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dimanche 4 avril 2010

Saving Face (2004)

Wil est une jeune célibataire d’origine chinoise, qui consacre tout son temps à son métier de médecin dans un hôpital de New York. Sa vie tranquille va être bouleversée par la venue de sa mère, elle-aussi célibataire, qui attend un enfant d’un homme dont elle ne veut révéler l’identité, puis par sa rencontre avec la charmante Vivian dont elle tombe follement amoureuse.

Le cinéma américain s’intéresse peu à la communauté asiatique, pourtant importante, qui vit sur son sol. Ce film indépendant, réalisé et joué par des américains d’origine chinoise, est donc une œuvre rare et précieuse. Une petite merveille, d’un point de vue sociologique, qui montre les difficultés de la communauté chinoise à accepter l’américanisation de ses jeunes. On y assiste à un véritable bras de fer entre les vieilles générations, gardiennes des traditions, et les jeunes générations, qui refusent tout repli communautaire et revendiquent leur liberté sexuelle. Ainsi la mère de Wil accepte mal le mode de vie occidental et l’homosexualité de sa fille mais elle est elle-même rejetée par ses aînés qui refusent de voir parmi eux une mère célibataire.

Un sujet grave que la réalisatrice, Alice Wu, a choisi de traiter sur le mode de la comédie. Saving Face est une comédie romantique pleine de grâce, de sensualité et de suspense. Ses deux jeunes actrices (Michelle Krusiec et Lynn Chen) sont de vraies révélations que l'on espère revoir dans d'aussi beaux rôles alors que l’on retrouve avec plaisir Joan Chen (Le Dernier empereur, Twin Peaks) dans le rôle de la mère. Notons enfin, pour l'anecdote, que ce film est produit par Overbrook Entertainment, la société de production de l’acteur Will Smith.

Saving Face
– USA (2004), de Alice Wu, avec Michelle Krusiec, Joan Chen, Lynn Chen, Ato Essandoh, Jessica Hecht.






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dimanche 28 mars 2010

Broken Flowers (2005)

Don est un quinquagénaire fortuné qui passe ses journées à ne rien faire. Rien ne peut le sortir de son apathie, pas même d'être plaqué par sa petite amie ou de recevoir une lettre anonyme lui révélant qu'il a un fils de 20 ans. Son sympathique voisin va néanmoins le convaincre de partir à la recherche de ses ex pour découvrir l'auteur de la lettre.

On pourrait s'attendre à un film émouvant sur un homme qui, arrivé à mi-chemin de la vie, se retourne sur son passé avec nostalgie et retrouve les femmes qu'il a aimé. Mais Jim Jarmusch en a décidé autrement. Le film est sombre. Chaque visite à une ex ressemble à la découverte d'un monde étrange. Et qu'ils soient chaleureux ou hostiles, ces mondes sont totalement étrangers à Don. Ces femmes, qui furent jadis si proches, n'ont désormais plus rien en commun avec lui ou avec ce qu'elles étaient. Rien ne sert de rechercher un sens à sa vie dans le passé nous dit le film.

Jim Jarmusch est un magicien. Il nous le montre une fois de plus avec Broken Flowers, une histoire sombre et angoissante dont il tire un film léger, tendre et élégant avec un casting parfaitement maîtrisé. Bill Murray est magnifique. Que de chemin parcouru par cette star de l'humour potache des années 80-90, devenue l'une des icônes du nouveau cinéma indépendant américain depuis sa collaboration avec Wes Anderson (Rushmore, La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique et surtout avec Sofia Coppola (Lost in Translation)! Jeu sobre, attitude désabusée, humour pince-sans-rire, il est parfait en paumé, spectateur de sa propre vie. Parfaites aussi les actrices à qui Jim Jarmusch a offert les seconds rôles : Julie Delpy, Sharon Stone, Frances Conroy, Jessica Lange et Tilda Swinton.

Broken Flowers - USA (2005) de Jim Jarmusch, avec Bill Murray, Sharon Stone, Julie Delpy, Frances Conroy, Jessica Lange, Ilda Swinton, Jeffrey Smith.






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vendredi 19 février 2010

Le Sourire de Mona Lisa (2003)

Dans le lycée très sélect de Wellesley dans le nord des Etats-Unis, on apprend aux élèves à devenir de charmantes femmes au foyer. Une situation difficile à accepter pour Katherine Watson (Julia Roberts), femme libérée venue de Californie pour leur enseigner l’histoire de l’art.

Le sujet n’est évidemment pas sans rappeler celui du célèbre Cercle des poètes disparus. Une ressemblance qui a suffi à certains pour expédier le film dans la catégorie des remakes non officiels. Mais pas de jugement hâtif : les apparences sont parfois trompeuses.

Après tout, Le Sourire de Mona Lisa n’est-il pas mis en scène par le brillant Mike Newell, auteur entre autre de Quatre mariages et un enterrement ? La toujours charmante Julia Roberts n’est-elle pas réputée pour l’intelligence de ses choix de rôles ? Et les jeunes actrices de ce film ne font-elles pas parti des plus prometteuses de leur génération ? Qu’une telle somme de talents aboutisse à un film décevant voilà qui serait surprenant et effectivement Le Sourire de Mona Lisa est un très joli film.

