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dimanche 22 juillet 2012

Pacte avec un tueur (1987)

Le lieutenant de police David Mitchum est également un auteur renommé de romans policiers. Un séduisant tueur à gage le contacte pour qu’il écrive un livre témoignage qui dévoilera les crimes sur lesquels son ex-employeur a construit son succès.

Pacte avec un tueur est un film d’action bien mené qui repose sur la relation ambiguë d’amitié/haine entre le bon policier et le tueur psychopathe, qui décident de collaborer ensemble. Évidemment, comme souvent dans ces films de série B, le psychopathe est un peu sur joué (ici par James Woods) et du coup pas très crédible. En revanche le jeu tout en retenu de Brian Dennehy, qui joue le rôle du flic, est impeccable. Ce petit polar se laisse regarder facilement même s’il n’est pas toujours très crédible. Ainsi la fin déçoit un peu. Trop facile et du coup sans surprise. Enfin, on remarquera que le méchant est un chef d’entreprise qui s’est élevé grâce au crime. Le film dénonce donc les excès d’un capitalisme sauvage mais on ne peut guère le considérer comme un film engagé. Le réalisateur John Flynn ne semble pas avoir d’autre but que d’offrir au spectateur un divertissement efficace.

Best Seller - USA (1987), de John Flynn, avec James Woods, Brian Dennehy, Victoria Tennant, Paul Shenar. Acheter le DVD sur Amazon



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dimanche 1 mai 2011

Tragique rendez-vous (1946)

Après avoir passée quelque temps à Chicago, Mary revient chez elle retrouver son mari mais celui-ci n’a pas changé, il passe ses journées à boire et à jouer. Elle est courtisée par Lentz, le playboy de la ville.

Tragique rendez-vous
, réalisé par le français Léonide Moguy, est un film noir. L’histoire d’un vrai looser, paresseux et qui n’a pas vraiment confiance en lui, qui laisse filer sa vie et la femme qu’il aime et qui l’aime, la magnifique Mary. Celle-ci semble prête à succomber aux avances du beau Lew Lentz, un homme d’affaires suffisant. L’histoire fonctionne plutôt bien même si le comportement des personnages posent problème, ce qui nuit au réalisme. Ils ont tous tendance à changer en cours de route : les mauvais se découvrent un bon fonds et certains bons ne le sont finalement pas tant que ça. Ces changements de personnalités sont un peu déroutant car souvent maladroits.

Côté casting, George Raft n’est qu’à moitié convaincant dans ce rôle de looser, pas vraiment sympathique. On remarque plutôt les rôles secondaires et notamment Victor McLaglen. Et bien sûr, le regard est aimanté par la magnétique Ava Gardner, ravissante dans ce qui fut l’un de ses tout premiers rôles majeurs.

Whistle Stop
- USA (1946), de Léonide Moguy, avec George Raft, Ava Gardner, Victor McLaglen, Tom Conway. (Acheter le DVD sur Amazon)

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dimanche 24 avril 2011

Détour (1946)

Un new-yorkais fait de l’auto-stop pour rejoindre sa fiancé en Californie. Il monte dans la voiture d’un homme étrange et sa vie en sera bouleversée à tout jamais.

Détour est l’archétype du film noir. L’histoire d’un homme brisé par le destin pour s’être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Très court, ce film va à l’essentiel, pas de scènes inutiles. Mais le personnage principal, narrateur de l’histoire, est particulièrement crédible et attachant. Comment ne pas apprécier ce personnage, en proie aux pires maux après être devenu criminel par accident ? Et surtout, comment ne pas éprouver de la compassion pour cet homme malmené par une abominable mégère qui le maintient prisonnier et le contraint à exécuter ses plans diaboliques. On a rarement vu un personnage féminin aussi détestable que celui-ci, interprété avec savoir-faire par Ann Sauvage. Un authentique chef d’œuvre de série B.

Detour
- USA (1945), de Edgar J. Ulmer, avec Tom Neal, Ann Sauvage, Claudia Drake, Edmund MacDonald. (Acheter le DVD sur Amazon)




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vendredi 15 avril 2011

Il marchait la nuit (1948)

Un soir à Los Angeles, un policier est abattu alors qu'il contrôlait l'identité d'un homme au comportement suspect. Les enquêteurs disposent de peu d'indices pour retrouver l'assassin.

