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dimanche 28 mars 2010

Broken Flowers (2005)

Don est un quinquagénaire fortuné qui passe ses journées à ne rien faire. Rien ne peut le sortir de son apathie, pas même d'être plaqué par sa petite amie ou de recevoir une lettre anonyme lui révélant qu'il a un fils de 20 ans. Son sympathique voisin va néanmoins le convaincre de partir à la recherche de ses ex pour découvrir l'auteur de la lettre.

On pourrait s'attendre à un film émouvant sur un homme qui, arrivé à mi-chemin de la vie, se retourne sur son passé avec nostalgie et retrouve les femmes qu'il a aimé. Mais Jim Jarmusch en a décidé autrement. Le film est sombre. Chaque visite à une ex ressemble à la découverte d'un monde étrange. Et qu'ils soient chaleureux ou hostiles, ces mondes sont totalement étrangers à Don. Ces femmes, qui furent jadis si proches, n'ont désormais plus rien en commun avec lui ou avec ce qu'elles étaient. Rien ne sert de rechercher un sens à sa vie dans le passé nous dit le film.

Jim Jarmusch est un magicien. Il nous le montre une fois de plus avec Broken Flowers, une histoire sombre et angoissante dont il tire un film léger, tendre et élégant avec un casting parfaitement maîtrisé. Bill Murray est magnifique. Que de chemin parcouru par cette star de l'humour potache des années 80-90, devenue l'une des icônes du nouveau cinéma indépendant américain depuis sa collaboration avec Wes Anderson (Rushmore, La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique et surtout avec Sofia Coppola (Lost in Translation)! Jeu sobre, attitude désabusée, humour pince-sans-rire, il est parfait en paumé, spectateur de sa propre vie. Parfaites aussi les actrices à qui Jim Jarmusch a offert les seconds rôles : Julie Delpy, Sharon Stone, Frances Conroy, Jessica Lange et Tilda Swinton.

Broken Flowers - USA (2005) de Jim Jarmusch, avec Bill Murray, Sharon Stone, Julie Delpy, Frances Conroy, Jessica Lange, Ilda Swinton, Jeffrey Smith.






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Disparitions (2003)

En Argentine, à la fin des années 70, une journaliste est enlevée, séquestrée et torturée par la dictature militaire. Son mari, un metteur en scène de théâtre, tente de la retrouver en utilisant son don de clairvoyance.

Conspué par la critique, Disparitions a le mérite de réveiller les vieux fantômes de la dictature argentine, que le monde du cinéma avait choisi d’oublier. Hélas, le film ne semble pas s’y intéresser pour autant. Il ne s’agit pas d’un film témoignage ou militant même si le réalisateur, Christopher Hampton, glorifie la résistance passive des intellectuels et de ces femmes de disparus, qui manifestaient pour qu’on leur rende leur époux. Hampton donne plutôt l’impression de se servir de cette période de l’histoire pour en faire la toile de fonds de son intrigue. Il est vrai que les généraux argentins de la dictature changent un peu des pontes de la CIA ou des SS généralement utilisés comme méchants dans les thrillers politico-historiques…

Plus ennuyeux encore, l’intrigue ne tient pas la route. Thriller tout court avant de sombrer dans le thriller surnaturel puis dans le drame et enfin dans le mélo, Disparitions déroute. Hampton semble avoir eu beaucoup de mal à savoir quel film il voulait réaliser. A moins qu’il n’ait voulu regrouper tous ces genres à la fois et dans ce cas là, il n’a pas su faire le film ambitieux qu’il souhaitait. Dommage car le climat oppressant de la dictature argentine est bien rendu et Antonio Banderas livre une interprétation convaincante. On a l’impression qu’il aurait suffit de pas grand-chose pour que Disparitions soit un bon film.

Imagining Argentina
– USA (2003) – de Christopher Hampton, avec Antonio Banderas, Emma Thompson, Rubén Blades, Claire Bloom, John Wood.






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Final Cut (2003)

Zoë Tech est une société qui implante des puces électroniques dans le corps des nouveaux nés afin d’enregistrer tout ce qu’ils voient et tout ce qu’ils rêvent et de réaliser, à leur mort, le film de leur vie. Alan, le meilleur monteur de Zoë Tech, est un homme triste et solitaire, hanté par un souvenir d’enfance douloureux. Sa vie sans histoire va changer le jour où il se voit confier les souvenirs d’un immonde milliardaire.

