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samedi 6 novembre 2010

Flic ou zombie (1987)

Deux flics enquêtent sur un gang de braqueurs qui semblent immortels. Au cours d’une perquisition, l’un des flics est tué puis ramené à la vie à l’aide d’une machine. Il a douze heures pour trouver son assassin avant que son corps se décompose.

Ce film est un nanar pur et dur. Les personnages principaux sont deux flics tellement ringards que cela en est magnifique. On ne parlera pas de psychologie des personnages ici, elle est inexistante. Quant à l’histoire de zombies, elle aura du mal à convaincre qui que ce soit d’autant que le scénario est tellement navrant qu’il semble avoir été improvisé. Le seul intérêt de ce Flic ou zombie réside dans des scènes délicieusement gores durant lesquelles on voit des corps se décomposer. Le pompon revient à une scène que les plus grands surréalistes n’auraient pas renié : dans un restaurant chinois, les viandes (poulets, canards, poissons et même un porc et un bœuf) reviennent à la vie. C’est grotesque et grandiose. Une scène culte !

Dead Heat - USA (1987), de Mark Goldblatt, avec Treat Williams, Joe Piscopo, Darren McGavin, Lindsay Frost, Vincent Price. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 30 octobre 2010

A cause d’un assassinat (1974)

Alerté par la mort de nombreux témoins de l’assassinat d’un homme politique, un journaliste enquête et découvre que la mystérieuse entreprise Parallax serait mêlée à cette affaire.

A cause d’un assassinat est un thriller paranoïaque typique du début des années 70. L’intrigue est de toute évidence inspirée par la vague d’assassinats politiques qui a marqué la fin des années 60. Et si tous ces mystérieux déséquilibrés qui ont mis fin aux jours de John et Robert Kennedy ou encore de Martin Luther King ne s’étaient pas trouvés là par hasard ? Voici l’idée sur laquelle a été basée l’intrigue, l’auteur imaginant une société recrutant des dangereux déséquilibrés pour en faire des coupables idéals. A partir du moment où l’on accepte cette idée pas très crédible mais que l’on ne peut pas totalement écarter, le film devient très prenant. Il ne s’agit pas pour autant d’un thriller haletant comme le I comme Icare de Verneuil par exemple. Pakula a choisi la froide démonstration, filmant un univers sombre et oppressant, sans vie, sans émotions. La mort semble être la seule issue de ce cauchemar. Elle hante ce film dans lequel les personnages ne sont que des abstractions, les rouages d’une machine inarrêtable.

The Parallax View – USA (1974) de Alan J. Pakula, avec Warren Beatty, Hume Cronyn, William Daniels, Paula Prentiss. (Acheter le DVD sur Amazon)




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vendredi 22 octobre 2010

Soyez sympas, rembobinez (2007)

Un homme un peu barge efface par accident toutes les cassettes du vidéo-club dans lequel travaille son ami. Les deux hommes décident de remplacer les enregistrements par leurs propres versions des films. Le succès est vite au rendez-vous.

Avec un tel sujet, on peut s’attendre au pire et c’est un peu ce à quoi on a le droit au début. L’humour lourdingue de Jack Black ne donne pas envie de continuer ni les versions que les deux compères enregistrent des grands succès du cinéma (SOS Fantômes, Rush Hour 2, Miss Daisy et son chauffeur…). C’est amusant mais on rit peu. Heureusement, Michael Gondry passe ensuite à autre chose. Les deux compères, devenus trois, décident de se lancer dans la production de leur propre film et enrôlent leurs fidèles clients pour tourner dedans. Le triste vidéo club qui permettait à chaque client de visionner un blockbuster impersonnel devient le lieu d’une aventure collective. Et la magie que le cinéma avait perdu en devenant une industrie renaît grâce à la passion de quelques amateurs unis dans ce projet fou. On retiendra aussi de ce film les performances des seconds rôles, Danny Glover et Mia Farrow, qui campent tout deux des personnages émouvants et attachants.