Une ville, un fait divers. L'occasion pour le réalisateur (Alfred L. Werker au générique, Anthony Mann dans les faits) de filmer avec réalisme à la manière d'un documentaire le travail de la police pour résoudre l'énigme et interpeler l'assassin. La présence d'un narrateur qui adopte le ton d'un journaliste d'actualité de l'époque renforce l'aspect documentaire tout comme l'emploi de visages anonymes (pas de star dans ce film). Cette bonne série B, produite par la petite société de production Eagle-Lion Films, bénéficie de plans soignés et d'un montage relativement nerveux. On pense inévitablement au feuilleton Dragnet qui connut un grand succès dans les années 50 à la radio puis à la télévision. Normal puisque c'est ce film qui inspira la série. On retrouve d'ailleurs dans le casting Jack Webb qui devint l'acteur principal de Dragnet. Ce n'est pourtant pas lui qui aimante la caméra mais Richard Basehart, alors inconnu, dans le rôle de l'assassin, à la fois beau et inquiétant.

He Walked by Night - USA (1948) de Alfred L. Werker, avec Richard Basehart, Scott Brady, Roy Roberts, Whit Bissell, Jack Webb. (Acheter le DVD sur Amazon)


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dimanche 10 avril 2011

Le Voyage de la peur (1953)

Deux hommes partent en virée au Mexique. Ils s’arrêtent en route pour prendre un auto-stoppeur. Manque de chance, il s’agit d’un tueur en fuite particulièrement dangereux.

Ce petit thriller au budget limité s’est imposé avec le temps comme un grand film de série B des années 50. La tension monte progressivement à bord de la voiture conduite par les deux personnages principaux sous la menace d’une tueur psychopathe qui, ils le savent, les éliminera dès qu’il n’aura plus besoin d’eux. Il leur faudra donc ruser pour pouvoir s’échapper mais, face à un adversaire aussi coriace, ce n’est pas aisé. Tout le film repose sur William Talman, très inquiétant dans le rôle du tueur. Son côté inquiétant est renforcé par une belle trouvaille : une blessure l’empêche de fermer un œil, même quand il dort, ce qui rend l’évasion des deux otages beaucoup plus compliquée et contribue au malaise du spectateur. On aurait quand même pu espérer quelques péripéties en plus, le film semblant parfois un peu lent. Enfin, il faut noter qu’il s’agit là de la plus fameuse réalisation d’Ida Lupino, la seule actrice de son temps à être passée derrière la caméra.

The Hitch-Hiker - USA (1953) de Ida Lupino, avec Edmond O’Brien, Frank Lovejoy, William Talman, José Torvay. (Acheter le DVD sur Amazon)




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vendredi 18 février 2011

Porky's II (1983)

Une secte intégriste veut interdire la représentation d'une pièce de Shakespeare que des lycéens doivent donner, jugeant l'auteur licencieux. Les lycéens contre-attaquent.

Le premier épisode de cette série avait un côté sympathique et amusant qui s'est hélas perdu en route. Porky's II rame du début à la fin pour essayer, en vain, d'arracher un sourire au spectateur. Il faut dire que s'attaquer à l'intégrisme religieux peut être ingénieux mais cela demande de la finesse et cette comédie n'en a aucune. L'humour potache et le cul vont bien ensemble mais pour des sujets plus graves, cela ne marche pas. Du coup, ce film ne semble être qu'une tentative infructueuse des producteurs de rééditer le succès du premier Porky's, une suite bâclée que seul l'appât du gain justifie. On éprouve beaucoup de gêne à voir tout ces "gags" tomber à plat et tout ces comédiens, peu talentueux, ramer sur ce script qui ne méritait pas d'être filmé.

Porky's II: the Next Day
- USA (1983), de Bob Clark, avec Dan Monahan, Wyatt Knight, Mark Herrier, Roger Wilson, Cyril O'Reilly, Tony Ganios, Kaki Hunter, Scott Colomby, Nancy Parsons. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 5 février 2011

Biloxi Blues (1988)

Biloxi (Mississippi), 1945. Un jeune appelé juif new-yorkais, apprenti écrivain, fait ses classes. Il est entouré de rustres venus de l’Amérique profonde et tous doivent subir une formation militaire dispensée par un sergent instructeur particulièrement sadique.

