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dimanche 7 février 2010

28 jours plus tard (2003)

En sortant du coma, un homme découvre sa ville, Londres, déserte. Une épidémie de rage fulgurante a décimé la quasi-totalité de la population. Les très rares survivants s'organisent pour faire face aux attaques des enragés, de terrifiants zombies avides de les mordre.

Ce très curieux film britannique ressemble à ces films de fin du monde très prisés au début des années 70. On y retrouve le thème de la survie de l'espèce humaine après une terrible catastrophe et la même vision pessimiste de la société et des hommes.

Mais, dans sa conception le film est très actuel. Ainsi 28 jours plus tard est filmé en DV ce qui donne au film un petit air de documentaire. L'histoire assez peu crédible au départ parait alors très réaliste. Et dès lors qu'il y croit, le spectateur éprouve un sentiment de malaise. Un sentiment qui ne disparaît que pour laisser place à l'effroi lors des attaques des enragés. Ces scènes sont le plus souvent d'une violence inouïe à cause de leur soudaineté et du bruit assourdissant diffusé à ce moment là et qui contraste si bien avec l'insoutenable silence des autres scènes.

Un film d'horreur atypique, ce qui est très rare et vaut donc la peine d'être vu.

28 Days Later - Grande-Bretagne (2003) de Danny Boyle avec Cillian Murphy, Naomie Harris, Megan Burn.






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samedi 6 février 2010

Le Club des empereurs (2002)

Le Club des empereurs se déroule au lycée St. Benedict au début des années 70. Il s'agit d'un lycée à l'ancienne, destiné aux rejetons de l'élite américaine. Le personnage principal, interprété par Kevin Kline, y enseigne l'histoire Antique. C'est un idéaliste qui croit dur comme fer en sa matière que certains jugent désuète et inutile. Pour la nouvelle année scolaire, il a dans sa classe un élève arrogant et turbulent qui n'a pas du tout l'intention d'étudier. Malgré tout, le professeur est bien décidé à en faire un de ses plus brillants élèves...

L'atmosphère de ce petit film n'est pas sans rappeler les classiques du genre : Au revoir M. Chips et Le Cercle des poètes disparus. Malheureusement, Le Club des empereurs n'a rien de transcendant et c'est avec bien peu d'intérêt que l'on suit cette histoire dont le clou est une sorte de "Question pour un champion" spécial Antiquité qui permet de couronner, parmi tous les élèves de la classe, le "Jules César" de l'année.

On retiendra néanmoins que Le Club des empereurs a réussi à se démarquer de ses prédécesseurs grâce à son cynisme inespéré.

The Emperor's Club
- USA (2002) de Michael Hoffman avec Kevin Kline, Embeth Davidtz, Emile Hirsch, Patrick Dempsey.






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Auto Focus (2001)

La vie chaotique de l'acteur américain Bob Crane qui interprétait le sympathique Colonel Hogan dans la série TV Papa Schultz et qui fut retrouvé mort, assassiné, à la fin des années 70.

En France, Bob Crane n'est connu que pour sa prestation dans l'hilarante série TV Papa Schultz. Aux États-Unis, on se souvient également de lui pour sa vie dissolue et sa mort tragique. Drogué de sexe, il passait ses soirées dans les clubs de strip-tease et dans les soirées hollywoodiennes les plus dévergondées à la recherche de filles faciles. Une fois chez lui, il ne se gênait pas pour photographier et filmer ses ébats amoureux. Des mœurs douteux qui allait le conduire à la déchéance puis à la mort puisqu'il fut assassiné durant son sommeil en 1978.

Paul Schrader est un scénariste mythique des années 70. Ses scénarios y sont pour beaucoup mais il est aussi connu pour ses névroses et ses abus en tout genre. C'est sans doute la raison pour laquelle il a choisi de filmer la vie de l'étonnant Bob Crane. La fascination de Schrader pour son personnage principal est évidente et elle est communicative. Le cinéaste filme avec délectation cette lutte entre le bien et le mal bien vite perdue par l'acteur puis son inexorable descente aux enfers.

Et si le sujet est aussi prenant, c'est aussi parce que Paul Schrader a magnifiquement su recréer le Hollywood du début des années 60 (le générique du début au graphisme d'époque est une merveille et la reconstitution des tournages de Papa Schultz est réjouissante), des années flower-power, puis des 70s.

Autofocus est l'un de ces rares films que l'on peut voir plusieurs fois sans se lasser car ce qui importe n'est pas de savoir comment l'histoire va se terminer mais plutôt d'essayer de comprendre pourquoi ce sympathique acteur va se laisser entraîner dans les abîmes. Un film important que le temps n'effacera sans doute pas.