Be Kind Rewind - USA (2007), de Michael Gondry, avec Franck Black, Mos Def, Melonie Diaz, Danny Glover, Mia Farrow, Sigourney Weaver. (Acheter le film sur Amazon)




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dimanche 17 octobre 2010

Troublez-moi ce soir (1952)

Dans un grand hôtel, un homme au bord de la rupture avec son amie, rencontre une jeune babysitteuse très sexy. Il s’intéresse à elle mais la trouve vite inquiétante.

Troublez-moi ce soir, adaptation d’un roman noir de Charlotte Armstrong, offre à Marilyn Monroe un rôle intéressant, assez différent de ses rôles habituels de blondes bébêtes. L’actrice se montre plutôt convaincante, jouant très bien la folie. Hélas le film n'est pas à la hauteur de sa performance, la faute à un scénario complètement raté qui accorde à la romance sans intérêt entre Richard Widmark et Anne Bancroft autant d’importance qu’à l’intrigue principale. Ce qui aurait dû être un thriller n’est plus qu’une comédie dramatique mal foutue et sans grand intérêt, l’élément inquiétant se retrouvant au second plan. Du coup le spectateur baille plus qu’il ne tremble et ne peut qu’être déçu par un film qui ne parvient pas à tenir ses promesses.

Don’t Bother to Knock (USA - 1952), de Roy Ward Baker, avec Richard Widmark, Marilyn Monroe, Anne Bancroft, Jeanne Cagney, Elisha Cook Jr. (Acheter le DVD sur Amazon)




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A

samedi 2 octobre 2010

Borderline (1950)

Deux agents qui ne se connaissent pas infiltrent des gangs de trafiquants de drogue au Mexique. Ils font équipe pour transporter de la drogue aux États-Unis, chacun œuvrant pour piéger l’autre.

Borderline a tout pour être un film noir mais ce n’en est pas vraiment un. Il s’agit plutôt d’un film hybride qui mêle film noir et comédie romantique car les deux agents, joués par la rigolote Claire Trevor et le plus sobre Fred MacMurray, vont, on s’en doute, tomber amoureux l’un de l’autre au cours de leur aventure. Mais bien évidemment, ils se doivent de résister, chacun pensant que l’autre est un véritable contrebandier. Le fait que le réalisateur (le vétéran William A. Seiter) soit considéré comme un spécialiste de la comédie y est sans doute pour beaucoup. Reste que l’on ne tremble pas trop et que l’on ne rit pas vraiment non plus. On est donc un peu déçu de ce film qui ne satisfera ni les amateurs de comédies ni les amateurs de films noirs.

Borderline - USA (1950) de William A. Seiter, avec Claire Trevor, Fred MacMurray, Raymond Burr, José Torvay. (Acheter le DVD sur Amazon)


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vendredi 24 septembre 2010

L’Adieu aux armes (1934)

Durant la première guerre mondiale, en Italie, un américain qui sert dans l’armée italienne comme brancardier s’éprend d’une infirmière anglaise. Lorsqu’il est blessé au front, celle-ci le soigne mais une fois rétabli, la guerre les sépare.

L’Adieu aux armes est un roman magnifique qui conte l’une des plus belles histoires d’amour du XXe siècle mais cette adaptation de Frank Borzage est bien loin d’être à la hauteur du roman d’Ernest Hemingway. Le cinéaste a coupé allégrement dans l’intrigue pour réduire ce chef d'œuvre de la littérature en une simple bluette sentimentale. Exit les scènes de guerre remplacées par des plans confus pris en extérieur nuit. Exit l’haletante escapade du couple vers la Suisse. Cela ressemble à un atroce roman photo pour vielles filles, exagérément mélodramatique. Et la présence du ténébreux Gary Cooper, de la pétillante Helen Hayes et du truculent Adolphe Menjou ne suffisent pas à sauver ce film de la médiocrité.