Les films relatant la préparation de militaires en temps de guerre ne sont pas rares mais il s’agit rarement de comédies, à l’exception de quelques potacheries lourdingues. Ce n’est pas le cas de Biloxi Blues, réalisé par Mike Nichols (une garantie de qualité) d’après une pièce du dramaturge Neil Simon (Pieds nus dans le parc). Ce film est une comédie douce-amère teintée de nostalgie. Les amateurs d’humour juif new-yorkais apprécieront les mésaventures de cet appelé, perdu au milieu d’un monde très éloigné du sien, qui tente de tenir tête à un sergent instructeur particulièrement sadique et vicieux, campé par un Christopher Walken jubilatoire, qui tient là l’un de ses meilleurs rôles. Il vole d’ailleurs la vedette à l’irréprochable Matthew Broderick qui joue un personnage sympathique mais dont les tracasseries sont trop banales (perdre son pucelage, tomber amoureux) pour rivaliser avec le personnage de Walken. Il est bien dommage que ce film de qualité, doté d'une très belle musique de Georges Delerue, soit passé inaperçu en France et y demeure méconnu.

Biloxi Blues - USA (1988), de Mike Nichols, avec Matthew Broderick, Christopher Walken, Matt Mulhern, Penelope Ann Miller, Park Overall. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 29 janvier 2011

La Rose pourpre du Caire (1985)

New Jersey, années 30. Serveuse dans un resto minable, battue par un époux fainéant qui vit à ses crochets, Cecilia ne vit que pour aller au cinéma. Un jour le héros d’un film sort de l’écran pour lui déclarer sa flamme.

La Rose pourpre du Caire est une jolie fable, un peu amère, sur le pouvoir de la fiction et plus particulièrement du cinéma. Un hommage à ces histoires et ces personnages qui permettent aux hommes d’oublier la dureté de la vie, le temps d'une heure ou deux. Ainsi Cécilia, qui mène une vie particulièrement morose, voit et revoit un film mièvre intitulé « La Rose pourpre du Caire » dont Woody Allen s’est amusé à filmer de nombreuses scènes. Elle est séduite par un personnage de ce film, un homme parfait, qui sort de l’écran pour venir vivre avec elle dans le monde réel, un monde dans lequel il a bien du mal à s’adapter.

Et pendant ce temps, le reste des personnages paniquent, s’impatientent, discutent, incapables de faire face à ce bouleversement. Les spectateurs grondent. Les professionnels du cinéma tentent de réagir. C’est la partie la plus cocasse du film. Woody Allen fait mouche dans ces scènes particulièrement absurdes où personnages et spectateurs se disputent en vain. Puis intervient l’acteur principal du film qui courtise à son tour Cécilia pour tenter de ramener le personnage qu’il incarne dans le film. Cécilia devra alors choisir entre le comédien, imparfait mais bien réel, ou le personnage, parfait mais fictif.

Purple Rose of Cairo - USA (1985), de Woody Allen, avec Mia Farrow, Jeff Daniels, Danny Aiello, Dianne Wiest, Van Johnson, John Wood, Glenne Headly. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 22 janvier 2011

Le Cavalier au masque (1955)

France,1803. Une poignée d’irréductibles nobles menés par le flamboyant « Masque Pourpre » résiste à la Terreur et tient tête à Napoléon Bonaparte.

Ce film de cape et d’épée fort divertissant emprunte à divers classiques du genre (Zorro, le Chevalier de Maison Rouge, Scaramouche). Cette production est certes mineure mais très réussie, en grande partie grâce au charme de son interprète principal, Tony Curtis. L’acteur amuse lorsqu’il joue les dandy, paradant dans des costumes tape à l’œil et courtisant la méconnue mais charmante Colleen Miller. Il se montre aussi parfaitement convaincant une épée à la main même si les scènes d’action sont parfois peu crédibles (un peu facile se dit-on). Comme souvent avec Tony Curtis, l’humour l’emporte sur l’action. Quant au scénario, il semble un peu léger à cause du manque de profondeur des personnages. Des personnages superficiels et des scènes d’actions pas assez travaillées, c’est ce qui fait la différence entre ce Cavalier au masque et un grand classique du genre comme Scaramouche.

The Purple Mask - USA (1955) de Bruce Humberstone, avec Tony Curtis, Colleen Miller, Angela Lansbury, Gene Barry.


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vendredi 14 janvier 2011

Ne m’envoyez pas de fleurs (1964)

A la suite d’un malentendu, un hypocondriaque se croit mourant. Il tente de préparer son épouse à affronter le veuvage, aidé de son meilleur ami et voisin.

Revoilà le trio Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall réunit une troisième et dernière fois, cette fois-ci devant la caméra du jeune Norman Jewison, pour l’adaptation d’une pièce de boulevard. Malheureusement, la magie n'opère pas. Difficile de ne pas voir les grosses ficelles de cette intrigue qui use et abuse du quiproquos et oblige les acteurs principaux à surjouer. Il y a bien quelques sourires mais on est loin de Confidences sur l’oreiller et Un Pyjama pour deux. Seul Paul Lynde provoque des éclats de rire, génial dans le rôle d’un concessionnaire de cimetière enthousiaste.

