sans doute son meilleur film. Un film qui fait rire aux éclats grâce à une histoire bien construite, sans temps mort, autour d’une cascade de quiproquos. Le succès de cette histoire repose aussi sur ses interprètes et tout particulièrement sur Audrey Tautou. Souvent mal utilisée par le passé, l’actrice trouve dans ce film un rôle savoureux de petite peste qui lui va comme un gant. Quant à Nathalie Baye elle impressionne dans le rôle d’une femme délaissée qui courtise un malheureux homme qu’elle croit fou d’elle. Mention spéciale enfin pour Judith Chemla, hilarante dans le rôle d’une hôtesse d’accueil un peu lente et perturbée.

De vrais mensonges - France (2010) de Pierre Salvadori, avec Audrey Tautou, Nathalie Baye, Sami Bouajila, Daniel Duval, Judith Chemla.




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vendredi 22 octobre 2010

Soyez sympas, rembobinez (2007)

Un homme un peu barge efface par accident toutes les cassettes du vidéo-club dans lequel travaille son ami. Les deux hommes décident de remplacer les enregistrements par leurs propres versions des films. Le succès est vite au rendez-vous.

Avec un tel sujet, on peut s’attendre au pire et c’est un peu ce à quoi on a le droit au début. L’humour lourdingue de Jack Black ne donne pas envie de continuer ni les versions que les deux compères enregistrent des grands succès du cinéma (SOS Fantômes, Rush Hour 2, Miss Daisy et son chauffeur…). C’est amusant mais on rit peu. Heureusement, Michael Gondry passe ensuite à autre chose. Les deux compères, devenus trois, décident de se lancer dans la production de leur propre film et enrôlent leurs fidèles clients pour tourner dedans. Le triste vidéo club qui permettait à chaque client de visionner un blockbuster impersonnel devient le lieu d’une aventure collective. Et la magie que le cinéma avait perdu en devenant une industrie renaît grâce à la passion de quelques amateurs unis dans ce projet fou. On retiendra aussi de ce film les performances des seconds rôles, Danny Glover et Mia Farrow, qui campent tout deux des personnages émouvants et attachants.

Be Kind Rewind - USA (2007), de Michael Gondry, avec Franck Black, Mos Def, Melonie Diaz, Danny Glover, Mia Farrow, Sigourney Weaver. (Acheter le film sur Amazon)




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samedi 2 octobre 2010

Borderline (1950)

Deux agents qui ne se connaissent pas infiltrent des gangs de trafiquants de drogue au Mexique. Ils font équipe pour transporter de la drogue aux États-Unis, chacun œuvrant pour piéger l’autre.

Borderline a tout pour être un film noir mais ce n’en est pas vraiment un. Il s’agit plutôt d’un film hybride qui mêle film noir et comédie romantique car les deux agents, joués par la rigolote Claire Trevor et le plus sobre Fred MacMurray, vont, on s’en doute, tomber amoureux l’un de l’autre au cours de leur aventure. Mais bien évidemment, ils se doivent de résister, chacun pensant que l’autre est un véritable contrebandier. Le fait que le réalisateur (le vétéran William A. Seiter) soit considéré comme un spécialiste de la comédie y est sans doute pour beaucoup. Reste que l’on ne tremble pas trop et que l’on ne rit pas vraiment non plus. On est donc un peu déçu de ce film qui ne satisfera ni les amateurs de comédies ni les amateurs de films noirs.

Borderline - USA (1950) de William A. Seiter, avec Claire Trevor, Fred MacMurray, Raymond Burr, José Torvay. (Acheter le DVD sur Amazon)


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samedi 11 septembre 2010

A propos d’hier soir (1986)

Danny et Debbie se rencontrent dans un pub et passent la nuit ensemble. Ils décident de se revoir mais leurs confidents respectifs n’apprécient guère et tentent de les dissuader.