A Farewell To Arm - USA (1934), de Frank Borzage, avec Gary Cooper, Helen Hayes, Adolphe Menjou. (Acheter le DVD sur Amazon)


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samedi 18 septembre 2010

Serpico (1973)

Frank Serpico est un flic pas comme les autres. D’abord parce qu’il est hippie et s’intéresse à l’art mais surtout parce que contrairement à la plupart de ses collègues, il refuse de se laisser corrompre.

Avec ce film la police de New York (NYPD) en prend pour son grade. On y voit des flics violents, vulgaires et corrompus qui passent leur temps à racketter les voyous plutôt qu’à faire régner la loi. Parmi eux, Serpico refuse de participer au racket et met un point d’honneur à faire son travail correctement. Isolé, menacé par ses collègues, il résiste et décide de mettre fin à tout cela en dénonçant les agissements de ses collègues. Mais trouvera-t-il quelqu’un prêt à s’attaquer à la police ? Ce film est tiré d’une histoire vraie mais on espère que les faits ont été un peu exagérés. Cela semble un peu trop manichéen, le petit flic qui lutte seul contre toute la police et les politiques de la ville. Mais il faut se souvenir que, dans les 70s, on aimait ces films dans lesquels un héros se bat seul ou presque contre une organisation pour révéler un scandale. L’effet du Watergate sans doute. Mais que les faits aient été exagérés ou pas, Serpico est un excellent film grâce au talent de conteur de Sidney Lumet et au talent de comédien d’Al Pacino, impressionnant dans ce rôle de flic sympathique et original.

Serpico - USA (1973) de Sidney Lumet, avec Al Pacino, John Randolph, Jack Kehoe, Barbara Eda-Young, Cornelia Sharpe, Allan Rich. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 11 septembre 2010

A propos d’hier soir (1986)

Danny et Debbie se rencontrent dans un pub et passent la nuit ensemble. Ils décident de se revoir mais leurs confidents respectifs n’apprécient guère et tentent de les dissuader.

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils se rencontrent, ils s’aiment puis décident de vivre ensemble et là, très vite, les premiers nuages arrivent. Pas facile de tout partager et de renoncer à sa liberté ni de s’engager pour la vie. Le sujet est banal mais pas si souvent traité. Et cette adaptation d’une œuvre de David Mamet tient bien la route malgré une mise en scène quelconque. Le point fort du film, ce sont les personnages, vrais, qui rendent cette histoire d’amour des 80s plaisante et même prenante.

Rob Lowe et Demi Moore avait déjà partagé l’affiche de St. Elmo’s Fire un an plus tôt. Ils forment un couple idéal. A leurs côtés, James Belushi et Elizabeth Perkins s’en donnent à cœur joie, tirant le film vers la comédie à chacune de leurs scènes. Il manque à A propos d’hier soir un petit plus qui en ferait une grande comédie romantique mais c’est assurément un bon petit film.

About last night…
- USA (1986), de Edward Zwick, avec Rob Lowe, Demi Moore, James Belushi, Elizabeth Perkins, Rosanna DeSoto.






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samedi 4 septembre 2010

St. Elmo’s Fire (1985)

Un groupe d’amis fraîchement sortis de l’université a bien du mal à entrer dans la vie adulte. Tous ou presque semblent chercher un sens à leur vie et hésitent à s’engager sentimentalement et professionnellement.

Ce film sur une bande de copains fonctionne parfaitement. Joel Schumacher qui a réalisé le film et co-écrit le scénario semble avoir mis beaucoup de lui-même dans ce projet. Il a su créer des personnages crédibles et attachants dont on suit l’apprentissage avec plaisir. Un plaisir que ne partageaient pas les critiques de l’époque choqués par ces enfants gâtés, puérils et égocentriques. Il est vrai que ces personnages semblent parfois sortir d’un roman de Bret Easton Ellis mais quoi d’étonnant à cela, il s’agit d’un film des années 80, les années Yuppies. Aujourd’hui, ce film est intéressant car très représentatif de cette époque et il traite d’un thème, l’entrée dans la vie adulte (le couple, le travail, la politique), riche mais bizarrement sous exploité par Hollywood. L’autre intérêt du film est que Joel Schumacher ait su réunir un groupe de jeunes comédiens talentueux, Rob Lowe et Demi Moore en tête. L’alchimie entre eux est parfaite et quand le générique de fin arrive on espère une suite, un film qui nous raconte ce qu‘ils sont devenus, plus de vingt après.