Si Final Cut s’intéresse à la mémoire et aux souvenirs, c’est avant tout un film sur la manipulation par les images. Omar Naïm, le metteur en scène, nous montre comme il est aisé de falsifier la vérité en n’utilisant que des éléments réels. Alan, le personnage principal, visionne une vie, coupe tout ce qui n’a pas d’intérêt, ce qui peut nuire à la mémoire du défunt ou choquer ses proches, puis réalise le montage final. Il en résulte un film mielleux et aseptisé qui donne une image faussée du défunt. C’est pourtant cette image que l’on gardera de lui.

On peut alors s’interroger sur la finalité de toute cela. A quoi bon toutes ces prouesses technologiques, ce fonds documentaire d’une richesse inouïe si le résultat obtenu est si éloigné de la vérité ? Et la réponse est l’argent, tout simplement. Les films produits par Zoë Tech sont extrêmement lucratifs. En cela on peut dire que Final Cut est le 1984 de notre époque, une époque où le fantasme de Big Brother demeure mais où la quête de richesse a remplacé l’idéologie politique.

Comme dans le roman de Orwell, le monde dépeint par Omar Naïm est d’une noirceur extrême. D’un côté la multinationale et ses employés asservis, prêts à tout pour le profit, et de l’autre des opposants, dont les idées et les slogans peuvent rassurer, mais qui se révèlent être des activistes dangereux, prêts à toutes les violences pour parvenir à leurs fins. La seule lumière dans ce film vient du personnage d’Alan, qui va progressivement découvrir la vérité et s’ouvrir ainsi à la vie. Un excellent rôle pour Robin Williams qui interprète Alan avec beaucoup d’humanité et de sobriété, à l’image de sa performance dans le très réussi Photo Obsession en 2002.

The Final Cut - USA (2003), de Omar Naïm, avec Robin Williams, Jim Caviezel, Mira Sorvino.




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Aviator (2004)

Howard Hugues était un milliardaire américain très en vue dans l’Amérique des années 40 et 50. Il investissait des sommes colossales dans la production cinématographique et la construction aéronautique, s’attirant ainsi les foudres des patrons de ces deux industries qui ne voyaient pas d’un bon œil l’arrivée d’un tel concurrent. Mais derrière le génial homme d'affaires se cache un homme peu sûr de lui, qui sombre peu à peu dans la folie.

Aviator se divise clairement en trois parties. Dans la première, on suit les aventures de Howard Hugues producteur de films à Hollywood. Le génial « auteur » de Scarface, Hell’s Angels ou Le Banni parvient à rivaliser avec les grands studios et en profite pour fréquenter le tout Hollywood et nouer des idylles avec de ravissantes actrices telles que Jean Harlow, Katharine Hepburn ou Ava Gardner. La seconde partie est consacrée à la percée de Howard Hugues dans l’industrie aéronautique. Ce fou d’aviation laisse peu à peu tomber les fêtes hollywoodiennes et ses liaisons tourmentées avec les belles actrices pour fabriquer des avions extraordinaires et reprendre la fameuse compagnie aérienne TWA. Le film fait alors penser au superbe Tucker de Coppola. La dernière partie relate la déchéance du playboy excentrique. Sous pression, victime d’un complot, il sombre peu à peu dans la folie.

La filmographie de Martin Scorsese est passionnante. Voilà un cinéaste qui ne tourne jamais deux fois le même film. Cela n’empêche pas le thème de la folie de revenir dans un grand nombre de ses œuvres. Combien de fois n’a-t-il pas raconté l’histoire d’un homme dont le destin tragique le conduisait vers la folie. Rien d’étonnant alors de le voir s’attaquer à la biographie de Howard Hugues. Surtout lorsqu’on sait que Hugues a joué un rôle important dans le cinéma de années 40. L’occasion pour Scorsese de revenir sur le grand Hollywood d'antan qui l’a tant fasciné et dont il est devenu l’un des historiens.

Aviator tient donc à cœur à Martin Scorsese qui transforme cette biographie en un film très personnel. Et pourtant, la touche Scorsese est bien difficile à retrouver. Le film est lent et la réalisation très académique. Sans doute le sujet s’y prêtait-il... Le parallèle entre la vie de Howard Hugues et celle de Hearst a peut-être influencé le réalisateur qui marche dans les pas du géant Welles et de son fameux Citizen Kane. S’il ne fait aucun doute qu’Aviator est un bon film, on peut néanmoins se demander s’il s’agit d’un grand Scorsese ? Pas sûr…

Du côté de la distribution, Leonardo DiCaprio livre une prestation impressionnante qui révèle enfin toute l’étendue de son talent et mériterait un Oscar. A ses côtés, on remarque plutôt les bons seconds rôles masculins (Danny Huston, Alan Alda, Alec Baldwin, John C. Reilly) que les actrices, qui ont bien du mal à se faire passer pour leurs glorieuses aînées. Ainsi Cate Blanchett est peu crédible et agaçante en Katharine Hepburn alors que Kate Beckinsale incarne une bien fade Ava Gardner.