Auto focus - USA (2001) de Paul Schrader avec Greg Kinnear, Willem Dafoe, Rita Wilson, Maria Bello, Ron Leibman.






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Traqué (2002)

Un homme (Tommy Lee Jones) vit en ermite aux confins de l'Alaska. Dans le passé, il formait les commandos d'élite de l'armée américaine, leur apprenant à survivre en milieu hostile et à tuer. On vient le trouver pour aider le FBI et l'armée à traquer un de ses anciens élèves (Benicio Del Toro), auteur de meurtres particulièrement atroces.

Contrairement à ce que l'on pouvait craindre, Traqué n'est pas un sous-Rambo ou une énième enquête policière pour capturer un tueur psychopathe. Il faut dire que le film est mis en scène par le vétéran William Friedkin, réalisateur de L'Exorciste et de French Connection. Une valeur sure. Cela se voit à l'efficacité narrative du film : Friedkin n'a que très peu recours aux dialogues, il parvient à faire entrer le spectateur dans l'histoire et à lui faire comprendre la psychologie des personnages et tout ce qui les hante en quelques scènes d'action, au début du film. On retrouve aussi tout le savoir-faire de Friedkin dans une course-poursuite haletante, dans laquelle, Tommy Lee Jones suit Benicio Del Toro à la trace, tel un éclaireur indien dans les westerns d'antan. On est ici bien loin des insupportables histoires de profileur et de leurs sempiternelles théories sur les problèmes des tueurs psychopathes face à la sexualité et à la religion.

Autre aspect intéressant du film, Friedkin a évité tout discours moralisateur et est parvenu à rendre flou la frontière entre le bien et le mal grâce à des personnages attachant, éloignés des clichés habituels. Ainsi, Benicio Del Toro qui interprète le tueur est finalement assez sympathique. L'acteur joue sobrement sans rouler des yeux ou piquer des crises de folies furieuses à tout propos...). Le traqueur est, lui, tourmenté, tiraillé entre l'attachement qu'il éprouve pour le tueur qu'il a lui même formé et son devoir de le mettre hors d'état de nuire. On pense alors au Dr. Frankenstein dont la création est un monstre qu'il faut impérativement arrêter. On pense aussi à des histoires vraies comme celle du tireur d'élite embusqué qui abattait les citoyens de Washington en pleine rue peu de temps avant le tournage de ce film, puisque comme le rappelle Friedkin, les Etats-Unis sont les plus grands créateurs de monstres.

The Hunted - USA (2002) de William Friedkin avec Tommy Lee Jones, Benicio Del Toro, Connie Nielsen, Robert Blanche, Ron Canada.






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samedi 30 janvier 2010

Sex fans des sixties (2002)

Suzette (Goldie Hawn) et Lavinia (Susan Sarandon) étaient de jeunes groupies qui suivaient les musiciens de rock et ne vivaient que pour le sexe, la drogue et le rock’n’roll. plus de vingt ans après, Suzette, qui n’a pas beaucoup changé, part retrouver son amie Lavinia, s’entichant en chemin d’un écrivain angoissé en panne d’inspiration (Geoffrey Rush). Mais mauvaise surprise, Lavinia est devenue une respectable mère de famille, snob, ennuyeuse et psychorigide qui ne veut surtout pas que son mari et ses deux filles découvrent son passé exubérant. Suzette n’aura alors de cesse que d’aider Lavinia à retrouver sa vraie personnalité.

Sex fans des sixties est une bonne surprise. Cette petite comédie sans prétention brille par l’interprétation de ses acteurs. En effet, si le réalisateur Bob Dolman se contente d’appliquer à la lettre les règles de la comédie américaine en faisant parfois preuve de maladresse (l’atroce discours moralisateur à la fin du film), les actrices Goldie Hawn et Susan Sarandon, mais aussi le toujours excellent Geoffrey Rush, ont visiblement pris beaucoup de plaisir à tourner ce film et cela se sent. Ils parviennent à transformer cet honnête divertissement en un véritable moment de bonheur et de drôlerie. Et gageons que la fameuse scène de la « rock-cock-collection » restera dans les annales.

The Banger Sisters – USA (2002) de Bob Dolman avec Goldie Hawn, Susan Sarandon, Geoffrey Rush, Erika Christensen, Robin Thomas, Eva Amurri.