St. Elmo’s Fire - USA (1985), de Joel Schumacher, Rob Lowe, Demi Moore, Andrew McCarthy, Judd Nelson, Ally Sheedy, Emilio Estevez, Mare Winningham, Martin Balsam, Andie McDowell.






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dimanche 29 août 2010

Les Feux de la nuit (1988)

Jeune employé dans un quotidien new-yorkais, Jamie Conway vient d’être largué par son épouse. Il passe ses soirées et ses nuits dans les boites de la ville et sniffe de la cocaïne nuit et jour alors que sa vie s’écroule.

Adapté le roman Bright Light, Big City n’est pas simple. Le réalisateur James Bridges s’y est cassé les dents même s’il avait confié le script à Jay McInerney, l'auteur du roman. Pourquoi un tel échec ? D’abord à cause du scénario défaillant qui ne parvient pas à instaurer l'ombre d'un suspense et à des personnages secondaires inexistants. La mise en scène est elle aussi coupable. Une mise en scène nerveuse et audacieuse comme celle de Roger Avary qui a su adapter l’inadaptable Les Lois de l’attraction avec succès aurait été plus adaptée à cette histoire que la mise en scène gentillette de James Bridges, digne d’un vulgaire téléfilm. Enfin on a beau aimer Michael J. Fox, force est de constater qu’il ne parvient pas à convaincre dans ce rôle de looser accroc à la coke. Les acteurs de comédies peuvent se révéler extraordinaires lorsqu’ils sont utilisés à contre-emploi dans des rôles dramatiques mais dans le cas des Feux de la nuit, c’est un fiasco. Concernant les autres comédiens, difficile de rendre compte de leur performance tant leurs personnages sont négligés et donc transparents. Dommage pour Kiefer Sutherland, Phoebe Cates et Dianne West. Seule la bande-son signée Donald Fagen est à la hauteur.

Bright Light, Big City
- USA (1988) de James Bridges, avec Michael J. Fox, Kiefer Sutherland, Phoebe Cates, Dianne West.






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vendredi 23 juillet 2010

L’Homme de la tour Eiffel (1949)

Un jeune bourgeois américain commandite l’assassinat de sa tante afin de toucher un héritage qu’il attend avec impatience. Maigret ne tarde pas à démasquer l’assassin qui joue avec le commissaire, persuadé que ce dernier ne pourra jamais prouver sa culpabilité.

Ce Maigret « made in USA », adapté du roman La Tête d’un homme, est fort décevant. Mais est-ce une surprise ? Le film a beau avoir été tourné à Paris, le metteur en scène et comédien Burgess Meredith n’a pas su utiliser la ville comme il aurait fallu, n’en montrant qu’une image d’Epinal, un Paris de carte postale bien éloigné du Paris quotidien des romans de Georges Simenon. Quant aux personnages et à leur psychologie, le point fort des roman de Simenon, ils sont rapidement survolés. Reste une intrigue peu captivante, une mise en scène mollassonne qui frise l’amateurisme et des comédiens sans charisme à l’exception du grand Charles Laughton hélas guère convainquant dans le rôle de Maigret.

The Man on the Eiffel Tower - USA (1949) de Burgess Meredith, avec Charles Laughton, Franchot Tone, Burgess Meredith, Robert Hutton, Jean Wallace, Patricia Roc.




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lundi 19 juillet 2010

La Femme en vert (1945)

A Londres, des jeunes femmes sont assassinées et l’un de leur doigt est systématiquement sectionné. Scotland Yard fait appel à Sherlock Holmes pour mettre un terme à ces crimes.