The Aviator – USA (2004) de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, Cate Blanchett, John C. Reilly, Kate Beckinsale, Alec Baldwin, Alan Alda, Danny Huston, Ian Holm, Jude Law, Willem Dafoe.






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De-Lovely (2004)

La vie de Cole Porter, formidable songwriter américain de l’âge d’or des comédies musicales. Ce dandy qui composait des succès à la chaîne pour le music hall et le cinéma ("Anything goes", "I get a kick out of you", "In the still of the night", "I’ve got you under my skin", "Night and day", "You’re the top"...), a vécu une belle histoire d’amour avec sa femme Linda Lee tout en multipliant les conquêtes masculines.

Le vieux Cole Porter voit défiler les moments clés de sa jeunesse alors que des stars actuelles de la chanson reprennent quelques uns de ses standards sur une petite scène, voilà qui est ennuyeux à mourir. Devant cette succession de numéros chantés et de scènes banales qui s’enchaînent mal, on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’Irwin Winkler a trouvé d’intéressant à la vie de Cole Porter. Et surtout pourquoi avoir choisi cette narration décousue, sans cesse interrompue par des numéros de chant et les commentaires du vieux Cole Porter, qui instaurent une distance entre l’histoire, déjà guère passionnante, et le spectateur.

Mais que l’on se rassure la dernière demi-heure est un peu plus réussie. Le film se mue alors en drame de la vieillesse. Winkler qui avait été incapable de restituer la joie de vivre et l’insouciance du jeune Cole Porter, s’est montré plus inspiré par les dernières années du compositeur et de sa femme. On tombe en plein mélo et l’on sort de la projection avec le cafard en se disant que les chansons de Cole Porter sont bien mélancoliques.

Encore un rôle décevant pour Kevin Kline même si l’acteur délivre une excellente performance. Une bonne note aussi à la toujours jolie Ashley Judd qui n’a rien à se reprocher, elle non plus.

Au fond, plutôt que de voir ce film, le meilleur moyen de découvrir ou de redécouvrir Cole Porter est d’écouter ses chansons chantées par Dean Martin, Frank Sinatra, Ella Fitzgerald ou encore Liza Minnelli, des artistes qui ont su interpréter son répertoire avec swing et conviction.

De-Lovely – USA (2004) d’Irwin Winkler, avec Kevin Kline, Ashley Judd, Jonathan Pryce et les participations de Natalie Cole, Robbie Williams, Alanis Morissette, Elvis Costello, Sheryl Crow, Diana Krall, Lara Fabian.




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vendredi 5 mars 2010

Cabin Fever (2002)

Cinq étudiants vont fêter leurs diplômes en partant en vacances dans une cabane au milieu d’une forêt, près d’un petit bourg peuplé d’individus étranges. Ils rencontrent un homme ensanglanté, victime d’un mal horrible et peut-être contagieux...

Les cinéphiles le savent bien, partir en vacances dans la campagne américaine avec un groupe de potes n’est pas une très bonne idée. Hélas pour eux, Jeff, Karen, Paul, Mercy et Bert n’ont pas dû voir La Nuit des morts vivants, Massacre à la tronçonneuse, Evil Dead ou encore Le Projet Blair Witch. Pas trop de surprises donc pour ce petit film indépendant qui s’était fait remarqué au Festival de Sundance. Les recettes qui ont fait le succès des classiques de l’horreur y sont suivies à la lettre par le jeune réalisateur Eli Roth.

Mais si la surprise n’est pas au rendez-vous, la peur et l’horreur sont bien là, ce qui n’est déjà pas si mal. Les amateurs d’hémoglobine y trouveront leur bonheur. Et en prime, les spectateurs se régaleront d’un humour noir réjouissant, qui provoque souvent les rires de la salle, entre deux contractions d’effroi. Cabin Fever est un bon petit film d’horreur qui vaut mieux que les navrants « slashers » que l’on nous montre habituellement.

Cabin Fever - USA, GB (2002) de Eli Roth avec Jordan Ladd, Rider Strong, James DeBello, Cerina Vincent, Joey Kern.






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Ballistic (2002)

Ecks, un ancien agent du FBI, est forcé de reprendre du service pour retrouver un jeune enfant kidnappé par Sever, une femme de choc qui maîtrise à la perfection les sports de combat.