Mike Newell n’est certes pas le premier à aborder le sujet du professeur libéral qui bouleverse la vie des ses élèves mais il est peut-être celui qui s’en est le mieux sorti. Plus subtil que Weir, il évite les schémas simplistes et ne tranche pas. Là où Weir offrait une brillante démonstration à laquelle le spectateur ne pouvait qu’adhérer, Mike Newell se contente de poser des questions et de laisser le débat ouvert. Le professeur est-il dans le droit chemin ? Veut-il libérer ses élèves des contraintes qui leurs sont imposées par la société ou n’essaye t-il pas simplement de leur imposer sa propre vérité ?

Un film intelligent donc qui est aussi un très agréable divertissement dans la plus pure tradition hollywoodienne et merveilleusement interprété par des actrices de talent dont on attend beaucoup à l’avenir. Une mention particulière à Maggie Gyllenhaal révélée l’année passée dans le très peu banal La Secrétaire.

Mona Lisa Smile
– USA (2003) de Mike Newell, avec Julia Roberts, Kirsten Dunst, Julia Styles, Maggie Gyllenhaal, Dominic West, Juliet Stevenson, Marcia Gay Harden.






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dimanche 14 février 2010

La Secrétaire (2002)

Sortie récemment d'un hôpital psychiatrique, une jeune déséquilibrée retourne vivre chez ses parents et entre dans la vie active en devenant la secrétaire d'un avocat quelque peu excentrique. Celui-ci prend en effet l'habitude de la fesser à chacune de ses erreurs et la jeune femme aimant cela, une relation sado-masochiste commence.

Voici un petit film indépendant bien surprenant. Ce qui surprend ce n'est pas tant le sujet que la façon dont il est traité. En effet, les films décrivant une relation sado-masochiste ne sont pas très courants mais ils sont tout de même assez nombreux. L'originalité de La Secrétaire vient du fait qu'il s'agisse là d'une comédie romantique. Ce film est donc avant tout une histoire d'amour enjouée avec un petit côté "conte merveilleux". On n'y retrouve pas les sentiments malsains, le sordide et l'inévitable drame final qui caractérisent les films traitant du SM.

Un film surprenant qui est porté par l'interprétation magistrale de ses deux acteurs principaux : le trop rare James Spader (Sexe, mensonges et vidéo, Wolf, Crash) et surtout l'étonnante Maggie Gyllenhaal dont c'est ici le premier rôle important et qui semble promise à une grande carrière.

Secretary
- USA (2002) de Steven Shainberg avec James Spader, Maggie Gyllenhaal, Jeremy Davies, Amy Locane, Lesley Ann Warren.






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samedi 30 janvier 2010

Séduction en mode mineur (2002)

Oscar est un adolescent de 15 ans passionné de littérature et notamment de Voltaire, autant dire un extra-terrestre pour ses camarades. Mais il n'en souffre pas et les filles de son âge l'indiffèrent. Oscar fantasme sur les femmes mûres et plus particulièrement sur Eve, sa ravissante belle-mère, interprétée par Sigourney Weaver. Mais après une soirée trop arrosée, c'est dans les bras de Diane, la meilleure amie d'Eve, qu'il finit la nuit...

Voilà le point de départ d'une intrigue qui n'est pas sans rappeler celle du Lauréat de Mike Nichols auquel le film fait ouvertement référence. Mais la ressemblance entre les deux films ne s'arrête pas là car comme Le Lauréat en son temps, Séduction en mode mineur est une petite comédie drôle, subtile et émouvante sur laquelle souffle un vent de liberté. Et pour cause, on ne retrouve pas dans ce film tous les poncifs des comédies hollywoodiennes actuelles : la love story aussi stupide qu'improbable, la succession de rebondissements attendus, les jeunes premiers choisis dans des pubs pour shampooings et les hits mielleux ou punk rock à la chaîne pour donner un style aux films qui en manquent. Séduction en mode mineur n'a pas besoin de tout cela, le talent de ses créateurs suffit. Les scénaristes ont écrit un script subtil et plein d'esprit que le réalisateur a filmé, caméra numérique à la main, en quatorze jours seulement et que les acteurs ont interprété avec une remarquable justesse. Gary Winick a été justement récompensé du prix de la meilleure mise en scène au festival de Sundance pour ce film.

Tadpole - USA (2002) de Gary Winick avec Aaron Stanford, Sigourney Weaver, Bebe Neuwirth, John Ritter, Robert Iler.






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dimanche 17 janvier 2010

Justine (1969)

Espionnage, complots et trahison parmi les représentants de la communauté internationale au Caire. Tous ces personnages sont fascinés et sous le charme de la belle Justine, séductrice et mystérieuse.

Le quatuor d’Alexandrie de Lawrence Durrell fait partie des chefs d’œuvres de la littérature du XXe siècle. Rien de surprenant à ce qu’il ait été adapté au cinéma mais était-il possible de compiler les quatre tomes pour en faire un film d’à peine deux heures ? De toute évidence, non. Le scénario emprunte aux quatre romans mais sacrifie une multitude de scènes et un grand nombre de personnages. Comment s’étonner dans ces conditions de la déception suscitée par ce film ? Les fans de l’œuvre littéraire pousseront des cris d’horreur et ceux qui ne l’ont pas lu ne comprendront strictement rien à l’intrigue. Dommage car les nombreux comédiens de talent qui avaient pris part à cette aventure se montrent souvent irréprochables. Mais que vient faire George Cukor dans cette galère ?

Justine
- USA (1969) de George Cukor, avec Anouk Aimée, Dirk Bogarde, Robert Foster, Anna Karina, Philippe Noiret, Michael York, John Vernon, Jack Albertson, Cliff Gorman, Michael Constantine, Marcel Dalio, Michael Dunn.




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