Cette énigme est un peu décevante. On comprend très vite que l’on n’a pas à faire à un serial killer mais à une organisation criminelle menée par le brillant professeur Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes. Mais cette ambiance mystérieuse et inquiétante sur fond d’hypnose a du charme tout comme la complice du Dr. Moriarty, une blonde fatale interprétée par Hillary Brooke. Difficile de ne pas être charmé. Et comme à son habitude, Basil Rathbone campe Sherlock Holmes à la perfection. On jurerait que le personnage de Sir Arthur Conan Doyle a été créé pour lui.

The Woman in Green - USA (1945), de Roy William Neill, avec Basil Rathbone, Nigel Bruce, Hillary Brooke, Henry Daniell, Paul Cavanagh, Matthew Boulton.






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mercredi 14 juillet 2010

Le Train de la mort (1946)

Sherlock Holmes et le docteur Watson sont engagés pour assurer la sécurité d’un diamant de grande valeur à bord d’un train. Mais cela n’empêche pas leur client d’être assassiné et le diamant d’être volé. Holmes part à la recherche du coupable.

Ce court film (une heure pile) est brillant car aucune scène n’est superflue. Tout est fait pour servir une énigme bien ficelée mettant en scène de nombreux suspects : les quelques passagers à bord de la voiture sont tous suspects et ce sont tous des personnages savoureux ou intrigants. Parmi eux, on remarquera la ravissante Renee Godfrey qui aurait méritée une plus belle carrière. Et c’est évidemment un plaisir de voir le légendaire Sherlock Holmes mener cette enquête, assisté par le Dr. Watson et l’inspecteur Lestrade, deux enquêteurs peu doués. Le fameux détective privé est interprété avec savoir-faire par Basil Rathbone, un habitué du rôle, qui colle parfaitement au personnage de Sir Arthur Conan Doyle. C’est sans doute aussi pour cette raison que le film fonctionne si bien.

Terror by night
- USA (1946) de Roy William Neill, avec Basil Rathbone, Nigel Bruce, Alan Mowbray, Dennis Hoey, Renee Godfrey, Mary Forbes.






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lundi 5 juillet 2010

Gung Ho (1943)

A la suite de l’attaque de Pearl Harbour, le colonel Thorwald (Randolph Scott) forme un bataillon d’élite pour prendre l’île Makin, tombée aux mains des Japonais.

Réalisé en pleine seconde guerre mondiale, ce film est de toute évidence destiné à glorifier l’action de l’armée américaine et à gonfler le moral des troupes. Film de propagande donc mais très bon film de guerre, classique dans sa structure. La première partie décrit le recrutement et la formation des soldats destinés au bataillon d’élite. On fait connaissance avec les personnages principaux et l’humour est de mise. La seconde partie est consacrée à la mission. La tension y est palpable du début à la fin et les combats sont remarquablement filmés et souvent très crédibles. Côté casting, personne pour faire contrepoids à la star du film, Randolph Scott, parfait dans le rôle principal, alors que, parmi ses hommes, on remarque un Robert Mitchum débutant mais déjà très charismatique.

Gung Ho - USA (1943), de Ray Enright, avec Randolph Scott, Alan Curtis, Noah Beery Jr, J. Carrol Naish, Sam Levene, David Bruce, Richard Lane, Robert Mitchum, Grace McDonald.




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mercredi 19 mai 2010

La Grosse magouille (1980)

Les employés d’un magasin de voitures d’occasion regorgent d’inventivité et de filouterie pour résister à la concurrence de leur ignoble rival, installé sur le trottoir d’en face.

Produit par Steven Spielberg, ce film de jeunesse de Robert Zemeckis rappelle les petites productions pour drive-in de Roger Corman. Autant dire que cette comédie farfelue ne vole pas bien haut et n’a pour but que de divertir le spectateur en lui offrant humour lourdingue, cascades en voitures, et quelques (rares) filles dénudées. Bien sûr, on pourrait facilement y voir une critique de la société de consommation américaine puisque le film dresse un portrait d’une Amérique corrompue et malhonnête où tout les coups sont permis pour parvenir à ses fins : vendre. Mais il serait exagéré de prêter de telles intentions à ce simple divertissement.