Ballistic est un film d'action de série Z sans aucun intérêt. Son piètre réalisateur, sans doute conscient de la nullité du scénario, s'est concentré sur les scènes d'actions : poursuites en voiture, explosions, combats à main nue, à l'arme automatique ou même au lance-roquettes se succèdent sans laisser de répit à des acteurs qui avaient vraisemblablement un besoin urgent d'argent pour avoir accepté de se compromettre dans un produit aussi bas de gamme.

Ballistic : Ecks vs. Sever - USA (2002) de Kaos avec Antonio Banderas, Lucy Liu, Talisa Soto, Gregg Henry.






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Amour et amnésie (2003)

Henry Roth est un coureur de jupon, l’homme d’une nuit mais jamais plus jusqu’au jour où il rencontre Lucy, une charmante jeune femme qui souffre d’amnésie partielle depuis un accident de voiture. Chaque jour est un recommencement pour cette femme qui se réveille en oubliant ce qui s’est passé la veille. Henry devra donc la séduire tous les jours pour pouvoir vivre avec elle, un sacré défit !

Cette comédie romantique rappelle, par son sujet, le fameux Un jour sans fin, grand classique de la comédie américaine des années 90. Hélas, la comparaison s’arrête là. Si le film d’Harold Ramis bénéficiait d’un brillant scénario, celui de Peter Segal manque de bonnes idées et les gags sont souvent si puérils qu’ils provoquent plus de sourires de gêne que d’éclats de rire. Dommage car les acteurs sont irréprochables : Adam Sandler se met en quatre pour nous distraire, Drew Barrymore multiplie les moues attendrissantes et les seconds rôles s’en donnent à cœur joie à l’image de Sean Astin en culturiste psychologiquement perturbé.

Il ne faut pas attendre trop de ce Amour et amnésie qui n’est qu’une sympathique comédie, vite oubliée, destinée avant tout à divertir le spectateur de multiplexe pendant qu’il déguste ses popcorns.

50 First Dates
- USA (2003) de Peter Segal, avec Adam Sandler, Drew Barrymore, Rob Schneider, Sean Astin, Dan Aykroyd.






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samedi 20 février 2010

Wonderland (2003)

John Holmes est une star déchue du cinéma porno. Drogué, il fréquente la faune dangereuse des trafiquants de drogue de Los Angeles, pour laquelle il rend des petits services afin de gagner sa vie et de s’assurer ses trips. Mais rendre des petits services à des dealers n’est pas toujours sans risque, et l’une de ses missions tourne au carnage.

Cinq personnes assassinées dans un petit appartement aux murs dégoulinants de sang. Le massacre le plus ignoble depuis l’affaire Charles Manson. Une histoire vraie dont on ne connaît pas le fin mot. Voilà le sujet choisit par le réalisateur James Cox pour son second film. Le problème c’est que James Cox ne semble avoir aucune conviction. Il présente trois points de vue, trois versions possibles du massacre, sans prendre partie. Une honnêteté qui nuit considérablement au film car le spectateur ne peut que ressortir avec l’idée que tout cette entreprise est bien vaine. Dommage pour Val Kilmer qui y exécute avec brio son numéro bien rôdé de camé (Les Doors, Salton Sea). Heureusement, la reconstitution de ce Los Angeles du tout début des années 80 où le slogan sexe, drogue et rock’n’roll était encore d’actualité sauvent le film du ratage total. Et la bande son est mémorable.

Wonderland
– USA (2003) de James Cox, avec Val Kilmer, Lisa Kudrow, Kate Bosworth, Josh Lucas, Ted Levine, Christina Applegate, Carrie Fisher, Dylan McDermott, Eric Bogosian.






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Starsky & Hutch (2004)

Dans une grande ville américaine des années 70, les détectives David Starsky et Ken "Hutch" Hutchinson font équipe. Pour leur première enquête, ils doivent retrouver un tueur de femmes.

Les fréquents fiascos des adaptations ciné de séries TV pouvaient faire craindre le pire. On imaginait avec crainte les producteurs du film reprendre les concepts de base de la série pour en faire un délirant blockbuster post-moderne. Heureusement, il n’en fut rien. Le réalisateur Todd Phillips, qui a sans doute beaucoup visionné la série avant de passer à l’action, a réussi une reconstitution visuelle des plus fidèles. L’atmosphère typiquement 70s est très réussie et les vêtements portés par les deux héros, leurs mimiques et leur gestuelle se retrouvent dans le film.

