Affichage des articles dont le libellé est Woody Allen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Woody Allen. Afficher tous les articles

samedi 29 janvier 2011

La Rose pourpre du Caire (1985)

New Jersey, années 30. Serveuse dans un resto minable, battue par un époux fainéant qui vit à ses crochets, Cecilia ne vit que pour aller au cinéma. Un jour le héros d’un film sort de l’écran pour lui déclarer sa flamme.

La Rose pourpre du Caire est une jolie fable, un peu amère, sur le pouvoir de la fiction et plus particulièrement du cinéma. Un hommage à ces histoires et ces personnages qui permettent aux hommes d’oublier la dureté de la vie, le temps d'une heure ou deux. Ainsi Cécilia, qui mène une vie particulièrement morose, voit et revoit un film mièvre intitulé « La Rose pourpre du Caire » dont Woody Allen s’est amusé à filmer de nombreuses scènes. Elle est séduite par un personnage de ce film, un homme parfait, qui sort de l’écran pour venir vivre avec elle dans le monde réel, un monde dans lequel il a bien du mal à s’adapter.

Et pendant ce temps, le reste des personnages paniquent, s’impatientent, discutent, incapables de faire face à ce bouleversement. Les spectateurs grondent. Les professionnels du cinéma tentent de réagir. C’est la partie la plus cocasse du film. Woody Allen fait mouche dans ces scènes particulièrement absurdes où personnages et spectateurs se disputent en vain. Puis intervient l’acteur principal du film qui courtise à son tour Cécilia pour tenter de ramener le personnage qu’il incarne dans le film. Cécilia devra alors choisir entre le comédien, imparfait mais bien réel, ou le personnage, parfait mais fictif.

Purple Rose of Cairo - USA (1985), de Woody Allen, avec Mia Farrow, Jeff Daniels, Danny Aiello, Dianne Wiest, Van Johnson, John Wood, Glenne Headly. (Acheter le DVD sur Amazon)




Bookmark and Share

samedi 3 avril 2010

Match Point (2005)

Professeur de tennis dans un club huppé de Londres, Chris Wilton, un jeune arriviste, semble bien décidé à entrer dans la haute société britannique. Pour parvenir à ses fins, il séduit une jeune héritière mais ses certitudes sont mises à mal lorsqu’il rencontre une ravissante américaine dont il va tomber follement amoureux. Choisira-t-il l’ambition ou la passion ?

Match Point a créé l’événement parce qu’il s’agissait du premier film anglais de Woody Allen. Pour la première fois, le cinéaste laissait de côté New York, sa ville fétiche, dont il avait visiblement fait le tour, pour s’intéresser à un autre décor et à une autre société. Fini, les psys et les intellectuels new-yorkais, place aux financiers londoniens. Un dépaysement qui ne fait pas perdre au cinéaste son esprit critique. Il peint avec une évidente délectation cette haute société britannique conservatrice mais décadente, où nul n’a besoin de talent pour réussir : des relations et un peu de chance suffisent pour s’y imposer. Quant aux personnages, ils semblent dénués de complexes. Ce sont des êtres vides, entièrement absorbés par le désir d’afficher leur réussite.

Autre effet de l’exil, Woody Allen adopte l’humour noir et l’ironie dramatique des cinéastes qui ont fait le succès de la comédie britannique dans les années 50 et 60. On se délecte donc d’une histoire monstrueuse et immorale mais on ne rit pas vraiment car il n’y pas de gags dans Match Point. L’humour vient de la légèreté de la narration mais l’histoire est une véritable tragédie. Le sujet rappelle d’ailleurs Une Tragédie américaine du romancier Theodore Dreiser que George Stevens avait adapté au cinéma sous le titre Une place au soleil en 1951.

Côté casting, si Jonathan Rhys-Meyers semble encore un peu tendre, Scarlett Johansson plait toujours autant et inscrit un nouveau grand film dans sa filmographie. Les seconds rôles sont parfaits comme toujours dans les films de Woody Allen. Mention particulière à Matthew Goode et Emily Mortimer, frères et sœurs plein de charme et de nonchalance, dans ce surprenant Match Point.

Match Point, USA-Royaume Uni (2005), de Woody Allen, avec Jonathan Rhys-Meyers, Scarlett Johansson, Matthew Goode, Emily Mortimer, Brian Cox, Penelope Wilton.






Bookmark and Share

dimanche 14 février 2010

Anything Else (2003)

Jerry Falk (Jason Biggs) mène une vie difficile. Et son problème est qu’il ne sait pas rompre. Rompre avec son agent (Danny De Vito), un incompétent qui lui subtilise une importante part de ses revenus, son psy qui ne lui est pas très utile, et surtout sa copine (Christina Ricci) avec qui il est loin de vivre une liaison idyllique. Mais sa vie change grâce aux conseils d’un curieux petit homme (Woody Allen), paranoïaque et un peu dangereux, avec qui il a de longues conversations.

Cette petite comédie légère est le meilleur Woody Allen depuis Tout le monde dit I Love You. Mais attention, ce n’est pas du grand Woody pour autant et on ne peut pas dire qu’on y rie beaucoup. Il s’agit simplement d’un bon petit film plaisant à regarder où l’on s’amuse de personnages complètement névrosés. Ce qu’il manque à Anything Else, c’est sans doute quelques bons gags et un acteur principal plus charismatique et plus doué. Car il faut bien avouer que Jason Biggs n’est pas à la hauteur du film et du casting (on est plus dans American Pie là). Et à le voir imiter Woody Allen, on le trouve même agaçant. Heureusement, sa partenaire Christina Ricci, est excellente, ce qui n’est plus une surprise depuis longtemps). A voir avant tout pour Mademoiselle Ricci donc.

Anything Else – USA (2003) de Woody Allen, avec Jason Biggs, Christina Ricci, Woody Allen, Danny De Vito, Stockard Channing, Fisher Stevens, Diana Krall.






Bookmark and Share