Le principal intérêt de ce film vient de Kurt Russell qui se retrouve en tête d’affiche pour la première fois et cela dans un rôle comique, ce qui est assez inhabituel. Il n’est d’ailleurs pas très convainquant dans ce registre.

Used Cars
- USA (1980), de Robert Zemeckis, avec Kurt Russell, Jack Warden, Gerrit Graham, Frank McRae, Deborah Harmon, Joe Flaherty, Michael Talbott.






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mardi 18 mai 2010

Les Hommes du président (1976)

Deux jeunes journalistes enquêtent sur le cambriolage d’un local du parti démocrate. Il semblerait que les donneurs d’ordre travaillent à la Maison Blanche.

Les Hommes du président
n’est pas à proprement parlé un film sur le Watergate mais plutôt un film sur l’enquête de deux petits journalistes qui finira par aboutir à la démission du président des États-Unis. Pour filmer cette histoire très peu cinématographique puisque dénuée d’action, le réalisateur a misé sur le contraste entre les deux personnages principaux, interprétés par Dustin Hoffman et Robert Redford, également producteur du film. Il a aussi donné de la complexité à ses plans en attachant une grande importance aux arrière-plans et filmé les scènes d’extérieur de manière à les rendre angoissantes : on a l’impression que les deux journalistes sont suivis, épiés, voire même menacés. On retrouve dans ce film de très bons acteurs à commencer par Jason Robarts qui campe avec brio le rédacteur en chef du Washington Post, le quotidien pour lequel travaillent les deux personnages principaux.

All the President’s Men
- USA (1976), de Alan J. Pakula, avec Robert Redford, Dustin Hoffman, Jack Warden, Martin Balsam, Hal Holbrook, Jason Robarts, Jane Alexander, Meredith Baxter, Ned Beatty, F. Murray Abraham.






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lundi 17 mai 2010

Saw (2004)

Deux hommes sont enfermés dans une pièce avec l’obligation de s’entretuer pour s’en sortir, telle est la dernière trouvaille de celui que l’on surnomme Jigsaw, le tueur au puzzle. Leur vie dépend d’un vieux flic qui traque sans relâche ce terrible serial killer.

Ce film du réalisateur James Wan est un thriller diablement efficace et sans temps mort, qui parvient à scotcher le spectateur à son écran du début à la fin. Un bel exercice de style qui rappelle parfois Se7en puisque dans ces deux films très nerveux, le méchant est un serial killer à l’esprit ludique (dans Saw, le tueur fabrique des casse-têtes grandeur nature dans lesquels il enferme ses malheureuses victimes). Mais le problème de Saw, c’est que si l’on y réfléchit bien, l’intrigue n’est guère crédible et la peur et la violence y sont totalement gratuites au point que l’on peut vite être dégouté par cette entreprise quelque peu malsaine. On peut également regretter la faiblesse du scénario en ce qui concerne l’enquête policière et le manque de consistance du personnage de flic interprété par Danny Glover. Cette partie de l’histoire qui semble bâclée ou trop coupée au montage était-elle bien utile ? Tout cela montre bien que Saw est un bon divertissement (pour les amateurs du genre) mais rien de plus.

Saw - USA (2004), de James Wan, avec Leigh Whannell, Cary Elwes, Danny Glover, Shawnee Smith, Ken Leung, Dina Meyer, Mike Butters, Michael Emerson.






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dimanche 16 mai 2010

Junior Bonner (1972)

Un cowboy est de retour dans sa ville natale le temps d’un rodéo. Il y retrouve ses parents et son frère, un arriviste dont les affaires marchent très bien et qui veut le convaincre de mettre un terme à ses activités.

