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jeudi 13 mai 2010

Le Grand McLintock (1963)

McLintock, un riche éleveur de bétail dans un territoire sauvage du far-west, voit sa vie bouleversée par le retour de son épouse, une furie, revenue pour réclamer le divorce et la garde de leur fille.

Ce western peu connu de John Wayne est une comédie familiale, une sorte de Mégère apprivoisée de l’Ouest. John Wayne y est très mal à l’aise. Imaginez un peu, on lui a demandé de jouer son personnage de cowboy habituel mais il n’a pas à se servir de son arme. Il y a bien un politicien très antipathique, quelques vieux guerriers indiens, et un rodéo, mais tout cela fait partie du décor. Le seul adversaire de John Wayne, c’est la ravissante Maureen O’Hara, une épouse caractérielle qui lui rend la vie impossible. Le pauvre John Wayne doit donc faire rire et ça n’est pas dans ses cordes. Il joue souvent horriblement faux et le scénario navrant ne l’aide pas. Les personnages ont l’air d’avoir été créés par un enfant de sept ans tant ils sont superficiels et stéréotypés. Pas de chance pour Maureen O’Hara qui se donne beaucoup de mal et pour les autres comédiens dont les personnages ont un rôle purement décoratif.

Après deux longues heures de péripéties inintéressantes et inutiles, le film se conclut non pas par un duel comme aurait pu l’espérer John Wayne ou tout spectateur à la recherche d’un peu d’émotion, mais sur une longue poursuite à travers les rues de la ville. McLintock court après son épouse, qui finit la scène en sous-vêtements, et la fesse avec une poêle à frire sous les hourras approbateurs des villageois. Une fin qui ravira les féministes qui ne devaient de toute manière pas placer beaucoup d’espoir en John Wayne...

McLintock!
- USA (1963), de Andrew V. McLaglen, avec John Wayne, Maureen O’Hara, Patrick Wayne, Stefanie Powers, Yvonne de Carlo, Chill Wills, Bruce Cabot.






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dimanche 25 avril 2010

L'Esclave libre (1957)

Une jeune bourgeoise sudiste découvre, à la mort de son père, qu’elle a du sang noir dans les veines. Elle est déshéritée et vendue comme esclave à un riche aventurier de la Nouvelle-Orléans.

Film en technicolor flamboyant sur la vie d’une belle sudiste bouleversée et ruinée par la guerre de Sécession, qui aime malgré elle un riche aventurier incarné par Clark Gable, L’Esclave libre fait immanquablement penser à Autant en emporte le vent. Il serait néanmoins injuste de le considérer comme une simple imitation même s’il n’est pas impossible que les producteurs n’aient vu dans ce film qu’un bon moyen d’exploiter un sujet qui avait déjà fait ses preuves.

Premier argument en sa faveur, L’Esclave libre a le mérite de ne pas montrer une image d’Epinal de la guerre de Sécession. Les soldats Nordistes ne sont pas présentés comme des idéalistes venus délivrer le peuple noir de l’esclavage. Au contraire, ils se montrent souvent aussi racistes que leurs adversaires Sudistes, utilisant les esclaves noirs « confisqués » comme de la chair à canon. De son côté, le personnage principal, interprété par Clark Gable, est un riche Sudiste qui possède de vastes plantations dans lesquelles travaillent des esclaves. Il ne se montre pas pour autant inhumain, élevant un jeune homme noir comme son propre fils. Ce personnage secondaire est très intéressant dans sa complexité : il hait son père adoptif pour sa générosité et rejoint l’armée du Nord mais se voit traité là-bas comme un moins que rien. La jeune héroïne de ce film, interprétée par Yvonne De Carlo, vit une situation comparable : traitée comme une princesse par son maître, elle est méprisée par les soldats de Lincoln pour qui les quelques goûtes de sang noir qu’elle a dans les veines comptent plus que sa personnalité, sa beauté et son éducation. Le Nord peut lui offrir la liberté mais ne la laissera jamais redevenir la grande dame qu’elle a été.

Autre différence majeure entre les deux films, L’Esclave libre est un film très sensuel dans lequel la belle Yvonne De Carlo incarne l’objet de tous les désirs. Walsh ose beaucoup, filmant son actrice dans des poses très lascives pour l’époque ou dans des scènes aux connotations sado-masochistes évidentes : la jeune femme prisonnière d’un ignoble marchand d’esclaves qui la maltraite et veut lui prendre sa vertu, la vente dans un marché aux esclaves où des hommes libidineux l’examinent et la tâtent...

Loin d’être une pâle copie d’Autant en emporte le vent, L’Esclave libre est donc un bon film d’aventures, moderne, qui présente les hommes et l’Histoire avec beaucoup d’acuité et de cynisme.

Band of Angels
- USA (1957), de Raoul Walsh, avec Clark Gable, Yvonne De Carlo, Sidney Poitier, Efrem Zimbalist Jr., Andrea King.


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