Send me no Flowers - USA (1964), de Norman Jewison, avec Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall, Paul Lynde, Hal March, Edward Andrews. (Acheter le coffret DVD de la trilogie des comédies Rock Hudson/Doris Day)




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samedi 8 janvier 2011

Un pyjama pour deux (1961)

Jerry Webster est un publicitaire prêt à tout pour décrocher un nouveau contrat. Carol Templeton, qui travaille pour une agence concurrente, n’a jamais rencontré Webster mais est exaspérée par son absence d’éthique. Elle se met en tête de lui chiper un gros annonceur mais prend Webster pour le client en question. Sans vergogne, Webster profite de la situation.

On prend les mêmes et on recommence. Devant l’énorme succès rencontré par Confidences sur l’oreiller, Universal Studios a de nouveau réuni Rock Hudson, Doris Day et Tony Randall avec un scénario qui emprunte exactement le même canevas que celui du premier film : ils ne se sont jamais vus mais ils se détestent et lorsqu’ils se rencontrent par hasard, il se fait passer pour un autre pour la séduire. On trouve qu’Universal abuse un peu en nous resservant la copie de l’un de ses grands succès et on voudrait dire « stop ! C’est trop facile, cette fois je ne marche pas » mais on se laisse séduire une fois de plus car cette comédie romantique est irrésistible. C’est toujours aussi drôle et les comédiens, désormais bien dans la peau de leurs personnages, ont un charme fou, notamment Rock Hudson et Doris Day qui forment l’un des couples les plus convaincants des 60s.

Lover Come Back - USA (1961), de Delbert Mann, avec Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall, Edie Adams, Jack Oakie, Jack Kruschen. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 1 janvier 2011

Confidences sur l’oreiller (1959)

Le compositeur Brad Allen et la décoratrice Jan Morrow ne se sont jamais vus mais ils sont en conflit permanent à propos de la ligne téléphonique qu’ils doivent partager bien malgré eux. Un jour Brad découvre que Jan est ravissante et décide de la séduire mais conscient que lui révéler son identité serait un handicap, il se fait passer pour un texan en visite à New York.

Confidences sur l’oreiller est un grand classique de la comédie romantique américaine. Le point fort est le scénario qui fut récompensé par un Oscar. L’idée est classique (ils se détestent mais ils sont faits l’un pour l’autre et vont s’aimer) mais l’histoire est prenante parce que souvent très drôle. Le fait que le personnage masculin doive se faire passer pour quelqu’un d’autre entraîne bon nombre de situations cocasses et c’est là le principal intérêt de ce film. Enfin, le dernier ingrédient magique, c’est l’alchimie qui se fait parfaitement entre les deux comédiens principaux : Rock Hudson et Doris Day, un couple a priori improbable mais qui va amuser et séduire cette Amérique qui s’apprête à entrer dans les années 60. Devant le triomphe de ce film, le duo se retrouvera pour deux autres comédies du même type. Si Doris Day semble à son aise dans un style de film qui lui convient parfaitement, Rock Hudson semble plus emprunté. Le beau géant ne semble pas fait pour la comédie. Pourtant il finit par convaincre au fur et à mesure que le film avance et finira même par s’imposer dans ce genre dans les 60s.

Pillow Talk - USA (1959) de Michael Gordon, avec Rock Hudson, Doris Day, Tony Randall, Thelma Ritter. (Acheter le DVD sur Amazon)




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samedi 18 décembre 2010

Allons donc, papa (1951)

Maintenant que ses enfants sont grands, Stanley Banks se sent prêt à vivre une nouvelle jeunesse et commence à faire des projets pour occuper son temps libre. Mais sa fille anéantit ses espoirs en lui annonçant qu’il va être grand père.

Ce film est la suite du succès Le Père de la mariée (1950). Toute l’équipe du film s’est donnée rendez-vous un an après pour une suite construite selon le même schéma que le premier film. Tout repose une fois de plus sur les épaules de Spencer Tracy, bon bougre qui panique à l’idée non plus de marier sa fille, mais de devenir grand-père. Cette comédie familiale est sympathique mais trop gentille, les péripéties sont attendues, et le talent comique de Spencer Tracy est très limité. Au final, Allons donc, papa est un divertissement décevant, une œuvre mineure dans la filmographie du talentueux Vincente Minnelli.