Mais Todd Phillips n’est pas allé jusqu’au bout de la reconstitution car son Starsky & Hutch est une parodie de la série télé. C’est sans doute la raison pour laquelle il a choisi pour interpréter les deux détectives, Ben Stiller et Owen Wilson, deux acteurs spécialisés dans les rôles comiques, un peu comme l’avait fait Tom Mankiewicks pour son adaptation de Dragnet en confiant les rôles clés à Dan Aykroyd et Tom Hanks. Le résultat est formidable car les deux acteurs s’en donnent à cœur joie et cabotinent à merveille en singeant les expressions de leurs prédécesseurs, leur façon de marcher, de courir… Owen Wilson allant même jusqu’à pousser la chansonnette pour reprendre « Don’t give up on us », le grand succès discographique de David Soul.

Des libertés ont aussi été prises vis-à-vis des personnages, ce qui pourra éventuellement choquer les spécialistes. Ainsi David Starsky est devenu un tantinet psychorigide alors que Ken Hutchinson n’est plus le bel idéaliste que l’on a connu mais plutôt un sympathique ripoux. Du côté des seconds rôles, le brave capitaine Dobey n’a pas perdu son caractère de cochon mais son personnage semble se résumer à cela alors que Huggy-les-bons-tuyaux qui n’était qu’un petit indic ringard s’est transformé en véritable caïd. Il faudra donc accepter ses petites infidélités à l’œuvre originale pour profiter pleinement d’un scénario policier classique, mais pas bâclé, ponctué de scènes souvent très drôles voire hilarantes.

Une petite scène à la fin du film permet de retrouver Paul Michael Glaser et David Soul, les deux acteurs qui avaient créé les rôles. Un clin d’œil qui fait plaisir et qui rend peu crédible un retour du tandem original tant les acteurs ont pris de la bouteille depuis deux décennies.

Starsky and Hutch – USA (2004) de Todd Phillips avec Ben Stiller, Owen Wilson, Snoop Dogg, Fred Williamson, Vince Vaughn, Juliette Lewis, Jason Bateman, Amy Smart, Carmen Electra, Chris Penn, Paul Michael Glaser, David Soul.






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vendredi 19 février 2010

L’Effet papillon (2003)

Evan Treborn (Ashton Kutcher) est un étudiant, qui a vécu des expériences traumatisantes dans son enfance mais dont il n’a aucun souvenir, sa mémoire faisant des blocages. En retrouvant son journal intime de l’époque, il se rend compte qu’il peut revivre son passé et même y apporter des modifications. Il en profite et se retrouve entraîné dans une spirale cauchemardesque.

Filmé comme un thriller, L’Effet papillon est une vraie réussite. Un climat oppressant s’installe dès les premières minutes du film. L’inquiétude gagne le spectateur et ne le quitte plus. La mise en scène, irréprochable, est très contemporaine, dans la lignée de Sixième sens et de Donnie Darko.

Mais ce qui fait de L’Effet papillon une réussite, c’est avant tout le scénario. Car L’Effet papillon est un film de scénaristes et cela se sent. L’intrigue, impeccablement construite, est d’une rare complexité. Bress et Gruber ont créé un véritable labyrinthe temporel, faisant évoluer leurs personnages dans plusieurs dimensions. Leur vie, leur personnalité et même leur apparence physique sont modifiés par le cours des évènements.

Au-delà du divertissement, L’Effet papillon est un film qui vous hante car il vous renvoie immanquablement à votre propre vie. Impossible après l’avoir vu de ne pas vous interroger sur vos choix et vous demander ce que vous seriez devenu si, en des moments clé de votre existence, vous aviez agi de manière différente.

The Buttefly Effect – USA (2003) d’Eric Bress et J. Mackye Gruber, avec Ashton Kutcher, Amy Smart, Elden Henson, William Lee Scott, Eric Stoltz, Melora Walters.






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Le Sourire de Mona Lisa (2003)

Dans le lycée très sélect de Wellesley dans le nord des Etats-Unis, on apprend aux élèves à devenir de charmantes femmes au foyer. Une situation difficile à accepter pour Katherine Watson (Julia Roberts), femme libérée venue de Californie pour leur enseigner l’histoire de l’art.

Le sujet n’est évidemment pas sans rappeler celui du célèbre Cercle des poètes disparus. Une ressemblance qui a suffi à certains pour expédier le film dans la catégorie des remakes non officiels. Mais pas de jugement hâtif : les apparences sont parfois trompeuses.