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Les Aventures de Mr. Deeds (2002)

Pur et généreux, Longfellow Deeds vit dans un petit bled campagnard, au fin fond du New Hampshire. Il apprend un jour qu'il vient d'hériter de la fortune colossale d'un vieil oncle qu'il ne connaissait pas et se rend à New York pour effectuer les démarches administratives nécessaires. Mais il trouvera sur son chemin des hommes d'affaires décidés à l'escroquer, une charmante journaliste mal intentionnée et une multitudes de snobinards cyniques prêts à l'humilier.

Que vous ayez vu ou non la première version de Mr.Deeds (L'Extravaguant Mr. Deeds de Frank Capra) n'y changera rien, vous aurez forcément l'impression d'avoir déjà vu ce film des dizaines de fois, tant ses différentes péripéties ont été maintes fois vues ailleurs. Mr. Deeds n'est pas à proprement parlé un mauvais film, c'est simplement un film que l'on voit et que l'on oublie vite. Il y a pourtant un élément que l'on retiendra de ce remake, la jubilatoire prestation de John Turturo, digne d'un Peter Sellers, dans le rôle d'un majordome portoricain fétichiste des pieds. En quelques scènes, John Turturo vole la vedette aux stars du film, Adam Sandler et Winona Ryder, empêtrées dans leur love story éculée.

Mr. Deeds - USA (2002) de Steven Brill avec Adam Sandler, Winona Ryder, John Turturo, Peter Gallagher, John McEnroe (le vrai !).






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Le Vaisseau de l'angoisse (2002)

Des chasseurs de trésors découvrent un paquebot porté disparu en 1962. A l'intérieur se produisent des phénomènes étranges et même très inquiétants...

Les films d'horreur sont généralement navrants mais, à peu près une fois tous les cinq ans, sort un petit bijou de perversion et de sadisme qui enchante et dont on parle ensuite avec émotion pendant longtemps. Le Vaisseau de l'angoisse commence très fort. Nous sommes en 1962 à bord d'un merveilleux paquebot italien et, sur le pont, des couples glamour valsent, bercés par la voix langoureuse d'une ravissante chanteuse. A ce moment là, un câble se tend, rompt et traverse le pont en un éclair, coupant en deux le corps des danseurs, qui meurent dans d'atroces souffrances alors que l'on peut lire l'effroi et l'incrédulité dans leur regard. Horrifié, on trépigne d'excitation en se disant que, cette fois, on a peut-être bien fait de venir.

La suite du film se déroule 40 ans plus tard. Une équipe de casse-cou spécialisés dans le renflouement des épaves part à la recherche du paquebot italien jamais découvert. Ils le retrouvent vite et croient en leur bonne étoile lorsqu'ils tombent sur une cargaison d'or. Mais c'est alors que les fantômes s'en mêlent. Les casse-cou perdent leur sang-froid, ils s'engueulent, se battent un peu et meurent chacun leur tour. Hélas, le réalisateur à beau copier les effets de Shining (l'apparition du fantôme de la petite fille, les flots de sang qui se déversent, le navire qui reprend vie le temps d'une scène ou deux), il est bien incapable de faire peur. Il doit s'en apercevoir car il fait alors intervenir le diable en personne et là, le film devient navrant.

Ghost Ship - USA (2001) de Steve Beck avec Julianna Margulies, Ron Eldard, Desmond Harrington, Gabriel Byrne, Isaiah Washington.






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Séduction en mode mineur (2002)

Oscar est un adolescent de 15 ans passionné de littérature et notamment de Voltaire, autant dire un extra-terrestre pour ses camarades. Mais il n'en souffre pas et les filles de son âge l'indiffèrent. Oscar fantasme sur les femmes mûres et plus particulièrement sur Eve, sa ravissante belle-mère, interprétée par Sigourney Weaver. Mais après une soirée trop arrosée, c'est dans les bras de Diane, la meilleure amie d'Eve, qu'il finit la nuit...

Voilà le point de départ d'une intrigue qui n'est pas sans rappeler celle du Lauréat de Mike Nichols auquel le film fait ouvertement référence. Mais la ressemblance entre les deux films ne s'arrête pas là car comme Le Lauréat en son temps, Séduction en mode mineur est une petite comédie drôle, subtile et émouvante sur laquelle souffle un vent de liberté. Et pour cause, on ne retrouve pas dans ce film tous les poncifs des comédies hollywoodiennes actuelles : la love story aussi stupide qu'improbable, la succession de rebondissements attendus, les jeunes premiers choisis dans des pubs pour shampooings et les hits mielleux ou punk rock à la chaîne pour donner un style aux films qui en manquent. Séduction en mode mineur n'a pas besoin de tout cela, le talent de ses créateurs suffit. Les scénaristes ont écrit un script subtil et plein d'esprit que le réalisateur a filmé, caméra numérique à la main, en quatorze jours seulement et que les acteurs ont interprété avec une remarquable justesse. Gary Winick a été justement récompensé du prix de la meilleure mise en scène au festival de Sundance pour ce film.

