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samedi 4 décembre 2010

Les Rues de feu (1984)

Un groupe de bikers enlève une chanteuse en plein concert. L’impresario et amant de la chanteuse engage un ancien militaire, ancien compagnon de la chanteuse, et une baroudeuse pour la délivrer.

Avec Les Rues de feu, on sent bien que Walter Hill a tenté de réédité le coup des Guerriers de la nuit. L’histoire se déroule au début des années 60 mais le film a la même esthétique, un peu trop clinquante, propre aux vidéos clips de la première partie des années 80, avec un goût prononcé pour les scènes de ville la nuit. Quant au scénario, il est des plus légers avec des personnages jamais crédibles, interprétés par des acteurs peu convaincants à l’image de Michael Paré qui n’a ni le talent ni le charisme suffisant pour porter le film sur ses épaules. Seul le rythme et le suspense pouvait sauver ce film de la médiocrité mais hélas il n’y en a pas. Et le choix d’entrecouper le film de numéros musicaux n’arrange rien. Ce film est un ratage total.

Streets of Fire - USA (1984), de Walter Hill, avec Michael Paré, Diane Lane, Rick Moranis, Amy Madigan, Willen Dafoe, Deborah Van Valkenburgh, Richard Lawson, Rick Rossovich, Bill Paxton. (Acheter le film sur Amazon)




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dimanche 28 novembre 2010

Les Guerriers de la nuit (1979)

Les Warriors, une bande de voyous, sont accusés à tort, du meurtre du chef d’une autre bande. Toutes les bandes de New York s’unissent pour les exterminer au cours d’une folle nuit.

Le film commence par des scènes ridicules qui nuisent un peu à l’histoire. Imaginez toutes les bandes de voyous de New York qui se réunissent dans un stade pour écouter le discours d’un chef de bande, un peu gourou, qui leur propose de s’unir pour faire main basse sur la ville. Pas très crédible et surtout ridicule car chaque bande a son code vestimentaire et certaines vont vraiment pitié à voir. C’est tout simplement grotesque. Et l’esthétisme très 80s n’arrange rien. Un vrai carnaval ! Pourtant, dès que la traque commence, on est saisi par cette histoire haletante et l’on oublie tout. Les malheureux Warriors, emmenés par le séduisant Michael Beck, courent tellement que le spectateurs en est presque essoufflé. Et quand ceux-ci cessent de courir, c’est pour des scènes de bastons spectaculaires et jubilatoires.

On ne peut pas dire que Les Guerriers de la nuit soit un grand film et pourtant Walter Hill a réussi là un bon film de contre-culture, construit comme une bande dessinée. Un film qui tient la route et qui est typique d’une époque. On ne ferait plus le film de la même manière désormais, il serait mieux documenté et filmé avec un réalisme froid mais beaucoup moins divertissant.

The Warriors - USA (1979), de Walter Hill, avec Michael Beck, James Remar, Thomas Waites, Doresy Wright, Brian Tyler, Deborah Van Valkenburgh, David Patrick Kelly, Mercedes Ruehl, John Snyder. (Acheter le film sur Amazon)




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dimanche 2 mai 2010

Crossroads (1986)

Un jeune guitariste aide un vieux bluesman à s’évader d’une maison de retraite et part avec lui sur la route du blues dans l’espoir de devenir à son tour un grand bluesman.

Que faire de Ralph Macchio après Karate Kid ? Les studios ne se sont pas posés trop de questions et ont refait le même film en apportant de légères modifications. Le blues a remplacé le karaté et un vieux maître noir a pris la place du vieux maître japonais. Hélas, ça ne marche pas. Cela aurait pu être une belle histoire d’apprentissage mais le film manque de charme et surtout de subtilité. Le scénario est attendu et le personnage de Ralph Macchio n’est pas crédible. Qui peut croire qu’une balade d’une semaine dans le Sud des États-Unis et une peine de cœur font d’un jeune adolescent un as du blues ? Du coup Ralph Macchio en devient horripilant.

Le final, un combat de solos de guitares électriques entre un Ralph Macchio, doublé par Ry Cooder, et un Steve Vai déchaîné, est catastrophique et fait définitivement sombrer le film dans le ridicule.

Crossroads – USA (1986) de Walter Hill, avec Ralph Macchio, Joe Seneca, Jami Gertz, Joe Morton, Robert Judd, Harry Carey Jr., Steve Vai.






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samedi 10 avril 2010

Driver (1978)

Un as du volant, qui monnaye ses services comme chauffeur pour des hold-up, est traqué par un flic prêt à tout pour le capturer.

Driver est un film visuel. Le réalisateur Walter Hill a réduit au strict minimum les dialogues et la musique, laissant parler les belles images de ville la nuit. L’atmosphère est un peu spéciale : le rythme calme et sensuel des chaudes nuits d’été laisse souvent place à de brusques montées de tension lorsque interviennent les poursuites en voitures à couper le souffle avec leurs rugissements de moteurs et leurs crissements de pneus.

Driver est aussi un film construit pour mettre en valeur son acteur principal : Ryan O’Neal. Le comédien, qui était une grande star à l’époque, la joue playboy, dans un rôle de cowboy moderne relooké 70s. Son charisme est tellement évident que l’on se demande pourquoi Ryan O’Neal a perdu son statut de star dans les années 80. Face à lui, on remarque un Bruce Dern déchaîné dans le rôle d’un flic antipathique qui oublie la loi et s’associe à des truands pour monter la machination diabolique qui lui permettra de piéger sa proie. L’acteur s’en donne à cœur joie, entrant dans des colères mémorables. Entre les deux, une femme mystérieuse aux motivations pour le moins ambiguës interprétée par une Isabelle Adjani qui semble un trop jeune pour ce type de rôle.

The Driver - USA (1978), de Walter Hill, avec Ryan O’Neal, Bruce Dern, Isabelle Adjani, Ronee Blakley, Matt Clark, Felice Orlandi.






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