Après tout, Le Sourire de Mona Lisa n’est-il pas mis en scène par le brillant Mike Newell, auteur entre autre de Quatre mariages et un enterrement ? La toujours charmante Julia Roberts n’est-elle pas réputée pour l’intelligence de ses choix de rôles ? Et les jeunes actrices de ce film ne font-elles pas parti des plus prometteuses de leur génération ? Qu’une telle somme de talents aboutisse à un film décevant voilà qui serait surprenant et effectivement Le Sourire de Mona Lisa est un très joli film.

Mike Newell n’est certes pas le premier à aborder le sujet du professeur libéral qui bouleverse la vie des ses élèves mais il est peut-être celui qui s’en est le mieux sorti. Plus subtil que Weir, il évite les schémas simplistes et ne tranche pas. Là où Weir offrait une brillante démonstration à laquelle le spectateur ne pouvait qu’adhérer, Mike Newell se contente de poser des questions et de laisser le débat ouvert. Le professeur est-il dans le droit chemin ? Veut-il libérer ses élèves des contraintes qui leurs sont imposées par la société ou n’essaye t-il pas simplement de leur imposer sa propre vérité ?

Un film intelligent donc qui est aussi un très agréable divertissement dans la plus pure tradition hollywoodienne et merveilleusement interprété par des actrices de talent dont on attend beaucoup à l’avenir. Une mention particulière à Maggie Gyllenhaal révélée l’année passée dans le très peu banal La Secrétaire.

Mona Lisa Smile
– USA (2003) de Mike Newell, avec Julia Roberts, Kirsten Dunst, Julia Styles, Maggie Gyllenhaal, Dominic West, Juliet Stevenson, Marcia Gay Harden.






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Lost in Translation (2003)

Un acteur vieillissant qui vient tourner un spot de pub au Japon ; la jeune femme délaissée d’un photographe de mode. A priori, ces deux américains, mariés chacun de leur côté, n’ont rien en commun et pourtant, ils éprouvent tous les deux la même solitude et cherchent, l’un comme l’autre, à donner un sens à leur vie. La promiscuité d’un hôtel de grand luxe, moderne et froid, à Tokyo, leur permettra de se rencontrer et de vivre une belle histoire.

Sofia Coppola a un talent fou. Elle l’avait déjà montré avec son premier film Virgin Suicide, elle le confirme avec le second Lost in Translation. Car il faut être une virtuose pour tenir le spectateur en haleine et l’enchanter avec une histoire d’une telle simplicité, dénuée de toutes les astuces scénaristiques que l’on retrouve habituellement dans les comédies romantiques américaines. Sans clichés ni rebondissements, on a l’impression d’assister non pas à un film mais à une histoire vraie. Et cette belle histoire d’un homme et d’une femme, mal dans leur peau, qui se rencontrent, sympathisent et s’aiment dans un pays étrange et étranger, n’en est que plus émouvante.

Loin des grands studios hollywoodiens, il existe un cinéma américain indépendant, adulte, imaginatif et talentueux et Sofia Coppola en est la première icône. Sa mise en scène d’une grande sensibilité, sa façon de filmer une histoire en ne s’intéressant qu’à des détails à première vue anodins, son attachement aux personnages plutôt qu’aux décors ou aux effets spéciaux font plaisir à voir et rappellent son père dans ses plus belles années.

Mais n’oublions pas les acteurs. Si le film marche si bien, c’est aussi en grande partie dû à son couple vedette : l’attachante et toujours juste Scarlett Johansson et l’inattendu Bill Murray qui montre que s’il sait toujours faire rire, il peut aussi émouvoir.

Lost in Translation
- USA (2003), de Sofia Coppola avec Scarlett Johansson, Bill Murray, Giovanni Ribisi, Anna Faris, Akimitsu Naruyama.






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Master and Commander (2003)

Un vaisseau de la flotte britannique, commandé par le capitaine Jack Aubrey (Russell Crowe), prend en chasse une redoutable frégate française. Une aventure éprouvante avec batailles navales, abordages, mutineries et tempêtes.

Si Pirates des Caraïbes n’était qu’un produit marketing navrant et soporifique, ce n’est pas le cas de ce Master and Commander car ce film n’est pas un divertissement bébête destiné aux masses ignorantes à la recherche d’un spectacle idiot pour s’occuper en mangeant du popcorn mais un film d’aventures érudit.