Tadpole - USA (2002) de Gary Winick avec Aaron Stanford, Sigourney Weaver, Bebe Neuwirth, John Ritter, Robert Iler.






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Meurs un autre jour (2002)

James Bond part à la recherche d'un terroriste nord-coréen en possession d'une arme de destruction massive.

Les temps sont durs pour James Bond. Sa nouvelle aventure commence en Corée où, prisonnier, il est torturé par de sadiques geôliers. Il ne s'en sortira que grâce à un échange de prisonniers sur un pont, comme au bon vieux temps de la guerre froide. Hagard, il arbore une grande barbe, de longs cheveux et porte des guenilles. Lui qui avait su rester d'une élégance irréprochable durant les périodes hippie et grunge, ressemble là au pire des clodos. Et son cauchemar ne s'arrête pas là, équipé d'une voiture invisible et d'une montre qui peut briser le verre, on l'envoie dans une sorte de jeu vidéo avec pour mission d'éliminer deux ignobles coréens, génétiquement modifiés à Cuba. L'un deux, le chef , a conçu une arme de destruction massive et maîtrise des courants électriques surpuissants avec la même dextérité que le redouté empereur dans Le Retour du Jedi. James est tellement déboussolé qu'il en perd sa libido. Il se contente juste de deux petits coups vite faits, sans conviction, pour ne pas faillir à sa réputation. Comme il a l'air de regretter le temps de la guerre froide et des belles espionnes russes du KGB !

Die Another Day - USA (2002) de Lee Tamahori avec Pierce Brosnan, Halle Berry, Toby Stephens, Rosamund Pike, Rick Yune, John Cleese, Judi Dench, Michael Madsen, Madonna.






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dimanche 17 janvier 2010

Inside Deep Throat (2005)

Ce documentaire conte l’histoire du film Gorge profonde (Deep Throat), son tournage, son succès, puis la polémique et la bataille politico-judiciaire qui ont suivi. L’histoire d’une révolution hollywoodienne manquée.

Deep Throat
, c’est l’histoire d’un coiffeur pour dames qui décide de filmer des pornos, par jeu et par rébellion plus que par intérêt. Un film artisanal, une histoire absurde, un brin comique, un scénario bâclé. Rien de révolutionnaire a priori sauf que cela se passe en période de libération sexuelle et de crise politique. Le film fonctionne bien et il est dans l’air du temps. On parle de porno chic. Tout le monde va le voir, même des célébrités comme Jackie Kennedy. Mais ce n’est pas du goût de la droit chrétienne bien décidée à faire interdire ce film tout en faisant parler d’elle. Deep Throat devient alors un sujet de débat national. Les libéraux volent à la défense du film arguant que censurer une œuvre d’art est inconstitutionnel.

C’est cette bataille judiciaire et médiatique qui est au cœur de ce documentaire bien rythmé. On peut y voir des témoignages d’époque mais aussi des témoignages recueillis a posteriori. Les intellectuels (Gore Vidal, Norman Mailer) et les pornographes (Larry Flynt, Hugh Hefner) nous racontent l’importance de ce film à l’époque, les puritains racontent leur horreur et leur combat contre le Mal, alors que les cinéastes avouent que c’est en tournant ce genre de film qu’ils faisaient leurs premiers pas (Wes Craven, John Waters…). Quant aux protagonistes (réalisateurs, acteurs, producteurs, diffuseurs), ils racontent leurs anecdotes de tournage le sourire aux lèvres avant de montrer leur incompréhension devant la tempête qu’ils ont déclenché (poursuites judiciaires, persécutions, déchéance). Difficile de ne pas être fasciné par toute cette histoire mais aussi par le rêve fou de ce réalisateur qui avait dans l’idée de révolutionner le cinéma en introduisant des scènes pornos dans les films ordinaires. Un rêve qui, apprend-on, aurait bien pu se réaliser, si la droite chrétienne relayée par les féministes, n’avait pas tué dans l’œuf cette révolution cinématographique.

Inside Deep Throat - USA (2005) de Fenton Bailey et Randy Barbato, avec Dennis Hopper (narrateur).






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