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils se rencontrent, ils s’aiment puis décident de vivre ensemble et là, très vite, les premiers nuages arrivent. Pas facile de tout partager et de renoncer à sa liberté ni de s’engager pour la vie. Le sujet est banal mais pas si souvent traité. Et cette adaptation d’une œuvre de David Mamet tient bien la route malgré une mise en scène quelconque. Le point fort du film, ce sont les personnages, vrais, qui rendent cette histoire d’amour des 80s plaisante et même prenante.

Rob Lowe et Demi Moore avait déjà partagé l’affiche de St. Elmo’s Fire un an plus tôt. Ils forment un couple idéal. A leurs côtés, James Belushi et Elizabeth Perkins s’en donnent à cœur joie, tirant le film vers la comédie à chacune de leurs scènes. Il manque à A propos d’hier soir un petit plus qui en ferait une grande comédie romantique mais c’est assurément un bon petit film.

About last night…
- USA (1986), de Edward Zwick, avec Rob Lowe, Demi Moore, James Belushi, Elizabeth Perkins, Rosanna DeSoto.






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mercredi 19 mai 2010

La Grosse magouille (1980)

Les employés d’un magasin de voitures d’occasion regorgent d’inventivité et de filouterie pour résister à la concurrence de leur ignoble rival, installé sur le trottoir d’en face.

Produit par Steven Spielberg, ce film de jeunesse de Robert Zemeckis rappelle les petites productions pour drive-in de Roger Corman. Autant dire que cette comédie farfelue ne vole pas bien haut et n’a pour but que de divertir le spectateur en lui offrant humour lourdingue, cascades en voitures, et quelques (rares) filles dénudées. Bien sûr, on pourrait facilement y voir une critique de la société de consommation américaine puisque le film dresse un portrait d’une Amérique corrompue et malhonnête où tout les coups sont permis pour parvenir à ses fins : vendre. Mais il serait exagéré de prêter de telles intentions à ce simple divertissement.

Le principal intérêt de ce film vient de Kurt Russell qui se retrouve en tête d’affiche pour la première fois et cela dans un rôle comique, ce qui est assez inhabituel. Il n’est d’ailleurs pas très convainquant dans ce registre.

Used Cars
- USA (1980), de Robert Zemeckis, avec Kurt Russell, Jack Warden, Gerrit Graham, Frank McRae, Deborah Harmon, Joe Flaherty, Michael Talbott.






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vendredi 14 mai 2010

Good Morning England (2009)

Angleterre, années 60. Un adolescent vient séjourner sur le bateau d’une station de radio pirate. Sur fond de standards pop/rock, il y découvre l’amour, l’amitié et la liberté alors que l’existence de la station pirate est menacée par le gouvernement britannique.

Il fallait un film pour conter l’histoire héroïque de ces radios pirates qui ont fait découvrir la musique pop/rock à la Grande-Bretagne et à de nombreux autres pays européens dans les années 60-70. Richard Curtis (Love actually), talentueux scénariste et réalisateur, l’a fait avec ce film d’apprentissage délicieusement nostalgique et euphorisant, et surtout très bien écrit. L’histoire de cet adolescent qui devient un homme sur ce bateau et celle du combat que se livrent autorités et radios pirates servent de prétexte à Curtis pour raconter l’histoire des radios pirates et dresser le portrait des différents D.J. de la station. Ce sont eux les personnages principaux de ce film, ces hommes d’une autre époque qui vivaient et exerçaient leur métier librement en refusant toute compromission. Pour leur donner vie, une formidable brochette de comédiens britanniques (Rhys Ifans, Bill Nighy, Nick Frost…), le néo-zélandais Rhys Darby et le toujours excellent Philip Seymour Hoffman. Un petit clin d’œil aussi au méchant du film, Kenneth Branagh, très amusant dans le rôle d’un ministre ignoble et grossier qui semble tout droit sorti d’un cartoon. Enfin, impossible de ne pas dire un mot de l’excellente bande-son de ce film : de la dynamite !

The Boat That Rocked - USA (2009), de Richard Curtis, avec Chris O’Dowd, Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, Bill Nighy, Nick Frost, Kenneth Branagh, Jack Davenport, Rhys Darby, Talulah Riley, Emma Thomson.






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