Peter Weir ne prive pas ses spectateurs de scènes spectaculaires (tempêtes, batailles épiques) mais il leur offre en plus une passionnante reconstitution de la vie des marins et des batailles navales au début du XIXe siècle. Ainsi le personnage le plus intéressant du film n’est pas le capitaine, magistralement interprété par un Russell Crowe décidément très à l’aise dans les rôles de guerriers, mais le médecin de bord. Car si la tradition des films de corsaires veut que le médecin soit un immonde alcoolique, Peter Weir en a fait un homme cultivé, à la recherche de nouvelles découvertes scientifiques. Et c’est finalement en grande partie grâce au travail de cet homme que le capitaine Jack Aubrey s’illustrera. Autre cliché absurde et irréaliste que l’on retrouve dans la plupart des films du genre mais que Peter Weir a évité, la belle aristocrate qui tombe amoureuse du capitaine. Dans Master and Commander, pas de femmes, tant pis pour le glamour mais tant mieux pour l’intrigue ! Enfin, saluons l’intelligence de Peter Weir qui ne propose pas une vision manichéenne avec les bons d’un côté et les méchants (ignobles, hideux et grimaçants) de l’autre. Voilà qui est très rare à Hollywood.

Master and Commander : the Far Side of the World
– USA (2003), de Peter Weir, avec Russell Crowe, Paul Bettany, Billy Boyd, James d’Arcy.






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dimanche 14 février 2010

Anything Else (2003)

Jerry Falk (Jason Biggs) mène une vie difficile. Et son problème est qu’il ne sait pas rompre. Rompre avec son agent (Danny De Vito), un incompétent qui lui subtilise une importante part de ses revenus, son psy qui ne lui est pas très utile, et surtout sa copine (Christina Ricci) avec qui il est loin de vivre une liaison idyllique. Mais sa vie change grâce aux conseils d’un curieux petit homme (Woody Allen), paranoïaque et un peu dangereux, avec qui il a de longues conversations.

Cette petite comédie légère est le meilleur Woody Allen depuis Tout le monde dit I Love You. Mais attention, ce n’est pas du grand Woody pour autant et on ne peut pas dire qu’on y rie beaucoup. Il s’agit simplement d’un bon petit film plaisant à regarder où l’on s’amuse de personnages complètement névrosés. Ce qu’il manque à Anything Else, c’est sans doute quelques bons gags et un acteur principal plus charismatique et plus doué. Car il faut bien avouer que Jason Biggs n’est pas à la hauteur du film et du casting (on est plus dans American Pie là). Et à le voir imiter Woody Allen, on le trouve même agaçant. Heureusement, sa partenaire Christina Ricci, est excellente, ce qui n’est plus une surprise depuis longtemps). A voir avant tout pour Mademoiselle Ricci donc.

Anything Else – USA (2003) de Woody Allen, avec Jason Biggs, Christina Ricci, Woody Allen, Danny De Vito, Stockard Channing, Fisher Stevens, Diana Krall.






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Un américain bien tranquille (2002)

Thomas Fowler est un journaliste britannique vieillissant qui se la coule douce au Vietnam avec une ravissante taxi girl du coin tout en regardant d’un œil cynique le conflit entre l’armée française et les rebelles communistes. Mais l’arrivée d’un jeune américain idéaliste va tout bouleverser : celui-ci s’éprend de la compagne du journaliste et semble mener un jeu bien trouble au sein du conflit vietnamien.

Phillip Noyce a réalisé un bien beau film malgré une absence de moyens évidente pour un film américain de ce genre. Il faut dire que peu de producteurs ont dû se précipiter pour financer ce film qui remet en question l’intervention américaine au Vietnam alors que les États-Unis traversaient une période de patriotisme exacerbé. Mais qu’importe, l’histoire est là et elle tient la route. Le scénario est fidèle à l’œuvre de Graham Greene même s’il ne parvient jamais à en restituer toute la profondeur. Dans ce drame politique mais aussi humain, l’interprétation est excellente. En particulier celle de Michael Caine qui montre une nouvelle fois toute l’étendue de son talent. Il a d’ailleurs récolté pour ce film une quantité impressionnante de récompenses ainsi qu’une nomination aux Oscars.

The Quiet American – USA (2002) de Phillip Noyce, avec Michael Caine, Brendan Fraser, Do Thi Hai Yen.






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Bronx à Bel Air (2003)

Peter Sanderson (Steve Martin) est un avocat fiscaliste, rupin et égoïste, qui vit dans une somptueuse résidence de Bel Air, le quartier résidentiel le plus chic de Los Angeles où les "negros ne viennent que pour tondre les pelouses". Seulement voila, Peter est divorcé et il commence à avoir besoin de compagnie. Heureusement il a réussi à obtenir un rendez-vous avec Charlene, la jolie blonde qu’il drague sur Internet pendant ses heures de travail. Mais patatra, voilà t-il pas que la blonde est en fait une noire bien ronde (Queen Latifah) venue du Bronx pour lui demander de l’aider à se disculper d’un vol dont on l’accuse à tord. L’intrusion de Charlene dans le monde de Peter Sanderson va bouleverser la vie de l’avocat.