Junior Bonner est un western moderne avec des cowboys qui ne jouent plus avec des armes à feu mais qui ont conservé leurs autres habitudes : rodéos et bagarres de saloon. Le personnage principal est un cowboy qui refuse de changer de vie malgré sa pauvreté et la dangerosité de son métier. Il préfère marcher dans les pas de son père et de ses ancêtres, quitte à être considéré comme un looser aux yeux de son frère, un homme d’affaires avide qui tourne le dos aux valeurs de sa famille et fait main basse sur les biens des siens pour s’enrichir. Ce film, qui tenait sans doute beaucoup à cœur à Steve McQueen, est un film sur la fin d’une époque, le renoncement à des valeurs qui ont fait l'histoire du pays, la perte d’identité d’un peuple, le tout presque filmé à la manière d’un documentaire. Hélas, le scénario manque singulièrement de consistance. Dénué de temps forts, le film est ennuyeux et l’on ne s’intéresse guère aux personnages, trop stéréotypés.

Junior Bonner - USA (1972), de Sam Peckinpah, avec Steve McQueen, Robert Preston, Ida Lupino, Ben Johnson, Barbara Leigh.




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vendredi 14 mai 2010

Casino Royale (2006)

L’agent secret James Bond traque le Chiffre, un dangereux ennemi de l’Etat en manque de fonds. Le Chiffre a l’intention de parvenir à ses fins en remportant une partie de poker. Bond doit l’en empêcher.

Un James Bond un peu mièvre, des films souvent médiocres, l’ère Brosnan fut bien décevante. Ce Casino Royale devait donc nous ramener le vrai James Bond. Et effectivement, on voit qu’un effort a été fait avec le recrutement de Paul Haggis, scénariste de talent (Crash, Million Dollar Baby), qui crée un univers sombre et violent, et le choix d’un acteur (Daniel Craig) bien décidé à refaire de James Bond un personnage ambigu.

Seulement voilà ça ne prend pas. D’abord ce James Bond là est certes une belle brute mais il manque d’humour, de charme, de glamour. Les femmes ne l’intéressent guère, il n’hésite d’ailleurs pas à interrompre l’un de ses rares coïts pour partir à la poursuite de son ennemi. Il préfère l’action, la bagarre, et il va être servi. Le spectateur aussi avec une première scène qui relève presque du jeu vidéo dans laquelle James Bond poursuit un homme à pied, courant et bondissant tel un yamakasi. On se demande presque si ce n’est pas une machine, un cyborg, tant de tels exploits sportifs laissent incrédule. Et malgré tout cela on s’ennuie. L’intrigue un peu trop compliquée et des retournements de situations beaucoup trop nombreux (ce film ne finira-t-il donc jamais !) perdent le spectateur qui sort de la projection hagard, déboussolé mais absolument pas séduit.

Casino Royale - USA, Grande-Bretagne (2006), de Martin Campbell, avec Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen, Judi Dench, Jeffrey Wright, Giancarlo Giannini, Isaach de Bankolé, Ivana Milicevic.






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Gran Torino (2008)

Un vieux veuf raciste, hanté par ses souvenirs de la guerre de Corée, apprend à connaître ses voisins asiatiques, s’y attache et les défend contre le gang qui les tourmente.

Un vieil homme bougon qui s’attache à un enfant et s’ouvre à la vie, un justicier solitaire qui vient en aide à de pauvres bougres sans défense… on a déjà vu cela bien souvent. Mais cette version d’une histoire que l’on peut sans crainte qualifier d’éculée est parfaitement réussie. On ne peut qu’être ému par ce portrait d’un vieil homme au grand cœur, aigri, et par son soudain retour à la vie grâce à l’amitié qu’il noue avec ses jeunes voisins. On apprécie aussi le soin minutieux avec lequel Clint Eastwood peint ses personnages et l’humour pudique qu’il distille tout au long de ce film, souvent nerveux et sombre. Au fond, il ne manque pas grand chose pour que Gran Torino soit un grand film. Sans doute est-ce cette histoire de gang, ce côté western moderne, qui est de trop.

Gran Torino - USA (2008), de Clint Eastwood, avec Clint Eastwood, Christopher Carley, Bee Vang, Ahney Her, Brian Haley, John Carroll Lynch.






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