Father’s Little Didivend - USA (1951) de Vincente Minnelli, avec Spencer Tracy, Joan Bennett, Elizabeth Taylor, Don Taylor, Billie Burke, Russ Tamblyn. (Acheter le film sur Amazon)




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lundi 13 décembre 2010

La Momie (1932)

En ouvrant un sarcophage, un égyptologue ressuscite une momie maléfique qui se met en quête de son amour perdu en attirant à lui une belle jeune femme qui semble être la réincarnation de sa bien-aimée.

La Momie ne vous fera pas pousser des cris d’effroi. Ce film a bien peu de chance d’effrayer le spectateur contemporain qui a vu bien pire même si Boris Karloff, qui joue le grand prêtre Im-Ho-Tep ressuscité, ne démérite pas avec sa tronche sinistre et son regard fixe réellement inquiétant. Alors que vaut un film d’horreur qui ne fait pas peur ? Rien si l’on recherche des sensations fortes. En revanche, les amateurs de contes morbides oniriques à la Edgar Allan Poe apprécieront ce film envoûtant qui utilise avec intelligence la très mystérieuse Égypte ancienne pour créer une atmosphère inquiétante.

The Mummy - USA (1932), de Karl Freund, avec Boris Karloff, Zita Johann, David Manners, Bramwell Fletcher, Arthur Byron, Edward Van Sloan. (Acheter le film sur Amazon)




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samedi 4 décembre 2010

Les Rues de feu (1984)

Un groupe de bikers enlève une chanteuse en plein concert. L’impresario et amant de la chanteuse engage un ancien militaire, ancien compagnon de la chanteuse, et une baroudeuse pour la délivrer.

Avec Les Rues de feu, on sent bien que Walter Hill a tenté de réédité le coup des Guerriers de la nuit. L’histoire se déroule au début des années 60 mais le film a la même esthétique, un peu trop clinquante, propre aux vidéos clips de la première partie des années 80, avec un goût prononcé pour les scènes de ville la nuit. Quant au scénario, il est des plus légers avec des personnages jamais crédibles, interprétés par des acteurs peu convaincants à l’image de Michael Paré qui n’a ni le talent ni le charisme suffisant pour porter le film sur ses épaules. Seul le rythme et le suspense pouvait sauver ce film de la médiocrité mais hélas il n’y en a pas. Et le choix d’entrecouper le film de numéros musicaux n’arrange rien. Ce film est un ratage total.

Streets of Fire - USA (1984), de Walter Hill, avec Michael Paré, Diane Lane, Rick Moranis, Amy Madigan, Willen Dafoe, Deborah Van Valkenburgh, Richard Lawson, Rick Rossovich, Bill Paxton. (Acheter le film sur Amazon)




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dimanche 28 novembre 2010

Les Guerriers de la nuit (1979)

Les Warriors, une bande de voyous, sont accusés à tort, du meurtre du chef d’une autre bande. Toutes les bandes de New York s’unissent pour les exterminer au cours d’une folle nuit.

Le film commence par des scènes ridicules qui nuisent un peu à l’histoire. Imaginez toutes les bandes de voyous de New York qui se réunissent dans un stade pour écouter le discours d’un chef de bande, un peu gourou, qui leur propose de s’unir pour faire main basse sur la ville. Pas très crédible et surtout ridicule car chaque bande a son code vestimentaire et certaines vont vraiment pitié à voir. C’est tout simplement grotesque. Et l’esthétisme très 80s n’arrange rien. Un vrai carnaval ! Pourtant, dès que la traque commence, on est saisi par cette histoire haletante et l’on oublie tout. Les malheureux Warriors, emmenés par le séduisant Michael Beck, courent tellement que le spectateurs en est presque essoufflé. Et quand ceux-ci cessent de courir, c’est pour des scènes de bastons spectaculaires et jubilatoires.

On ne peut pas dire que Les Guerriers de la nuit soit un grand film et pourtant Walter Hill a réussi là un bon film de contre-culture, construit comme une bande dessinée. Un film qui tient la route et qui est typique d’une époque. On ne ferait plus le film de la même manière désormais, il serait mieux documenté et filmé avec un réalisme froid mais beaucoup moins divertissant.

The Warriors - USA (1979), de Walter Hill, avec Michael Beck, James Remar, Thomas Waites, Doresy Wright, Brian Tyler, Deborah Van Valkenburgh, David Patrick Kelly, Mercedes Ruehl, John Snyder. (Acheter le film sur Amazon)




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