Bronx à Bel Air est une comédie assez classique. Il s’agit du concept toujours aussi efficace consistant à faire entrer un individu dans un milieu qui n’est pas le sien. Il commet alors d’innombrables gaffes mettant les gens dans l’embarras avant de transformer leur vie en leur ouvrant de nouveaux horizons.

Tout l’intérêt du film vient des acteurs et là, les spectateurs seront servis. Steve "Eminem" Martin fait son numéro habituel de grimaces et de cabotinage, Queen Latifah qui le harcèle égale les meilleures performances de Whoopi Goldberg et les seconds rôles sont excellents : mention particulière à Eugene Levy dans le rôle du bon copain de Peter Sanderson, pervers et amateur de femmes rondes, et à la désopilante Joan Plowright dans le rôle d’une vieille héritière misanthrope.

Bringing Down the House – USA (2003) d’Adam Shankman, avec Steve Martin, Queen Latifah, Eugene Levy, Joan Plowright, Jean Smart, Missy Pile.






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Johnny English (2002)

Les services secrets britanniques sont en deuil, tous leurs agents ont trouvé la mort dans un terrible attentat. Tous sauf un : Johnny English, cantonné jusque là à des travaux administratifs. Il devra déjouer le plan machiavélique d’un milliardaire français décidé à s’emparer de la couronne britannique.

Cette énième parodie de James Bond avec cette fois-ci Rowan Atkinson, alias Mr. Bean, dans le rôle de l’agent secret tombe à plat. La faute n’en incombe pas à son interprète principal qui montre l’étendu de son répertoire de grimaces à la ravissante chanteuse Natalie Imbruglia dont c’est ici le premier rôle ou à John Malkovich dont l’accent français n’a rien à envier à celui de l’inspecteur Clouseau. Le problème vient du scénario simpliste et surtout de ses gags lamentables et souvent éculés. On est bien loin de la folie dévastatrice du fameux Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? de David Zucker.

Johnny English – Grande-Bretagne (2002) de Peter Howitt avec Rowan Atkinson, Natalie Imbruglia, John Malkovich, Ben Miller.






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Blue Crush (2002)

A Hawaï, une jeune as du surf se prépare à sa première grande compétition. L'occasion unique pour elle d'échapper à sa triste vie de femme de chambre dans un grand hôtel. La jeune fille est entourée de bonnes amies, d'un riche play-boy fou d'elle et de néo-primates bodybuildés et tatoués, censés incarner la belle communauté des surfeurs.

Blue Crush
est un film de sport sans surprises. Une athlète est douée mais manque de confiance en elle. Elle doit néanmoins saisir la chance qui lui est offerte de se distinguer. Rien de bien nouveau donc pour ce film pour ados qui flirte avec le roman-photo et le vidéo-clip. Seuls les inconditionnels de surf apprécieront peut-être ce film sans intérêt qui bénéficie de superbes images de glisse.

Blue Crush - USA (2002) de John Stockwell avec Kate Bosworth, Matthew Davis, Michelle Rodriguez.






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La Secrétaire (2002)

Sortie récemment d'un hôpital psychiatrique, une jeune déséquilibrée retourne vivre chez ses parents et entre dans la vie active en devenant la secrétaire d'un avocat quelque peu excentrique. Celui-ci prend en effet l'habitude de la fesser à chacune de ses erreurs et la jeune femme aimant cela, une relation sado-masochiste commence.

Voici un petit film indépendant bien surprenant. Ce qui surprend ce n'est pas tant le sujet que la façon dont il est traité. En effet, les films décrivant une relation sado-masochiste ne sont pas très courants mais ils sont tout de même assez nombreux. L'originalité de La Secrétaire vient du fait qu'il s'agisse là d'une comédie romantique. Ce film est donc avant tout une histoire d'amour enjouée avec un petit côté "conte merveilleux". On n'y retrouve pas les sentiments malsains, le sordide et l'inévitable drame final qui caractérisent les films traitant du SM.

Un film surprenant qui est porté par l'interprétation magistrale de ses deux acteurs principaux : le trop rare James Spader (Sexe, mensonges et vidéo, Wolf, Crash) et surtout l'étonnante Maggie Gyllenhaal dont c'est ici le premier rôle important et qui semble promise à une grande carrière.

Secretary
- USA (2002) de Steven Shainberg avec James Spader, Maggie Gyllenhaal, Jeremy Davies, Amy Locane, Lesley Ann Warren.






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